REFLEXION

DEVANT LES INAUGURATIONS EXPOSEES A LA DEGRADATION : Le développement économique à travers la région : un impératif



DEVANT LES INAUGURATIONS EXPOSEES A LA DEGRADATION : Le développement économique  à travers la région : un impératif
Quand on évoque Sidi-Bel- Abbès, on pense indéniablement à la Mékerra, aux plaines céréalières mais aussi et surtout aux bâtisseurs de la ville. Les entreprises de construction Hasnaoui, Bou Abdellah, sarl MGR, Sarl Belabbèsienne, batter, etc… qui ont bâti une solide réputation par les nombreuses réalisations de largement foisonnant autour de la ville et dans de nombreuses localités de la wilaya. En effet, la wilaya de Sidi Bel Abbés fut la seule au niveau national à avoir pris à bras le corps l’épineux problème de l’habitat. Aussi le parc immobilier est évalué à plus de 80.000 logements dont près de la moitié concentrée au chef-lieu, où la nouvelle formule ( LSP) a enregistré des résultats positifs, à plus d’un titre. Et on est même persuadé qu’elle est la solution idoine à la crise du logement. D’autre part dotée d’un potentiel industriel des plus attractifs avec les importants complexes de l’industrie électronique, de machinisme agricole et d’une zone industrielle constituée d’un chapelet de petites et moyennes industries, elle s’ingénie à rétablir la vocation agricole de cette zone. Aussi, comme pour prendre une revanche sur l’industrie envahissante de ces vingt dernières années, le secteur de l’agriculture tente de retrouver sa place dans l’économie de la région. Et la production a atteint, selon les spécialistes en la matière, le stade de l’auto suffisance et elle se permet même d’exporter ses produits vers les wilayas limitrophes comme celle d’Oran, grande consommatrice. Par ailleurs, de par sa position, à cheval entre le nord et le sud, une vaste parité de la wilaya est désertique en étant également une région pastorale par excellence. Et ses ressources en eau sont quasi nulles, car il n’y a pas de barrage ou de retenues et les quelques 40.000 mètres cubes de pluie qui se déversent annuellement sur la région, lui échappent totalement, les programmes de forage ou d’adduction à partir de chett chergui » et du barrage « sarno » n’ont apparemment pas encore donné les résultats escomptés. Objectivement, il reste beaucoup à faire dans certains domaines comme la santé, les routes, l’électrification rurale, etc. A vocation agro-pastorale, la wilaya de Sidi-Bel-Abbés qui représente un pôle agricole stratégique pour l’Ouest du pays, s’étend sur un superficie globale de 915.000 hectares comprenant administrativement une quinzaine de dairas et 52 communes. Son relief se décompose en trois grands ensembles naturels physiques : la zone steppique située au sud ( 40%), ; celle des plaines d’Est en Ouest ( 35%) et montagneuse regroupant l’extrême nord de la wilaya ( 25%). Ces grands ensembles forment à leur tour, cinq sous ensembles, à savoir, la steppique, les hautes plaines du Telagh, celle de Sidi-Bel-Abbés ( nord), les monts du Tessala et des Béni Chougrane et enfin ceux de Dhaya au nord. Au chapitre de l’agriculture, le nord de la wilaya qui enregistré une plus grande pluviométrie (entre 200 et 400 millimètres par an par rapport au Sud, bénéficie ainsi d’une meilleure production des différentes cultures. Le secteur agro- pastoral qui caractérise la wilaya de Sidi-Bel-Abbés, se distingue en deux grandes zones : le nord pour l’agriculture et le sud pour le pastoralisme. La SAU couvre 356.500 hectares, une nappe alfatière( 153.390 hectares) et avec un taux de 57% de la surface agricole utile, les cultures des céréales occupent la plus grande partie des étendues fertiles. Tandis que les autres cultures se répartissent entre les Arbres fruitiers ( 2%) le vignoble ( 2%) et le maraîchage ( 1%). L’élevage, autre vocation de la région, prédomine au niveau des zones pastorales du sud où la production laitière est en plein essor et dépasse les 28 millions de litres par an, soit 30% de la production nationale. A signaler que 60% de la population active de la wilaya tire ses revenus du secteur agricole, ce qui dénote de la nécessité impérative de redynamiser cette activité rentable. Aujourd’hui que la situation sécuritaire s’est pratiquement normalisée, les responsables de la wilaya de Sidi-Bel-Abbès tentent de développer le secteur agricole en opérant, en premier lieu, au retour des agriculteurs vers leurs terres en créant les conditions adéquates pour les maintenir sur place. Parmi ces actions, la formule qui a manifesté le plus de satisfaction auprès des agriculteurs, est cette grande opération d’introduction de techniques nouvelles notamment celle du système d’irrigation du goutte à goutte à l’échelle de la wilaya pour la pomme de terre, les arbres fruitiers et la vigne engageant une enveloppe financière assez importante dépassant les 250 millions de dinars environ. Enfin, il faut souligner dans cette optique que l’introduction de ces nouvelles techniques permettra une meilleure exploitation des ressources hydriques, une amélioration caractérisée de la production agricole (donc une baisse des prix à la vente), une augmentation des offres d’emploi en aval comme en amont de l’activité (techniciens du secteur, distributeurs, fellahs, etc…). Ainsi qu’un accroissement du chiffre d’affaire de l’agriculteur. Cette expérience pilote tentée dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbés suscite d’ores et déjà, l’adhésion des fellahs concernés et la réussite de cette ambitieuse opération dépendront des prochains programmes de développement agricole des autres régions du pays.

Mehdi Kada
Jeudi 10 Juin 2010 - 00:01
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