REFLEXION

DEVANT LA RARETE DU POISSON : Les armateurs changent d’activité à Oran

C’est la conséquence de la rareté du poisson, qui au fil des ans, le poisson frais est devenu un produit de luxe à Oran. Résultat: Les poissonniers se rabattent sur d’autres métiers. Depuis plusieurs semaines, les consommateurs ont bien remarqué l’envolée des prix du poisson, surtout la sardine. «C’est la période de la reproduction, alors l’offre est loin de satisfaire la demande. Ajouter à cela le mauvais temps, et la boucle est bouclée !» affirme un poissonnier.



En effet, la sardine est cédée entre 400 et 500 DA/kg, une hausse vertigineuse par rapport aux prix d’été. Face à la pénurie et la hausse des prix, plusieurs poissonniers ont changé d’activité : «c’est vrai, j’ai changé d’activité à cause de la hausse des prix et la mauvaise qualité du poisson disponible surtout la sardine, le poisson le plus prisée par la plus grande frange de consommateurs et les gargotiers. Comme vous constatez, je vends des fruits de saison.» confie G.B, poissonnier de longue date. Cependant  durant ces derniers jours, on a boosté la consommation des fruits de saison. Une bonne affaire pour les commerçants. «Les fruits sont élevés mais que voulez-vous qu’on y fasse ? Personnellement j’achète un fruit par jour pour les enfants, généralement des oranges.» avoue une mère de famille. Quant aux poissons de luxe, les crevettes, les poissons blancs et les crustacés, les quantités limitées disponibles au marché de poissons de la Bastille, n’attirent plus les consommateurs vu les prix affichés : «Je n’ai pas les moyens d’acheter un kilogramme de crevettes bien que l’envie me tente.» nous dit un jeune médecin. Oran, jadis lieu privilégié de la consommation de poissons avec sa pêcherie et ses restaurants, semblent avoir perdu cette vocation. D’ailleurs, la plupart d’entre eux ont baissé le rideau. Certains, en revanche, résistent mais ils ont vu leurs chiffres d’affaires sensiblement diminuer. Pourquoi une telle situation ? «D’abord le manque de moyens de pêche, puis la filière a perdu un grand nombre de professionnels à cause de l’anarchie qui prévaut dans le secteur mais aussi de la multitude de problèmes non résolus» peste un ancien pêcheur transformé en poissonnier. Le ministère de la pêche compte beaucoup sur l’élevage de poissons pour une rentabilité réelle et une offre acceptable aux consommateurs. Plusieurs projets sont en cours de réalisation à El Bahia. De son côté, l’institut de pêche d’Oran offre une formation pour combler le déficit. 
 

Medjadji H
Dimanche 3 Février 2013 - 10:10
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Oran
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