REFLEXION

DEVANT L’INCONSCIENCE DES POUVOIRS PUBLICS : Tiaret se ruralise

Première capitale musulmane dans l’Afrique du Nord, première capitale de l’Etat algérien moderne où a vécu le célèbre Abderrahmane IBN KHALDOUN mérite beaucoup mieux de ce qu’elle est.



DEVANT L’INCONSCIENCE DES POUVOIRS PUBLICS : Tiaret se ruralise
Tiaret  était une  cité  depuis  longtemps, elle ne doit pas  perdre son aspect citadin. Malheureusement l’urbanisation moderne a fait de Tiaret une agglomération rurale  avec  la bénédiction des représentants  du peuple. Nous  voulons une  ville propre avec  un urbanisme  moderne qui répond  aux normes exigées pour la  vie  en collectivité qui offre un cadre  de  vie  agréable aux habitants. La salubrité publique, l’esthétique publique  et la  tranquillité publique  constituent la mission principale  de l’administration. Apparemment les  services  publics  négligent, ou font semblant de négliger cette mission qui est d’une grande importance  pour  la  vie  des citoyens en communauté. En ce qui  concerne  le rôle de l’administration dans la gestion  des affaires courantes,  un citoyen déplore « Tiaret   s’écroule sous les  ordures.  On ne trouve pas un quartier dans un état de propreté voulu, malgré la disponibilité des moyens. Ce qui est  regrettable, c’est  ce comportement rural dans  une  cité, ces couples lettrés qui balancent leurs sachets par les  fenêtres.  Le locataire ne nettoie pas  devant chez lui, mais il impute tout  à l’absence des élus. Effectivement L’APC est dissoute, mais  les  services  publics  de la commune existent et leurs activités  continuent ». Pire encore, Le manque d’entretien  du siège  de l’APC  dénote  la  carence, l’indifférence voire le  je-m’en-foutisme des responsables gérant la ville  de  Tiaret. Si le  citoyen s’abstient  d’accomplir  ses  devoirs et se contente uniquement de revendiquer   ses droits, il est du devoir des commis  de l’Etat d’intervenir pour  appliquer les  lois de la  République, et  surtout ceux dépositaires de l’autorité  de l’Etat. Dans le même contexte il ajoute « Tout un quartier  plonge  dans  l’obscurité par manque  d’éclairage public, les poteaux  existent depuis l’ère coloniale, leur fonctionnement incombe aux services de la  commune. Ses ruelles devenues un  véritable marché de fruits  et légumes hors normes au vu et au su de tous. Les marchands laissent  chaque soir des tas  d’ordures que  les  éboueurs refusent de ramasser et leur volume   augmente chaque jour.  Tiaret ne fait  sa  toilette, qu’avec  les  visites  des hauts  responsables, là je me permet, en tant que  citoyen, d’inviter le président  de la  République  à visiter Tiaret ».  Le  silence  observé devant cette  situation inquiétante montre l’indifférence caractérisée de tout un chacun. Nul n’est responsable, de pareilles situations, même les  pouvoirs publics  sont  irresponsables  de ce qui se passe. Nous  vivons un vrai drame au lieu d’un « dream ». ajoute-il. Abordant le  sujet de la jeunesse et les postes  d’emploi c’est parler  de l’injustice sociale et ses causes. C’est parler  de la  corruption et  du clientélisme c’est parler de l’exclusion pure  et simple. Le  défilement des responsables devant la justice en est l’exemple le plus illustrant. Tous les jeunes rêvent d’un voyage  au delà  de l’autre rive pour vivre sous  un ciel plus  clément et  fuir cette situation dont ils  ont une part de  responsabilité.  Ils trouvent que la criminalisation de la virée vers l’Europe n’est  d’aucune utilité, celui qui ne craint pas la mort, il n’aura pas  peur  de la  prison. Ils tiennent à rester  dans leur pays, mais  avec une citoyenneté spoliée dans le  grand jour, ils  préfèrent l’aventure quitte à laisser  leur vie. En ce qui  concerne le  droit  d’informer, «  vraiment c’est décevant mais il faut le dire. Avec une presse domestiquée  et une société  civile  bien nourrie qui cohabitent  dans  des « taudis », Il ne faut pas s’attendre à une sensibilisation des citoyens.  Des journaux  indépendants hébergés  dans des locaux de l’administration deviennent  dépendants et  ne pourront pas  accomplir  leur devoir d’informer. Ils  se  contentent de faire des  éloges  aux  différentes   autorités. Où est le  devoir d’informer ? Où en est  la liberté d’expression ? »  S’interroge notre interlocuteur. Les  différentes institutions  administratives se  sont fait  des textes qui leurs vont à merveille ; les  responsables fixent une  journée  pour recevoir les  citoyens pour  n’importe quel motif, aussitôt cette  journée  devient celle consacrée  aux  réunions de travail. De cette  manière un administré parcoure des  centaines  de kilomètres pour être reçu par  le planton qui l’informe  que le  directeur  est en réunion et qu’il doit revenir  la  semaine prochaine. Quant au traitement  des dossiers déposés,  il faut  revenir  plusieurs fois et ainsi perdure la  souffrance  du citoyen. Pire  encore, les  atteintes aux droits  constitutionnels  des  citoyens ; de quel droit les  services  de l’état civil exigent-ils  la  carte  d’électeur pour la  constitution des dossiers  administratifs ? Les erreurs sur les différents écrits de l’état civil  font souffrir  le  citoyen par  les rectifications par jugement des erreurs dont seuls les agents de l’état civil sont responsables. Comme partout d’ailleurs, d’autres  problèmes perturbent la vie quotidienne du citoyen. Le  fonctionnaire  travaille tout un mois, pour percevoir  son salaire, il doit subir pendant des semaines le manque  de fluidité. L’humeur de l’agent provoque  des fois des coupures  du réseau, et  Le  citoyen doit attendre le  temps  qu’il faudra pour en prendre conscience.  L’élite de la population  de la  ville de   Tiaret est interpellée à se mobiliser dans  le souci de sensibiliser les citoyens  sur le civisme et la vie citadine et  faire  éveiller les consciences pour  que le  citoyen puissent accomplir  ses  devoirs  et assurer  l’exercice  de ses droits, conclut le même citoyen.

Fayçal
Mardi 21 Décembre 2010 - 10:31
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