REFLEXION

DEUX NIGERIANS SE FONT PASSER POUR LES FILS D’UN GENERAL : Un médecin entraîné dans une affaire de faux billets de banque à Oran

Le juge d’instruction auprès de la 5ème chambre, près le tribunal correctionnel de Djamel Eddine, Oran, a eu à traiter, avant-hier, un dossier sur une affaire liée à un dangereux réseau de faussaires, de nationalité nigériane. Parmi les personnes impliquées, un médecin légiste exerçant au niveau de l’hôpital 1er Novembre. Il s’agit du dénommé (GH.M), âgé de 35 ans, qui a été accusé de ne pas avoir dénoncé deux jeunes du Nigéria qui ont déposé chez lui un sac contenant de faux billets de banque et lui ont fait croire que leur père est un général, qui a été tué par des terroristes au Nigeria, et qu’ ils ont fui en Algérie pour étudier et pour assurer leur avenir.



Les faits de cette affaire remontent à la fin du mois lorsque le suspect  a reçu un message écrit par e-mail par une dame nigériane qui lui a expliqué qu’elle avait été victime par une attaque terroriste qui a entraîné la mort de son mari, un général, au Nigeria, et ses deux fils Ibrahim et Abou Bakr sont prétendument menacés de mort par les mêmes personnes et qu’elle désire les mettre à l’abri chez lui,  et après deux semaines, les deux jeunes hommes se sont pointés au domicile du médecin à Hai « Zitoune »,  où leur apparence extérieure donnait vraiment l’air d’être des personnes respectueuses et augustes,  à travers leur conversation, où elles ont laissé chez lui un sac, tout en lui promettant qu’il  sera récupéré dès leur retour d’Alger où ils vont se rendre afin de compléter les procédures  relatives à leur inscription pour avoir accès à des études. Mais pour mettre le suspect en confiance, ils lui, ont demandé que le sac comporte une somme importante d’argent qu’ils ont réussi à  ramener avec eux du Nigéria,  pour assurer leur avenir. Mais à sa grande surprise, le suspect a découvert après l’ouverture du sac, qu’il contenait des billets de banque réservés à la contrefaçon,  du dinar et la catégorie des billets de banque en euro. Stupéfait, le mis en cause prend sa voiture de  tourisme de type « ATOS », et tente de les rattraper après qu’ils se sont échappés, mais pour se mettre à l’abri, le mis en cause abandonna le sac en pleine rue, qui a été récupéré par les jeunes du quartier qui ont avisé immédiatement les services de sécurité qui se sont rendus sur les lieux et ont commencé une enquête sur cette affaire, notamment après avoir pris note du  numéro de série du véhicule. Mais deux  mois après l'incident, l’enquête a identifié le propriétaire de la voiture, qui leur a expliqué qu'il l’avait acheté auprès d’un médecin qui a été arrêté et déféré devant la justice qui l’avait auditionné, et accusé de délit de non dénonciation d’un crime. En audience, l’accusé a reconnu tous les faits qui lui sont reprochés, en déclarant qu'il n’était pas au courant qu’il s’agissait d’un réseau criminel dangereux, avant que le représentant du parquet général, ne requiert  une année de prison ferme, alors que le juge d’instruction a reporté le verdict final au mois prochain.

Touffik
Samedi 2 Mai 2015 - 18:04
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Oran
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