REFLEXION

DETTES DES AGRICULTEURS : Bouteflika promet l'effacement, le ministre veut le rééchelonnement



DETTES DES AGRICULTEURS : Bouteflika promet l'effacement, le ministre veut le rééchelonnement
En février 2009 le chef de l'État lors d'une discours prononcé à Biskra a décidé d'effacer la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s'élève actuellement à 41 milliards DA . Cette dette sera rachetée par le Trésor public et de ce fait, les banques doivent cesser, dès ce jour, toute démarche pour le recouvrement de leurs créances auprès des agriculteurs et des éleveurs».à annoncé le président de la république. Ainsi Pour la promesse présidentielle, «Le dossier est clos», a estimé Rachid Benaissa, ministre de l’Agriculture et du développement rural, lundi 18 octobre, lors d’un point de presse. Le président s'était engagé à effacer la totalité des dettes et ordonné aux banques de cesser les opérations de recouvrement. Tant pis pour la promesse présidentielle. En revanche, le ministre n’a pas révélé le nombre d’agriculteurs qui seront concerné par cette mesure encore moins le montant globale de la dette à rééchelonner. Rien que pour les oléiculteurs, implantés pour la plus parts en Kabylie, leur dette est évaluée à 700 milliards de centimes (95 millions de dollars). Décidée par le Président de la république en février 2009, l’opération d’effacement de la dette contractée par les agriculteurs auprès des banques a déjà permis d’effacer près 37 milliards de DA (500 millions de dollars) sur les 41 milliards (561 millions de dollars) représentant le montant global de la dette, a rappelé Benaissa. Divergences sur le nombre d'agriculteurs bénéficiaires Plus de 77 000 agriculteurs en étaient concernés. En février 2009, le président s'était engagé à effacer l'ensemble de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui seraient ainsi rachetées par le trésor public. Les critères pris en considération par le ministère des Finances qui chapeaute ce dossier ont touchent uniquement les agriculteurs et les éleveurs ayant subi des pertes financières dues à la sécheresse. La disposition exclut ainsi les investisseurs, dont les aviculteurs et les propriétaires de chambres froides et d’huileries parce que «ces activités ont bénéficié de subventions de l’Etat à hauteur de 40% par exemple pour les opérateurs ayant installé des huileries», a argué le ministre. Ce n’est pas le seul point d’achoppement. En mars 2009, les divergences sur le nombre d’agriculteurs bénéficiaires de l’effacement ont éclaté au grand jour. Si les services du ministère de l’Agriculture ont avancé le chiffre de 110 000 agricultures, l’UNPA avait donné le chiffre de 175 000, soit plus de 65 000 de plus par rapport aux statistiques du département de Rachid Benaïssa. L’Office nationale des terres agricoles, nouvellement crée pour assurer la gestion et l'octroi de cessions des terres agricoles relevant du domaine privé de l'État, a réceptionné 20 000 demandes portant changement de statut : passage du droit de la jouissance vers celui de la concession, selon le ministre. Depuis le 15 août dernier, date de l’adoption du nouveau texte de loi, les exploitants de terres agricoles privés relevant du domaine public de l'État disposent d’une durée de 18 mois afin de s’y conformer, a rappelé l’orateur. Régies par l’ancienne loi 87-19 du 18 décembre 1987, les terres agricoles seront désormais gérées par le régime de la concession. D’une durée de 40 ans, ce nouveau régime de gestion touchera 200 000 exploitants agricoles. «Ce nombre de dossiers reçu par l'ONTA confirme le retour en force de agriculteurs», s'est enthousiasmé Rachid Benaissa. Ce n’est pas le cas du secrétaire général de l’UNPA, Mohamed Aloui, député FLN (parti au pouvoir). «La justice n’a pas toujours tranché dans les conflits opposants des copropriétaires sur beaucoup de terres agricoles. Nous avons remarqué l’absence d’un recensement exhaustif sur les exploitations objets de détournements. Nous attendons la publication des textes d’application», a-t-il tonné.

Ismain
Mercredi 20 Octobre 2010 - 00:01
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