REFLEXION

DETERIORATION DU CADRE DE VIE A HAI ELLOUZ : Les habitants interpellent le wali d 'Oran

Les habitants de la cité Haï Ellouz, un quartier à la sortie ouest d’Oran, connu chez les vieux oranais par son appellation coloniale ‘’Les Amandiers’’, disent souffrir le martyre à cause de la détérioration de leur cadre de vie.



Dans une lettre qu’ils ont adressée au wali, les délégués du quartier dépeignent une situation des plus déplorables. Pour eux, les immeubles de leur cité « sont dans un état catastrophique à cause du manque d’entretien alors qu’ils payent des charges à l’office du logement. » Selon ces délégués, la plus récente opération d’entretien date des années 1980. En outre, ajoutent ces derniers, « notre cité n’a bénéficié d’aucun aménagement à l’instar du reste de la ville où certains quartiers ont la chance de voir les élus et l’OPGI s’occuper d’eux plus qu’à leur tour ». Haï Ellouz qui a perdu, en chemin, ses douces amandes, a hérité des décharges qui en découlent puisque, notent les habitants, « il compte (le quartier) aujourd’hui plusieurs décharges sauvages ». Sur le plan santé, les habitants reprochent aux responsables de les priver d’un nécessaire dispensaire. Ce manque se fait criant au regard de la forte concentration de la population à laquelle se sont ajoutés les habitants des constructions illicites. D’autre part, le quartier étant habité par un fort taux de chômeurs et d’inactifs potentiels, cela n’a pas manqué d’avoir de fâcheuses conséquences sur la démographie qui, en galopant, a imprimé ses gros sabots aux réseaux d’assainissement qui sont devenus obsolètes, car sous-dimensionnés, ce qui cause les débordements des regards et les rejets à ciel ouvert. En outre, soulignent les représentants du quartier, le réseau des eaux pluviales est également inexistant ce qui, en période hivernale, cause d’énormes dégâts aux immeubles du fait d’un drainage superficiel. S’agissant des infrastructures de loisirs, on déplore l’existence d’un seul et unique stade, utilisé par les sportifs de tout le quartier. Un stade qui, de plus, se trouve dans une situation de dégradation avancée et n’est même pas clôturé. L’absence d’espaces verts et d’aires de jeux constitue également une source de frustration pour les habitants du quartier et surtout pour les enfants qui sont exposés à tous les dangers, soulignent les responsables du comité du quartier des Amandiers. A la lumière de tous ces manques et ces « omissions », les habitants en appellent au nouveau wali ainsi qu’à toutes les autorités locales pour une prise en charge « effective et immédiate » de leur cité qui « se détériore de plus en plus ». A commencer par la relance du projet pilote d’extension des appartements de la cité, lancé par les pouvoirs publics avant d’être interrompu.

Medjadji H.
Mercredi 25 Décembre 2013 - 17:50
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Oran
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