REFLEXION

DES REALISATIONS MAIS BEAUCOUP RESTE ENCORE A FAIRE : Tissemsilt se cherche dans un milieu moribond

Un vibrant hommage a été rendu au wali partant par une bonne partie des habitants de la wilaya de Tissemsilt et n’ont pas manqué de lui devoir une fière chandelle pour les efforts déployés durant moins de cinq ans aux commandes de la wilaya (2010-2015) et plus exactement depuis le 30 septembre 2010 et c’est ainsi, qu’à tout seigneur, tout honneur.



Ils disaient que son acharnement et son obstination au travail ont été payants dans la mesure où il a été derrière la réalisation de plusieurs projets importants et structurants permettant ainsi l’attractivité et à même de booster l’investissement, on peut citer : le projet de l’extension du centre universitaire, la réalisation d’une ligne de chemin de fer (travaux en cours),  un programme colossal d’habitat qui a beaucoup atténué la tension qui s’exerçait sur le logement social locatif lequel programme d’ailleurs a vu naître de nouvelles cités à la sortie des villes sans pour autant occulter la modernisation du réseau routier de la wilaya (en béton bitumineux) et le désenclavement des localités enclavées pour ne citer que celles-ci. D’autres ont fait le constat que la wilaya a connu des transformations notables sous la conduite de M. Hocine Bessayeh et plus particulièrement en ce qui concerne les aménagements et la viabilisation urbaine ayant permis en quelque sorte l’amélioration du cadre de vie des citoyens et le raccordement de presque toutes les localités de la wilaya au réseau du gaz de ville et de l’eau potable, ramenant ainsi le taux de la wilaya en matière de raccordement au réseau du gaz de ville à plus de 90% et à un niveau appréciable pour l’eau. Le dédoublement de la RN 14 : Khemis Meliana-Tiaret en passant par Tissemsilt sur 158 Km.  Le dédoublement de RN 19 : Tenes- Tissemsilt en passant par Chlef sur 166 Km.  Le reclassement du CW 77 reliant la RN 14 (au niveau de Layoune) à la limite de la wilaya de Djelfa sur 22 Km et à proximité du site choisi pour la zone industrielle.  Trois (03) zones d’activités totalisant 21 ha, implantées à Tissemsilt – Theniet El Had et Khemisti, les secteurs de l’hydraulique, de l’énergie et de la jeunesse ne sont pas en reste du bilan du wali partant, puisqu’ils ont été renforcés par de nouvelles réalisations, la création de la zone industrielle à la wilaya de Tissemsilt permettra de constituer un portefeuille foncier pour les futurs industriels qui voudront s’installer et activer dans la wilaya. Cette démarche sera sans aucun doute un levier pour le développement de l’investissement dans la wilaya notamment pour l’investissement industriel. Il sera aussi un pôle d’attractivité, de création de richesse et d’emploi. Il permettra aussi à long terme d’être un pôle d’échanges interrégional et constituera la passerelle du développement agricole vers le développement agroindustriel. Le niveau déjà atteint par les secteurs grâce aux efforts consentis à travers l’ensemble des secteurs de développement sera d’avantage amélioré par la concrétisation des objectifs fixés par la stratégie nationale de développement. La mise à niveau du secteur de l’investissement qui reste un objectif primordial pour la wilaya, son efficacité sera concrétisée par une meilleure programmation dans le cadre du prochain plan quinquennal 2015-2019 et ce en rapport avec le schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et le plan sectoriel (Industrie). Dans ce cadre, il y a lieu de se pencher beaucoup plus sur : Un développement durable et intègre notamment dans les zones des montagnes aussi sur l’initiation des projets d’investissement pour la valorisation des gisements de matières premières par l’implantation d’unités PME/PMI.  La valorisation du potentiel touristique mais malheureusement tout cela sans pouvoir réussir ce challenge pour que l’industrie ait la place qui lui sied dans la wilaya eu égard aux énormes potentialités pour la création de richesses, d’emplois durables donc un développement durable. Il reste que les préoccupations liées au cadre de vie du citoyen ne peuvent occulter la relation, si souvent décriée, qu’entretiennent certaines administrations avec le public, aller à la rencontre de ces âmes en peine et remettre de l’ordre là où cela s’imposait en sanctionnant les coupables si besoin est, n’a malheureusement toujours pas été de règle. Contrairement à cette situation, une autre frange de la population qui n’est assurément pas petite affirme que la situation dans la wilaya de Tissemsilt a peu évolué durant les dernières années, la marginalisation et l’oubli se montrent dans toutes les formes et en constatant la détérioration des prestations et du cadre de vie de plus en plus peu enviable, les gens ont carrément perdu confiance en leurs responsables particulièrement les élus, la situation sociale à Tissemsilt et ses 22 communes n’augure en rien de bon et risquera prochainement et sans le moindre doute un pourrissement regrettable dont les conséquences seront certainement fatales pour une population qui jusque-là tente tant bien que mal de résister à cette situation intenable. Tissemsilt est malheureusement restée toujours ensevelie dans une léthargie fastidieuse, ne mine de rien, notre rencontre avec ces soi-disant oubliés du développement explique tout, les habitants ont brisé les murs du silence, pour dire qu’à la rue, dans les bourgades les plus reculées on ne parle que des coupures d’eau, d’électricité, des routes, des décharges sauvages du logement et beaucoup d’autres points qui sont devenus dernièrement le discours même de ceux qui auparavant ne faisaient même pas la différence entre un commis de l’Etat désigné et un élu, c’est à montrer que ceux qui jadis se désintéressaient de la vie politico-sociale et qui désormais se retrouvent affectés directement par ces dysfonctionnements se sont convertis en dénonciateurs et accusateurs de la politique locale.        
Ceux que nous rencontrons quotidiennement n’hésitent pas à dénoncer l’état chaotique dans lequel se trouve la wilaya tout en se déclarant bien renseignés sur les colossales sommes d’argent que l’Etat a alloué pour la wilaya de Tissemsilt, « le retard dans la distribution des logements, le squat du foncier agricole, l’emploi et si ce n’est pas l’absence de l’eau potable, c’est l’électricité ou encore le téléphone ou l’Internet et parfois tous ensemble et où sont nos responsables dans tout cela ? » Nous confient des personnes dépitées par cette situation, il est vrai qu’un grand nombre de la population vit dans des villes ou dans de grandes agglomérations urbaines où ils y vivent des milliers d’habitants dont une grande partie est issue d’un exode rural extra muros conséquent de l’échec des multiples programmes et autres stratégies adoptées pour assurer la stabilité des habitants dans leurs douars d’origines respectives. Ces bidonvilles comme disaient ses habitants sont l’illustration parfaite de la pauvreté et du chômage, ils y vivent depuis des années dans des conditions très déplorables souffrant le martyre de cette situation intolérable et malgré cela, ces habitants ont tout de même fait le choix d’habiter ce grand bidonville sans la moindre commodité, mais à voir les conditions insupportables dans lesquelles ils se débrouillent, ces derniers ne peuvent se vanter d’être plus civilisés que ceux qui vivent dans les petites bourgades enclavées, c’est la déliquescence totale et les transformations qu’a vécues la wilaya n’ont pas apporté le changement souhaité. Il n’y a qu’à faire un tour dans les huit daïras de la wilaya pour s’apercevoir que la situation n’a vraiment pas trop changé et est vraiment insupportable et démontre que cela a duré dans le temps sans qu’aucun responsable ne s’en préoccupe sérieusement, les pouvoirs publics nous ont gâté en matière de logement, mais le problème réside dans l’exécution des multiples programmes,  il est à préciser que pour la wilaya de Tissemsilt, 17. 000 logements ont été inscrits au programme quinquennal 2005/2009 même s’il n’est pas sur le compte du wali partant et le programme de développement des Hauts-Plateaux, mais malheureusement une partie de ce chiffre n’a même pas pris racines sur terre au même moment, la wilaya a bénéficié dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014 (période du wali partant) de près de 31. 000 unités de différentes formules, dont 10. 000 pour le LPL et la RHP, 10. 000 autres unités pour le rural et enfin 10. 000 pour le LSP, alors que la wilaya souffre toujours du problème du logement, quant au foncier agricole, c’est tout simplement la catastrophe. Les superficies agricoles au niveau de Tissemsilt ont perdu du terrain de plus en plus devant l’engagement de certains responsables locaux dans des projets qu’ils jugent d’intérêt public, une situation qui dit beaucoup sur les politiques et visiblement les stratégies de développement adoptées par certains responsables au niveau de la wilaya de Tissemsilt, des semblants de projets, des constructions « improvisées » et anarchiques se font désormais à grande échelle à Tissemsilt et qui ne s’articulent que sur l’humeur et le gré en se détachant de la vision futuriste qui est le développement durable. La réalité dit que ce sont carrément des terrains agricoles entiers qui commencent à disparaître et de nouveaux projets éclosent devant la passivité et l’impunité des responsables notamment locaux, ces projets  s’érigent sur des terrains agricoles à l’exemple de la partie Ouest juste à l’entrée de la ville de Tissemsilt, les responsables  ne se gênent plus pour détourner de sa vocation,  le foncier agricole aux centaines de mètres carrés et ne reculent devant rien pour projeter et construire en faisant dans un sens un substantiel  bénéfice, dernièrement ces terrains agricoles sont couverts de centaines de chargement de déblais dénaturant ainsi un paysage de visu choquant qui commence à défigurer la rentrée et c’est ainsi que des terrains agricoles entiers commencent à disparaître devant des constructions qui ceinturent les villes et risquent de faire sauter la tête au plus adepte au béton ce qui devient une menace réelle sur le périmètre agricole, ce volet de l’ex-bilan est l’exemple concret d’un squat caractérisé du foncier agricole et aussi de la gestion catastrophique de certains responsables aujourd’hui qui prétendent travailler pour l’intérêt général. Cependant et voyant l’inertie et le manque d’initiatives chez les responsables locaux, l’ex-premier responsable de la wilaya avait, rappelons-le, invité les élus à plus d’agressivité dans l’information en direction de la population et sortir de la coquille de la dépendance des autorités centrales pour la moindre décision ou planification du moment que le commun des habitants sait que la région possède des potentialités énormes dans tous les secteurs notamment humains et avec ces dysfonctionnements d’autres prestations manqueront à l’exemple de l’Internet, les opérations de poste, l’administration etc. dans un autre volet ayant une relation directe avec ce cadre de vie peu enviable des citoyens, l’état des routes qui pousse les gens à poser trop de questions qui n’ont d’ailleurs pas trouvé de réponses chez les concernés. En effet, par certains endroits, les routes récemment construites se sont vite dégradées et transformées en de véritables bourbiers, il est pratiquement impossible de traverser une route sans se mouiller les pieds, les grands trous, de l’eau de pluie stagnante, de la boue  que l’on trouve partout sont les caractéristiques des routes actuelles de Tissemsilt et dans d’autres endroits c’est vraiment le cauchemar, c’est carrément l’isolement, il est arrivé que des endroits entiers aient été coupés à la circulation routière à cause de travaux qui n’en finissent jamais, les travaux  engagées presque partout sur les routes sont devenues incommodant au plus grand niveau. Une situation qui s’est aggravée davantage avec la présence des ordures et des décharges sauvages qui font désormais partie du décor de la majorité des communes, le mutisme et le silence de nos responsables particulièrement chez les élus sont plus que préoccupants, ils n’ont rien fait de concret qui puisse apaiser les souffrances de la population, les appels sont toujours restés lettres mortes ou dans le meilleur des cas reportés à une date ultérieur et c’est  après tant d’expériences avec cette administration que les gens affirment n’avoir confiance en aucun responsable et tout cet argent et les multiples programmes de développement accordés par l’Etat aurait pu changer catégoriquement le visage de la wilaya et notamment celui du chef-lieu, mais faute de gestion et de bons gestionnaires, l’insatisfaction est générale et les priorités sont devenues des atouts entre les mains de certains responsables qui les utilisent par intermittence pour leur permettre uniquement de rester plus longtemps sur leurs fauteuils. En somme, si la situation est telle qu’elle est devenue intenable, il est peut-être temps pour les responsables et plus particulièrement le nouveau wali de s’impliquer davantage et d’associer les représentants de la société civile, des associations, les notables en ouvrant le langage de la communication afin de trouver des solutions adéquates à cette situation et permettre à la wilaya de s’épanouir davantage et retrouver le resplendissement souhaité.  

A. Ould El Hadri
Samedi 8 Août 2015 - 17:35
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