REFLEXION

DES PLANTS JETES AU LIEU D’ETRE PLANTES, ORDURES, COUPE ET VOL DE BOIS A BOUGUIRAT … : On tue la forêt à Mostaganem !

Comble du crime écologique manifeste constaté, les cuvettes destinées à recevoir les jeunes pousses ont été, bel et bien, préparées, alors que les plants qui devaient y être mis en terre, ont été, tout simplement, jetés ! Par ‘’fagots’’ entiers !



On a, à peine, pris la précaution d’en disperser les lots, enfouis dans des crevasses, ou sous les massifs de palmiers-nains et autres maquis. Question vraisemblable de ne pas attirer l’attention des passants sur l’ampleur du gâchis ! Gâchis gratuit, mais surtout délibéré et prémédité ! ‘’Je leur (services des forêts) ai demandé de nous ramener juste les plants ! Nous nous chargerons de leur plantation, par les membres de l’association, ou en faisant appel aux écoliers et collégiens ! Ils n’ont pas voulu. Le chef du district m’avait répondu que ‘’l’Etat’’ a prévu tout un programme et un budget conséquent pour l’opération de reboisement !’’, relate, fou de colère, Dr Senouci, président de l’association locale de protection de l’environnement. ‘’Maintenant constatez les dégâts !’’, poursuit notre interlocuteur, qui deux jours auparavant, venait de sauver les derniers plants en vie, en allant les planter, en compagnie de Farah la reporter de Radio-Mostaganem, dans les parages du château d’eau, où ils auront la chance de profiter de temps à autre, du trop-plein d’eau. ‘’Il ne restait que la plantation. Les cuvettes étaient prêtes ! Alors pourquoi ce crime de jeter les plants ?’’, se demande-t-il toujours, incrédule et incapable de comprendre l’acte de l’entreprise chargée du reboisement. ‘’C’est normal ! Il n’y a pas de suivi et l’entreprise sera le plus normalement du monde payée sur présentation de la facture. Et Dieu sait si elle n’a pas été déjà payée !’’, spécule-t-il. ‘’Non seulement on plante bien au-delà de la saison optimale, on n’ose même pas réunir les conditions de la réussite, à l’instar du désherbage autour des petits plants, ou l’apport d’une moindre irrigation d’appoint !’’, poursuit Dr Senouci. Malheureusement, ce crime encore visible sur le terrain, ne demeure pas l’unique fléau auquel semble avoir été condamné cette forêt de Souidi. Au moment même de notre visite des lieux, nous avons découvert le tronc d’un arbre vieux de plusieurs décennies, scié et balancé dans un ravin. ‘’Le ou les voleurs de bois l’ont coupé et préparé pour le transport durant la nuit !’’, nous explique Dr Senouci, en sortant son téléphone portable pour alerter le responsable du district forestier. Au bout du réseau, le dit responsable ne semble pas s’inquiéter outre mesure. ‘’Il y a des gardiens sur site, durant le jour !’’, avait-il répondu selon notre accompagnateur. Des gardiens recrutés dans le cadre des dispositifs de l’emploi des jeunes ! Une plaisanterie qui n’a jamais persuadé ni dissuadé quiconque de venir, de jour comme de nuit, de ses ordures ménagères, remblais, cadavres d’animaux d’élevage, de denrées invendues et autres rebuts d’ateliers textiles. Arraché in extremis à la faveur des SOS de l’association locale de protection de l’environnement, à la ‘’privatisation’’ qui visait sa conversion en verger d’agrumes, l’unique grand espace forestier qui surplombe l’agglomération de Bouguirat, est de nouveau, hautement menacé. Loin des yeux de l’autorité compétente pour crier au holà, la forêt de Souidi souffre le martyr, dans l’attente d’une destruction ‘’à petit feu’’ à laquelle elle semble avoir été condamnée.

M.O.T
Dimanche 19 Juin 2011 - 13:54
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MOSTAGANEM
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