REFLEXION

DES DECHARGES SAUVAGES A TOUS LES COINS DE RUES : Oran croule sous ses ordures



DES DECHARGES SAUVAGES A TOUS LES COINS DE RUES : Oran croule sous ses ordures
Lauréate du fameux « concours de la ville la plus propre d’Algérie » lancé dans les années 1980, (la moins sale aurait-on pu dire) Oran avait, alors, consentis de gros efforts pour mériter, voire conserver, son surnom d’El Bahia. Pour être belle, elle l’est sans conteste. Mais sa beauté, objet de toutes les jalousies, a fini par se ternir au fil des ans en raison de l’absence fortement décriée des hommes et des femmes aux postes de responsabilités qui font de l’état de cette ville vieille de 11 siècles, le dernier de leurs soucis. Oran, ou du moins une partie d’Oran, a été un peu moins sale durant la fameuse rencontre appelée GNL16 (qui a coûté infiniment plus qu’elle n’a pu apporter en dépit des discours officiels). Mais dès l’appareillage des deux bateaux hôtels de toutes les orgies, La ville a repris sa peau de chagrin coutumière.Elus ou désignés, les responsables locaux semblent ne plus prêter aucune attention aux monticules constitués d’ordures ménagères bordant les voies qu’ils empruntent étés à vive allure. Oran croule, effectivement sous les ordures qui dégagent de fortes odeurs nauséabondes. Mais ces odeurs ne peuvent atteindre l’odorat délicat des responsables tapis dans leurs voitures aux vitres teintes et hermétiquement closes pour conserver toute la fraîcheur répandue par la climatisation. Ni pénétrer ni dans leurs bureaux ni, encore moins, à l’intérieur des salons d’hôtels 5 étoiles, (climatisés aussi, bien sûr) où ils se rencontrent le soir pour discuter des… résultats de la coupe du monde. Le problème de toutes ces ordures qui envahissent tous les quartiers de la ville est expliqué par « le manque de moyens matériels et humains ». Selon des responsables, la plus grande commune d’Algérie ne disposerait actuellement que d’une vingtaine de camions destinés au ramassage des ordures. Ces véhicules, qui démarre à partir de 6 heurs chaque matin, font jusqu’à trois rotations chacun. Une surexploitation qui risque de les mettre hors d’usage plus tôt que prévu et donc augmenter le taux des véhicules en panne qui atteint actuellement 25%. «Nous n’avons même pas le temps de vérifier le niveau d’huile de nos camions… » Déplore un responsable de la commune. Ce que beaucoup d’habitants ne comprennent pas est comment on ‘est-on arrivé là ? Comment les responsables locaux, à tous les niveaux n’ont-ils pas pris les mesures nécessaires pour éviter cette catastrophe écologique, pourrait-on dire ? Gérer c’est prévoir, entend-on dire souvent, et les « gérants » de la deuxième ville du pays ne semblent pas l’avoir assimilé. Car, des dispositions devraient être prises pour faire face à la période estivale où la population peut doubler et même tripler pendant la journée, avec l’afflux incontrôlable des vacanciers du pays et de l’étranger, aussi des fortes chaleurs en cette période qui activent la décomposition des déchets et peuvent être à l’origine de maladies. Il est anormal, estiment certains habitants, que l’on ait laissé les choses se dégrader à ce point ! Les ordures ménagères, qu’on ne voyait jamais dans certains quartiers, car elles étaient ramassées avant le réveil des habitants, jonchent actuellement les trottoirs et les rues dans ces mêmes quartiers. Trouvant toujours les sachets pleins d’ordures devant leurs portes, certains s’en débarrassent en les acculant dans un coin, formant un tas rappelant tristement la « zoubia » des douars isolés. Il faut reconnaître que le manque de prévision, le laxisme et l’irresponsabilité de certaines personnes détentrices de l’autorité locale ne sont pas seuls en cause. Il faut faire la part des choses en signalant le manque total de civisme de trop nombreux habitants, qui semblent avoir jalousement conservé la culture de la «zoubia », la carence flagrante de la multitude des associations écologiques qui se font remarquer essentiellement durant les cérémonies officielles, à l’occasion doles Journées nationales célébrant un événement et, bien sûr, par le harcèlement des autorités pour l’obtention de subventions. Au vu et au su de tout ce beau monde, on ne peut que déplorer le nombre sans cesse croissant des décharges sauvages à tous les coins de rues.

Salim
Mercredi 14 Juillet 2010 - 12:55
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