REFLEXION

DERIVE DANS LA GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES : Des lacunes dans la maîtrise des dépenses publiques



L’annonce du faramineux montant de 285 milliards de dollars annoncés pour le financement des projets inscrits au plan quinquennal en cours, était-il est vrai à la hauteur des besoins et des déficits. Mais elle aura servi également à nourrir les convoitises et attiser les prédateurs installés aux rouages clefs des procédures de grandes dépenses publiques. L’année 2010 écoulée aura ainsi connu aussi une série de dérives dans la gestion des marchés et des affaires publiques. On se souvient encore qu’après la clôture du fameux ‘’GNL 16’’ organisé sous le ciel oranais, Sonatrach  a vécu ses pires moments de hante et de discrédit. Après l’arrestation du patron de la société pétrolière, les oranais en fin d’année apprenaient que son remplacement par M. Abdellatif Feghouli, le PDG par intérim, avait fini lui aussi par tomber dans les filets de la justice. Trois années auparavant, Sonatrach avait déjà été touchée par une autre affaire dite BRC (Brown Root-Condor) une affaire très vite étouffée par l’intervention du ministre de l’époque Chakib Khelil qui avait permis que BRC soit dissoute et ses actions soient rachetée par la compagnie nationale. Pour la majorité des citoyens oranais, « l’affaire Sonatrach » de 2010 résonne douloureusement comme une sorte de trahison envers les attentes de la ville et ses habitants. Car les dépenses faramineuses engagées dans le cadre du GNL 16 sont loin de répondre aujourd’hui aux besoins pressants des citoyens notamment les mal logés et les démunis. Des citoyens qui, en majorité ignorent les détails de l’affaire financière ayant conduit les dirigeants de Sonatrach devant les tribunaux. Au delà de l’enquête sur les infractions présumées dans la passation de marchés entre Sonatrach et l’un de ses partenaires associés, le commun des oranais estime que les responsables impliqués paient le prix d’une politique de dépenses prestigieuses servant à entretenir l’illusion, le gaspillage et au passage quelques détournements. En contemplant le nouvel hôtel ‘’Le Méridien’’ qui à ce jour reste désespérément vide et inutile en passant devant le centre des « conventions » en quête lui aussi d’activités et de plan de charge, beaucoup se demandent pourquoi tout cet argent n’a pas été consacré au relogement des sinistrés à la restaurations des vieux quartiers. En ce début du nouvel an 2011, beaucoup restent encore inquiets et expriment leur scepticisme sur la bonne maîtrise des grandes dépenses annoncées au pas de charge pour l’exercice en cours. Il est vrai qu’en matière de contrôle des financements des projets, beaucoup reste encore à faire. Au niveau national ou local, la corruption demeure bien installée en fléau difficile à juguler au sein d’un système qui ne saurait par lui-même changer ou se remettre en cause plutôt préoccupés par les nombreuses questions sensibles qui ternissent leur cadre de vie collectif, une majorité de citoyens refusent encore de croire que la volonté politique d’assainissement engagée à elle seule suffira à changer le cours des choses. La mise en place de nouveaux dispositifs aussi performants soient-ils doit s’accompagner d’une véritable stratégie de rupture avec les mentalités, les pratiques et les comportements qui gangrènent la prise en charge des affaires  publiques.                                                     

N. Bentifour
Mercredi 19 Janvier 2011 - 23:01
Lu 368 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+