REFLEXION

DENONÇANT LE DECRET DE MARS 2012 : Des auto-écoles se révoltent à Oran

Les auto-écoles sont décidées à relever le défi, qui est celui de lutter contre les accidents de la route, en offrant une formation de qualité aux candidats au permis de conduire.



DENONÇANT LE DECRET DE MARS 2012 : Des auto-écoles se révoltent  à Oran
Cependant des obstacles freinent les ambitions de tous les professionnels du secteur, surtout le décret du 12 mars 2012 qui codifie le recrutement d’un cadre : détenteur d’un diplôme universitaire, soit une licence universitaire, et le dépôt d’une somme de 50 millions de cts qui sera bloquée au niveau de la banque comme garantie : “Combien faut-il payer ce cadre universitaire ? Et qui parmi nous peut déposer une telle somme ?”, s’interroge un gérant d’une auto-école. Fraîchement élu à la tête de la Fédération nationale des auto-écoles du pays, lors du dernier congrès du 22 décembre passé, où 33 wilayas ont fait le déplacement à Alger, Hadjari Abdelkader a tenté de brosser un tableau exhaustif sur la situation qui prévaut, lors d’un point de presse au siège de l’Ugcaa d’Oran. “La revendication principale est le gel du décret de mars 2012 car il pénalise les 7 400 auto-écoles éparpillées à travers le pays. Le problème des circuits fermés se posent pour un grand nombre de wilayas dont Oran”, a affirmé le président de la Fédération nationale pour sa première sortie médiatique. En aparté, des professionnels n’ont pas hésité à souligner le manque de moyens didactiques, l’exiguïté des locaux et surtout la pratique malsaine du système forfaitaire au détriment de la déontologie. Pour le président, les prix sont libres : “Dans le cas des prix forfaitaires, le gérant calcule ses frais pour un nombre de 7 à 9 échecs du candidat. C’est une entente entre les deux parties.” Sur la question des accidents de la route, Hadjari a remis les pendules à l’heure : “Il y a trois facteurs : le conducteur, l’état du véhicule et l’état de la chaussée. La formation a beaucoup progressé de ce qu’elle était il y a 30 ans lors du début de ma carrière de gérant d’auto-école, soit 25h pour le code et 30h de cours pour la conduite. Du coup, le comportement du conducteur est une culture de bonne conduite que nous devons acquérir partout, et non seulement dans une école de conduite”, affirme-t-il, avant de poursuivre : “Pour l’acquisition de véhicules neufs, nous n’avons aucun privilège ni réduction. Avec le nouveau projet de l’usine RAP (Renault Algérie production), le ministre de l’Industrie a ouvert une porte de secours pour une convention spécifique avec les auto-écoles.” A noter qu’Oran compte 280 écoles de conduite et que seul le circuit du manège est réservé aux examens. D’autre part, le taux d’analphabètes qui passent le permis bloque la mise en place de nouveaux procédés didactiques tels que le QCM.

D.H
Mercredi 9 Janvier 2013 - 00:00
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Oran
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