REFLEXION

DELOCALISATION DES GROSSISTES VERS EL KERMA : La nécessaire transition



En attendant leur délocalisation, les grossistes s’interrogent, mais espèrent néanmoins qu’une solution médiane puisse être trouvée pour satisfaire tout le monde. La délocalisation des grossistes vers un site prévu à El Kerma, comme cela a été fait pour les marchands de fruits et légumes, représente la seule solution pour régler définitivement un problème qui se pose avec acuité dans les quartiers déjà surchargés. La ville étouffe sous le poids de la circulation automobile et  c’est cet aspect qui est posé par les autorités pour justifier la non-circulation des poids lourds durant la journée et le respect strict des règles de stationnement. Pour décharger leurs marchandises, les commerçants gênent effectivement le trafic. Ceux-ci  en sont conscients et le principe de leur transfert est adopté par tous mais, en attendant, ils se retrouvent entre le marteau et l’enclume : poursuivre leur activité ou respecter les consignes des pouvoirs publics. «Nous demandons un dialogue serein avec les autorités pour trouver une solution à cette période de transition», déclare Khaled Seghir, le président de la Fédération des grossistes dépendant de l’UGCAA et mise sur pied récemment. Après une journée de «grève» décidée à la hâte par certains grossistes de l’agroalimentaire, en réaction aux interventions policières auxquelles ils font face, une réunion a été improvisée pour tenter d’étudier la situation. «Nous nous sommes déjà, indique-t-on, réunis avec la direction du Commerce qui nous a proposé d’ouvrir durant la nuit, mais cette solution est difficile à adopter pour deux raisons. La première concerne le manque de sécurité durant cette période et la seconde a trait au «tapage nocturne», car dans la quasi-majorité des cas, les commerces sont situés en dessous d’immeubles d’habitations».  Le problème demeure tant que le dialogue n’est pas rétabli. «Les grossistes sont un maillon important de la chaîne de distribution et si la Police les empêche de décharger leurs marchandises, ils ne pourront pas approvisionner les détaillants et dans ce cas – c’est eux qui le disent –,  il vaut mieux fermer», indique le même cadre syndical, mais juste pour expliquer la situation en espérant que, en attendant la délocalisation, une solution médiane puisse être trouvée pour satisfaire tout le monde.                     
 

Medjadji. H
Mercredi 22 Mai 2013 - 08:52
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Oran
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