REFLEXION

DELINQUANCE ET RECIDIVE EN ALGERIE : Radiographie d’un constat alarmant !

‘’Qui aime bien châtie bien’’ un adage hélas révolu avec le temps. C’est face à cette flambée de violences, qu’un constat laisse apparaître que certaines peines et sanctions prononcées à l’encontre de criminels et délinquants en majorité adolescents, sont trop ‘’clémentes’’, elles ne punissent pas assez à leurs justes valeurs les délits et crimes commis par ces dangereux coupables.



L’écho de nombreux citoyens émanant de diverses places publiques à Mostaganem, relaie une grande inquiétude quant à la multiplication des délits commis sur de paisibles citoyens au quotidien, regrettent sincèrement cette montée de violence et la recrudescence des atteintes à l’intégrité physique et morale, majoritairement commises par des adolescents et des mineurs qui très souvent  bénéficient soit de la clémence du tribunal ou de sanctions non appropriées au délit enregistré et ce compte tenu de leurs âges. À cet effet, il faut que la sanction infligée au réfractaire soit dissuasive et exemplaire,  d’autres voix se disent lésées dans leurs droits et ce après  avoir été victimes d’agressions de la part  de plusieurs adolescents qui ont commis des crimes avant l’âge adulte pour écoper de peines plus légères. Très souvent, ils sont  condamnés, pour l'essentiel, à des simples ‘’rappels à la loi", à des "sursis" ou à des amendes parfois symboliques qui aux yeux de la société ne sont pas des sanctions crédibles. Oui, des jeunes et moins jeunes qui ne mesurent pas  les conséquences de leurs actes. Discuter de réinsertion sociale avec un parent dont le fils est un multirécidiviste, n’est pas la solution idéale du problème d’après lui, à cela il répond sans ménagement, ‘’le seul dialogue avec cette catégorie de délinquants, c’est la matraque ou la prison’’ Nous pensons, qu’une meilleure prise en charge sociale de ces rebelles est impérative et pourrait être  nécessaire, elle aura sûrement un impact positif sur une future réinsertion et leur réhabilitation au sein de la société. La question est tout autre : ‘’ Il faut que nos législateurs au niveau de la plus haute sphère remettent les pendules à l’heure en  présentant de nouvelles lois dissuasives au Parlement et au Sénat pour mieux statuer sur les délits, car il y a un proverbe qui dit : ‘’on ne fait jamais d’omelettes sans casser d’œufs’’,  en d’autres termes sacrifier des têtes ‘’. Nous estimons que les peines prononcées par le tribunal devraient être plus sévères, il faudrait que les magistrats tiennent compte de la gravité du délit, à savoir le dommage collatéral et la violence que subit la victime. Notons que quand une majorité de délinquants  violents et incontrôlables est emprisonnée, la société respire mieux, et le calme revient. Et ainsi s’anime le débat public, parfois très houleux entre les citoyens touchés par ces affaires et qui ne peuvent pas se mettre d’accord sur l’essentiel du sujet : « La prise en charge de cette  jeunesse égarée dont l’avenir est incertain, et qui ne se retrouve plus ». Il est temps de prendre les choses en main, il ne faut pas oublier qu’actuellement notre pays abrite presque 40 millions d’habitants en majorité des  jeunes, alors qu’arrivera-t-il demain, quand la population s’accroîtra encore plus ?  Bref, l’on trouverait que nos magistrats sont très cléments et indulgents, face à cette montée de la violence à l’heure du prononcé du verdict. Comparativement aux pays occidentaux, peut être, que  notre système judiciaire et plus clément et plus souple, il apporte toujours une issue de sortie et une chance aux délinquants pour  s’en sortir et parfois même échapper à cet engrenage de violence, où tous les interdits sont  bannis, à l’exemple de la drogue , de l’alcool, de la prostitution etc.. , régnant en maître dans certains quartiers mal famés où une personne sensée ne peut s’aventurer, de jour comme de nuit, car elle craint pour sa personne et sa sécurité. Effectivement, cette catégorie de jeunes récidivistes ne savent pas saisir l’opportunité qui leur est offerte et par la même occasion et se ranger du bon côté afin d’être acceptée par la société, une intégration souhaitée. Face à ce constat, une grande partie de l’opinion publique interpelle les pouvoirs publics  pour leur signaler que l’heure est grave et qu’ il est temps de mettre un terme à  l’insécurité, à l’agression, aux violences conjugales, aux viols, etc., avant qu’il ne soit trop tard. Il est utile de signaler également que nul n’ignore qu’il  ne se passe pas une seule journée sans que notre presse ne dénonce au quotidien  des actes ignobles, horribles qui sortent de l’ordinaire,  voire incroyables, tels que l’inceste, le parricide, le matricide, le fratricide, etc.,  commis, par une délinquance en majorité juvénile. Des actes inadmissibles qui remettent en cause notre identité et notre religion. Beaucoup de lecteurs vont se demander quel est le rôle des parents dans tout cela, ces derniers n’ont pas tort, car qu’on le veuille ou non, leur responsabilité est engagée, vu qu’ils sont obligés bon gré mal gré de contribuer à l’éducation de leurs progénitures. Outre les parents qui sont mis en cause, d’autres personnes sont également concernées, il s’agit des représentants du peuple Algérien, en l’occurrence les députés et les sénateurs, dont le rôle est déterminant, il faut que leurs interpellations auprès des autorités soient positivement influençables.  Rappelons-nous qu’il y a quelques jours à peine, des jeunes voulant assouvir leurs besoins bestiaux s’attaquèrent à une malienne atteinte du sida, qu’ils violèrent collectivement. Un acte criminel qui  pourra avoir des conséquences dramatiques sur la santé publique, si ces délinquants ne seraient pas arrêtés à temps, il n’est pas question seulement de les punir pour l’acte ignoble qu’ils ont commis, mais il faut les protéger contre eux-mêmes, en d’autres termes les prendre en charge et les suivre, cela éviterait une propagation du virus du sida que des citoyennes pourront contracter en ayant une relation sexuelle avec eux. C’est dans ce contexte, que tout le monde doit s’impliquer et sauver ce qui peut être sauvé, il faut se mettre dans l’idée que nul adolescent quel que soit son statut social n’est à l’abri. Ce cri de détresse est lancé dans un but précis, en effet, pour  sensibiliser la société toute entière et très  particulièrement les responsables concernés, ainsi que les médias tous secteurs confondus qui doivent contribuer et mettre leur grain de sel, pour aider cette population qui craint pour l’avenir de ses enfants perdus.

B. Adda & AS. Mohsen
Samedi 14 Juin 2014 - 11:05
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