REFLEXION

DE LA ZONE INONDABLE AU POLE AGRO-INDUSTRIEL : Kaouara à la conquête de jours meilleurs

Longtemps soumise aux aléas de la nature, caractérisés par de fortes inondations provenant d’oued « Ettine » (argile) et surtout des eaux pluviales qui stagnaient tout le long de l’année au sein de la zone marécageuse cernant de partout le hameau, Kaouara souffrait en silence au fil du temps en attendant les jours meilleurs qui semblent se pointer à l’horizon.



Autrefois, les premiers habitants pratiquant l’élevage ovin et bovin, quittaient le bourg dès les premiers jours d’automne avec les premières gouttes de pluie en délaissant les gourbis et les bergeries de fortune. Ils se repliaient vers le douar de Beni Yahi, qui était loin de la zone marécageuse et était épargné par les inondations. Au printemps et dès que les marais se desséchaient sous l’influence des rayons solaires et du beau temps, les habitants revenaient sur le lieu pour faire paitre de nouveau les bêtes sur les vastes pâturages de la plaine des Bordjias. Dans les années 70, la zone marécageuse connait un léger mieux avec l’application de mesures de lutte contre le paludisme ,consistant en des opérations de désinsectisation des marais et de desséchement d’autres pour éradiquer les lieux de refuges des moustiques , d’un dragage  tout le long de l’oued, et l’insémination  au sein de la rivière de poissons «  larvivores » ( se nourrissant de larves de moustiques)  par une équipe soviétique . Cette nouvelle situation a permis aux gens de la bourgade de se sédentariser et de ne plus craindre les crues de l’oued, devenu une bonne source de gains, certains se livraient à la pèche du poisson qu’il consommait pour sa bonne chair et qu’ils revendaient également au marché. Quant aux enfants, la rivière est devenue le lieu de prédilection pour apprendre la nage et se rafraichir le corps en été. Confiants, certains résidents érigèrent les premières constructions en dur et s’établirent définitivement sur ce lieu, longtemps marginalisé par le développement socio-économique. Dans les années 90, la chance a enfin souri à cette localité qui vient de bénéficier d’une aubaine inattendue, qui va le transformer en un véritable pôle agro-industriel. A l‘orée de la nouvelle année, une superficie de 800 hectares sera distribuée pour le lancement de nouvelles exploitations agricoles pour transformer les terres incultes de la plaine en un véritable bassin agricole pour la production du lait et des viandes rouges et d’implantation d’unités agro-alimentaires réservées à la transformation des produits agricoles. Une autre superficie de 50 hectares sera partagée en parcelles de 5 hectares chacune pour recevoir des investisseurs désireux de se lancer dans l'élevage ovin ou bovin et participer pleinement à l'essor tant attendu du développement agricole de cette localité abandonnée depuis si longtemps. A ce titre, une ferme algero-américaine verra bientôt le jour et se spécialisera dans la production du lait et de la viande. D'un coût initial d'investissement de 100 millions de dollars, cette ferme moderne occupera une superficie globale sur près de 6.000 hectares et générera l’équivalent de 3000 postes d’emploi stable à travers  la région .Quant au tissu industriel ,il vient de s’étoffer d’un nouveau parc industriel de 200 hectares , qui  enregistre à présent  une opération d’aménagement  des réseaux divers , des routes, de l’éclairage public . Par contre ,la zone des activités industrielles, déjà  existante et s’étendant sur une surface globale de 60 hectares, connait  tout un nouveau essor de développement avec la réception d’une cinquantaine de nouvelles unités industrielles exerçant dans différentes activités de l’activité économique , à l'instar de l'agroalimentaire, de la chimie, des matériaux de construction, des services et autres et qui vont  également créer quelques 1.200 autres emplois. Aujourd’hui, Kaouara parait laisser derrière elle son triste passé et se prépare à la conquête de  jours meilleurs, grâce aux multiples efforts déployés par l’un de ses fils, Mr.Chenine A, un élu de l’APC d’El Haciane qui a su brillamment la défendre et finir par lui  offrir ce nouveau souffle d’un développement socio-économique hors du commun !

 

L.Ammar
Mercredi 2 Décembre 2015 - 17:53
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MOSTAGANEM
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