REFLEXION

DE DEFAITE EN DEFAITE, ETTARADJI TOUJOURS A LA TRAINE : Pour qui joue l’ES Mostaganem ?

L'Espérance Sportive de Mostaganem, club de football mythique et vieux de plus d’un demi-siècle (fondé en 1940) et auquel les mostaganémois s’attachent fidèlement, est-il en train de mourir lentement ? Le club phare de toute une région du Dahra, fondé dans le sang des martyrs algériens, ne cesse de journée en journée du championnat, et de défaite en défaite, dégringoler dans le classement du championnat professionnel de Ligue 2. Pourquoi ?



S’interroger sur le pourquoi de ce fait « inquiétant » est légitime du moment où tous les mostaganémois férus de ballon rond, rêvaient depuis deux ou trois saisons déjà d’une accession en Ligue 1 professionnelle, c’est tout le contraire qui se produit actuellement, vu que le club d’ « Etarradji » stagne à la dernière place du championnat de Ligue 2. Malgré tout, l’ESM, référence d’un glorieux passé suscite encore et toujours la fierté du commun des sportifs à Mostaganem et ce, en dépit d’une naissante rivalité liée cependant à tant de considérations. L’ESM était née pour se faire dans un esprit de continuité, une dizaine d’années plus tard. Ainsi l’ESM se révélait dés lors comme un véritable vivier des Algériens nationalistes, jaloux de leur patrie. Beaucoup de footballeurs endosseront le maillot ô combien emblématique de la formation espérantiste avec également comme alternative le militantisme pour une cause juste (l’Indépendance de l’Algérie), basé notamment sur une résistance de tous les instants. Pour preuve le club historique du Dahra compte dans ses rangs de nombreux footballeurs martyrs, tombés au champ d’honneur répondant à l’appel du FLN. Ainsi des dizaines de martyrs ayant servi la cause algérienne étaient issus du vert et du blanc du Ettaradji. « Espérance », un mot lourd de sens qu’un de ses membres fondateurs de l’ESM n’a pas hésité de propager à ses compères en cet hiver 1939. En effet le regretté Bensmain Boulenoir chargé de suggérer une quelconque dénomination au club, se fera alors le plaisir de l’appellation de la villa des parents dans le quartier colonial de Saint Jules. La « villa de l’espérance », quoi de plus significatif quant à songer à baptiser un club musulman né de surcroît dans la douleur d’un peuple opprimé sous le joug du colonialisme. Voilà comment naquit un beau jour la prestigieuse formation de l’ouest algérien. L’ESM ou encore l’espérance pour les intimes qui aura eu ‘insigne honneur de compter parmi ses rangs le docteur Bentami (ex ambassadeur d’Algérie en Suisse) ou encore le colonel Youcef el Khatib (président d’honneur durant deux années), demeure après 64 ans d’existence vivace dans les esprits… comme quoi les grands clubs ne meurent jamais. Malheureusement, nous vivons en ce début d’année 2014, une situation « paradoxale », au vu des efforts des responsables locaux à l’image du wali de Mostaganem, Monsieur Maabed Ahmed, qui lors de sa première visite rendue au club de l’ES Mostaganem, il annonça d’entrée une aide financière conditionnée estimée à 4,6 milliards de Cts pour l’Espérance, et à 2,65 milliards de Cts pour le Widad Amel de Mostaganem (club jouant en Ligue d’amateurs). En contrepartie de cette politique de la « chkara ouverte », le wali avait exigé des responsables des deux clubs mostaganémois de meilleurs résultats pour les prochaines rencontres. Le nouveau wali, a tenu ses promesses d’être à côté du sport roi à Mostaganem par l’octroi de ces enveloppes conséquentes d’argent du contribuable algérien. Contacté hier par téléphone, Monsieur Mani Saâda, président de l’Espérance Sportive de Mostaganem nous confirme bien que la somme de 4,6 milliards de Cts a été perçue par son club, et que cet argent avait servi à « éponger les dettes qui restaient à régulariser ». Aussi, l’autre partie de l’aide financière a permis à la formation mostaganémoise de procéder à trois (3) nouveaux recrutements de joueurs. Par ailleurs, le président actuel explique la situation actuelle du club, et de l’incapacité à ce sortir du bas de tableau, par la ma mauvaise gestion héritée de l’équipe dirigeante antérieure. D’ailleurs le président a vite fait de mettre de l’ordre dans les affaires du club par la résiliation de pas moins de dix (10) contrats de joueurs, qui ne correspondaient point au profil recherché et pour cause de rendement très insuffisant sur le terrain. Notre article n’est guère un jugement « partiel et subjectif » d’un journaliste, mais un constat concret des faits. Très récemment, notre correspondant nous confiait un fait ahurissant qui confirme cette catastrophe footballistique locale ; « le stade où jouait l’ES Mostaganem contre l’AS Khroub comptait uniquement une centaine de « fidèles supporteurs ». Au vu de la situation qui prévaut actuellement au sein du club, l’Espérance risque de compromettre sérieusement son avenir au sein de la Ligue 2. Trouver l’argent frais, convaincre les cadres de l’équipe à rempiler et recruter des éléments qui pourraient sauver ce qui reste à sauver, ce sont là les principales actions à entreprendre par le président. De toute manière, le public mostaganémois appréhende une saison qui risque d’envoyer le club vers le purgatoire. Le Président M. Saâda a promis de « tout faire pour sauver le club de la relégation ». Il aura en tout cas l’occasion de le démontrer dès la prochaine journée de championnat le 31 janvier, face à Annaba.

A.S. Mohsen
Lundi 20 Janvier 2014 - 17:35
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