REFLEXION

DAÏRA DE BETHIOUA : Face au chômage galopant, l’alternative est inexistante !

Malgré les différents sit-in organisés par des jeunes chômeurs diplômés devant le siège de la Sonatrach ,division Aval au niveau du camp 06 ainsi que devant le siège de la daïra du chef-lieu de la daïra de Bethioua, le chômage dans cette importante daïra, à double vocation industrielle et agricole, ne fait que s’accroitre devant le recrutement abusives des responsables des différentes unités de production pétrolière où le passe droit et le favoritisme est de rigueur.



À Ain El Bia comme au chef-lieu de  la daïra de Bethioua   l’une des communes pétrolière   la plus riche d’Algérie, le chômage demeure un grand problème auquel est confrontée la frange juvénile. Le manque d’opportunités d’embauches entraîne, de ce fait, des jeunes dans une spirale de l’oisiveté qui pèse lourdement sur leur vie quotidienne. Néanmoins, refusant la fatalité et en attendant de bénéficier un jour d’un emploi stable et bien rémunéré, des jeunes ne baissent pas, pour autant, les bras en trouvant, tout de même, des moyens et des astuces leur permettant de gagner honnêtement leur vie ne serait-ce que pour glaner l’argent de poche. En tout cas, c’est l’exemple de ces quelques jeunes de  Ain El Bia , qui ont eu l’idée de vendre des  oranges et des bananes sur les accotements. Cette pratique leur permet de faire beaucoup de bénéfices, en cette période  où l’orange crues se vend, actuellement entre 80 DA à 100 DA le kilo. Devant des points de vente parsemant la RN 16, des jeunes munis de balances électroniques s’adonnent aux transactions commerciales et d’autres, en revanche, ont trouvé l’idée de vendre   du  pain traditionnel  et  du lait caillé de vache, Un  litre de lait de vache  coute 60 Da et  la pain à 20 Da l’unité ,mais aussi  des grillades  de  merguez, viande hachée et escalope de dinde  . Des tables sont réservées à cet effet et les amoureux de la chair cuite à la braise s’en donnent à cœur joie. D’autres jeunes chassent les grives et les étourneaux qui pullulent, ces derniers jours, dans la région pour les vendre à 80 DA l’unité. Des chasseurs encagent des grives pour les vendre vivantes à raison de 150 DA l’oiseau. « C’est dire, que la débrouillardise et les astuces ne manquent pas parmi les jeunes pour gagner de l’argent en dépit d’un chômage galopant », nous dit un habitant de la localité.

Medjadji H.
Samedi 15 Février 2014 - 17:35
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Oran
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