REFLEXION

Crise au FLN : Que signifie le silence de Bouteflika

La crise du FLN ne cesse de couver et le silence du président de la république est devenu intriguant surtout qu’après les législatives aucun changement du gouvernement n’est intervenu. Les observateurs se demandent, si la crise du FLN ne va pas encore envenimer les choses entre les frères ennemies, face aux déchirements, au sein même du parti unique.



Crise au FLN : Que signifie le silence de Bouteflika
De ce point de vue, les observateurs sont intrigués et se posent les questions sur le silence du président de la république, qui à aucun moment n’est intervenu dans la crise qui continue à secouer l’ex parti unique. Toute la classe politique est unanime pour  dire qu’en l’absence d’une réplique ferme de la présidence, qui a peut être les moyens de régler l’agitation,  le parti reste confronté aux multiples revendications des militants qui veulent la tête de Belkhadem. Pour d’autres, il est clair que  la contestation est loin d’être périodique ou passagère au vu de la levée de boucliers des redresseurs, qui veulent par tous les moyens chasser Belkhadem. Chacune des  parties en conflit tente à sa manière de tirer profit de la division  et du silence du président de la république et président d’honneur du FLN. En habile calculateur, Belkhadem tient bon et cherche à rallier les autres à sa cause perdue. En attendant Boudjemâa Haïchour, l’un des chefs de file continue à appeler à sa destitution. « Bien que Belkhadem laisse croire que le président est au courant de ce qui se passe dans le parti, et qu’il bénéficie de l’appui de la présidence, je peux affirmer sans risque de me tromper que cela est archifaux », dira-t-il. Selon lui, « le président n’a apporté ni bénédiction ni soutien à quiconque, il ne s’est pas immiscé dans ces problèmes d’ordre purement organique ». La preuve selon  lui l’épisode de M. Harraoubia, « pressenti » pour occuper le perchoir de l’APN avec le soutien de Belkhadem et dont le nom n’a finalement pas été retenu, est rappelé ou donné comme preuve de la sagesse du président qui n’a pas voulu, ainsi, suivre les propositions du SG du parti. « Ceci, et bien d’autres indices, montre que le président est au-dessus de la mêlée », et de souligner que  Belkhadem se cache toujours derrière le président pour sévir le plus longtemps possible. « Peut-être que le temps n’est pas venu de le limoger, à cause de la conjoncture politique, Je reste convaincu de son départ, il a aussi accusé Belkhadem », de « pratiquer une politique passéiste, monolithique et stalinienne, au lieu de favoriser l’éclosion démocratique et laisser les gens s’exprimer dans le respect de l’éthique, sans recourir au hooliganisme politique  demandant la nullité de tous les textes qui découlent de la 6e session ordinaire du Comité Central organisée les 15 et 16 juin dernier. En attendant le silence de  Bouteflika et d’ici là  l’eau aura coulé sous les ponts.

C.Djamel
Lundi 2 Juillet 2012 - 10:40
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ACTUALITÉ
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