REFLEXION

Coup de bluff ou vrai ultimatum ?



Amara Mohamed
Alors que s’ouvre ce soir à Londres le sommet du G20 sur la réforme du capitalisme financier, Nicolas Sarkozy souligne qu’aucun accord n’est encore stabilisé. Il ajoute cependant que «la politique de la chaise vide marquerait un échec» du sommet, mais qu’il ne s’associera pas à un faux compromis.
Les projets de déclaration actuellement sur la table pour le sommet ne convenaient pour l’heure « ni à la France ni à l’Allemagne », dixit le président français, assurant que « le compte n’y est pas ». Selon les observateurs, M. Sarkozy craint surtout qu’on lui vole la vedette, car il aura eu le mérite d’être le principal initiateur de ce G20 en forçant la main à Bush à réunir les grandes puissances économiques afin de débattre de la crise financière. Seulement voilà, la donne a changé et l’arrivée de Barack Obama y est pour quelque chose. Depuis plusieurs jours, Sarkozy et Obama multiplient les coups de fil pour trouver un terrain d’entente et éviter une impasse qui serait politiquement désastreuse. Selon la confidence d’un haut négociateur français, «il y a un fossé entre ce que dit ou écrit Barack Obama sur la nécessaire refonte du capitalisme et les textes a minima fournis par l’administration américaine pour le communiqué final du sommet». D’où ce bras de fer engagé par Paris et mis sur la place publique. Nicolas Sarkozy en mal de popularité chez lui, n’arrive pas pour l’instant à redresser la barre, malgré les conseils prodigués par ses proches collaborateurs pour changer de cap. Il n‘en fait qu’à sa tête, convaincu qu’il a raison, il a décidé de maintenir son plan de relance sans y ajouter d’autres ingrédients. De son côté Obama, plus à l’aise, et fort de son plan de relance de 800 milliards de dollars, voté, signé et mis en application en l’espace d’un mois, du jamais vu ! Toutefois, Obama joue aussi la prudence, il aurait très vite mesuré les limites de l'immense capital de sympathie qui lui vient d'être le premier Noir à la Maison-Blanche et s'aperçoit que, contrairement à ses espoirs, sa popularité ne suffit pas à bouleverser l’ordre des choses. Reçu en grandes pompes hier à Londres, le président américain, attire toutes les attentions. Pour sa première sortie Obama, fait déjà figure de la vedette de ce sommet. Il aura des discussions en aparté avec le président russe Medvedev et le premier ministre Chinois, avant l’ouverture officielle du sommet. Dire l’importance qu’il accorde à ces deux partenaires. Depuis qu'il est arrivé à la Maison-Blanche, Barack Obama s'est beaucoup dépensé et donne le sentiment que le pays qui reste le plus puissant de la planète est prêt à reprendre l'initiative. Reste à savoir comment.

sans_titre_1_copie.jpg Sans titre-1 copie.jpg  (25.12 Ko)


Par Amara Mohamed
Mercredi 1 Avril 2009 - 23:49
Lu 630 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 10-12-2016.pdf
3.37 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+