REFLEXION

Corruption !

Devant l’ampleur du phénomène de la corruption et l’impuissance des pouvoirs publics à y faire face, le premier magistrat du pays semble décidé plus que jamais à prendre le taureau par les cornes.



La corruption en Algérie est telle que plus personne ne peut la dissimuler, elle a atteint des sommets et touché des personnalités des plus hauts rangs de l’état, au point que le phénomène commence à agacer et inquiéter sérieusement le président de la république. Et les scandales mis à jour par la justice ces derniers mois à l’image de l’affaire de l’autoroute est-ouest, du tramway d’Alger, des thoniers turques, en est une preuve irréfutable que le mal est plus profond que l’on ne croyait. La lutte en elle-même ne peut être efficace sans l’engagement effectif de l’état, elle est avant tout politique. Informations, transparence, contrôle, réforme, participation citoyenne, sont les maîtres mots d’une avancée nécessaire pour briser le mur du silence, il faudrait pratiquer des brèches dans ce mur en béton, casser les tabous et les monopoles politiques, regagner la confiance populaire en mettant à la disposition du citoyen un espace d’expression et de liberté sans contrainte et enfin advienne que pourra entamer illico presto la destruction des réseaux de la corruption dont les tentacules s’étendent du plus faible au plus puissant maillon de la chaine. Pour cela, la justice indépendante devrait s’impliquer davantage en sévissant par l’application stricte de la loi à tous, sans exception du fait que tous les algériens sont justiciables y compris les immunisés. Dans ce contexte, et pour préserver sa crédibilité aux yeux de l’opinion publique, l’appareil judiciaire est tenu de rester inséparable du système de lutte contre les réseaux de la corruption et leurs relais, c’est une condition sine qua non pour venir à bout de ce fléau, tout au moins en atténuer les effets qui ne cessent de briser en miette l’économie nationale. Aujourd’hui, de hauts fonctionnaires de l’Etat sont pointés du doigt pour leur implication dans des affaires de magouille et de pot-de-vin fomentées en connivence avec des sociétés étrangères, ces commis de l’état qui étaient censés conclure des contrats à la faveur de la partie algérienne et défendre ses intérêts, ont malheureusement joué le rôle inverse et trempé dans la corruption au même titre que d’autres à l’échelon local, dénoncés par des citoyens, qui ont compris que leur seul salut demeure le président de la république. Mieux vaut tard que jamais, le premier magistrat du pays a été sensible à ces doléances et a décidé ainsi de mener une lutte implacable à ces corrompus en instruisant dans une première étape, les procureurs généraux d’ouvrir des enquêtes sur les dossiers qui leur ont été transmis par les services de la présidence, de protéger leurs témoins et d’appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Amara Mohamed
Mercredi 6 Janvier 2010 - 10:45
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CHRONIQUE
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