REFLEXION

Construction illicite de 155 bidonvilles à travers la wilaya d'Oran

Selon les rapports d’activités des différentes constructions illicites qui ont été érigées au niveau de l’ensemble des importantes communes de la wilaya d’Oran à l’orée de l’année 2011, les dits rapports sur le phénomène des constructions illicites remis par l’exécutif ont bouleversé le wali, M. Abdelmalek Boudiaf.



Construction illicite  de 155 bidonvilles  à travers la wilaya d'Oran
Selon ces documents, 155 groupements ont été érigés dans toute la wilaya, dont 32 à la ville d’Oran. Malgré le gigantesque programme de construction de logements, le phénomène des constructions illicites ne cesse de prendre de l’ampleur dans toute la wilaya et particulièrement à la limite du périmètre urbain de la ville. Les concentrations les plus importantes se situent dans les communes à grande agglomération à l’image de ceux  d’Arzew , Ain El Turck , Benfréha, Hassi bounif , Es Senia ,ainsi que dans la zone d’El Hassi, Coca, Pont Albin, Chtaïbo, cité Amel et surtout Sidi Chahmi, sans oublier le hameau du stade Habib Bouakeul et enfin à proximité du cimetière de Aïn Beïda où, la construction illicite est favorisée par le raccordement de l’énergie électrique par Sonelgaz. Ce regroupement illicite se caractérise aujourd’hui par un préjudice d’abord à la circulation automobile et ensuite à l’environnement par le dégagement quotidien dans la nature des eaux usées, sans pour autant que les responsables concernés n’interviennent, pour mettre un terme à ce genre de violation de la loi. Les différentes tentatives timides et pour la forme, menées dans le passé par les autorités locales, pour mettre fin à ce phénomène sont restées vaines. En effet, il a été constaté qu’à chaque fois qu’une zone est soumise à un contrôle, les constructions illicites réapparaissaient dans d’autres parties de la périphérie urbaine. Même dans la zone d’activité (zone industrielle) de Misserghine, dans la zone de Saint Pierre, une cinquantaine d’habitations illicites sont apparues depuis peu. L’objectif, à chaque fois, est mettre l’Etat devant le fait accompli. Les rapports précisent également qu’il est indispensable de placer ce phénomène à un niveau régional dans un plan d’affectation et d’utilisation des sols à court  et à long terme. Les responsables reconnaissent que les actions ponctuelles menées jusque-là se sont toutes avérées inefficaces. Le wali ajoute que la mise en place de ces plans, leur application et leur suivi rigoureux ne devra laisser aucun espace marginalisé, non affecté qui risquerait d’accueillir ce type d’urbanisation sauvage.
A Oran, le phénomène des constructions illicites est devenu aussi un business. Les "constructions" sont vendues et revendues, d’autres en location, une vraie mafia s’est érigée qui gangrène la vie sociale, face à des autorités impuissantes, devant ce phénomène, qui a même impliqué des élus locaux, dont certains ont favorisé l’illicite, pour gagner des voix lors des élections. Approchés, un groupe de citoyens a déclaré que les vrais coupables de cet acte qui a clochardisé Oran sont les élus des assemblées APC et APW qui par leur inertie ont permis ce phénomène.

Rafik.M
Mardi 3 Janvier 2012 - 10:44
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Oran
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