REFLEXION

Condamné à la perpétuité en 2007, Rachid Ramda de retour devant les juges

Le procès en appel de l’islamiste algérien, reconnu coupable pour d’avoir participé à la vague d’attentats de 1995 à Paris, s’ouvre ce mercredi.



Condamné à la perpétuité en 2007, Rachid Ramda de retour devant les  juges
Il y a deux ans, le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris était tombé sans surprise : prison à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Reconnu coupable de complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats, Rachid Ramda regagnait la prison, suivant le chemin de Boualem Bensaïd et Smain Aït Ali Belkacem, reconnus comme les deux auteurs principaux des attentats. Pour la justice française, l’islamiste était l’homme de l’ombre de la série d’attentats qui secoua la capitale à l’été 1995. Le 25 juillet, une bombe explosait à la station RER St Michel, faisant huit morts et près de 150 blessés. Le 6 et le 17 octobre de la même année, deux autres bombes secouaient la station de métro Maison-Blanche, et la station RER Musée d’Orsay, provoquant plusieurs dizaines de blessés. Pour l’accusation, la culpabilité de Ramda ne fait pas l’ombre d’un doute. Une fois encore, elle mettra en avant l’empreinte digitale de Ramda découverte sur un bordereau de transfert d’argent effectué à un poseur de bombes. L’accusé a reconnu avoir effectué un virement de 5000 livres sterling à un homme, mais à toujours dit ignorer qu’il s’agissait d’un terroriste. "C’est un dossier comme on n’en fait plus" analyse Me Georges Holleaux, l’un des avocats de parties civiles. "Les charges contre Ramda sont accablantes. Ces avocats pourront toujours tenter de déplacer le débat sur le terrain politique, la vérité des faits est incontestable". Pour sa part, Me Sebastien Bono, défenseur de l’accusé, pourrait plaider la "manipulation", sur fond de tensions entre les services secrets français et algériens. "Certains ont avancé la thèse que les services de renseignements Algérien avaient aiguillés les enquêteurs français vers d’anciens membres du Front Islamique armé (FIS), après son interdiction en Algérie en 1992. L’idée était d’écarter quelques personnages un peu véhéments", explique une source policière.

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Samedi 19 Septembre 2009 - 08:00
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ACTUALITÉ
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