REFLEXION

Commune d'Achaâcha : Prénommé Mohamed, transcrit à l'état civil Fatima.

En prenant attache auprès du service d'état civil de la mairie d'Achaâcha, à l'effet de se faire délivrer le document attestant sa naissance, le jeune homme est complètement retourné, il n'en revenait pas après ce qu'il venait d'entendre de la propre bouche de l'agent de bureau. Ce dernier lui annonça que l'acte sollicité ne lui appartenait pas pour la simple raison qu'il serait au nom d'une personne de sexe féminin prénommée Fatima.



Commune d'Achaâcha :  Prénommé Mohamed, transcrit à l'état civil Fatima.
Un jeune homme de la Daira d' Achaâcha, localité située à 80 kilomètres à l'est du chef lieu de Mostaganem, B. Mohamed, s'est présenté au service chargé des élections pour s'y inscrire sur la liste électorale en prévision de l'élection présidentielle du mois d'Avril prochain, répondant ainsi, aux appels lancés durant la campagne de sensibilisation menée à travers l'ensemble du territoire de la wilaya. Ceci dit, le préposé au guichet lui exigea un extrait d'acte de naissance conformément à la réglementation en vigueur pour pouvoir accomplir les formalités y afférentes, jusque là tout est normal et tout va pour le mieux. En prenant attache auprès du service d'état civil de la mairie d' Achaâcha, à l'effet de se faire délivrer le document attestant sa naissance, le jeune homme est complètement retourné, il n'en revenait pas après ce qu'il venait d'entendre de la propre bouche de l'agent de bureau. Ce dernier, lui annonça que l'acte sollicité ne lui appartenait pas pour la simple raison qu'il serait au nom d'une personne de sexe féminin prénommée Fatima et non Mohamed comme voulait l'entendre notre jeune homme. Le plus beau dans tout cela, la même date de naissance y est transcrite à savoir le 14 Avril 1987.

Cette situation est restée pendante, du fait que le jeune citoyen n'est pas en mesure d'apporter des éclaircissements à ce problème et ignorant tout de la réglementation en la matière et les procédures à suivre en pareil cas, il repart bredouille, interloqué par ce qu'il venait de vivre.

Toutefois, ce qui nous laisse perplexe dans ce cas précis, ce jeune homme est détenteur d'une carte d'identité nationale délivrée sous le numéro 552367 en date du 20 Octobre 2008 par les services de la Daira d' Achaâha. La question se pose d'elle-même. Si ce jeune ne pouvait pas avoir un extrait d'acte de naissance, comment serait-il arrivé à formuler un dossier administratif et se faire remettre une carte d'identité nationale de la manière la plus officielle ?

Par ailleurs et par souci d'apporter une part de vérité à cette histoire, il nous a été permis d'apprendre que le père du jeune homme, avait une fille du nom de Fatima, sœur aînée de Mohamed d'une année, décédée avant la naissance de celui-ci et dont le décès n'a jamais été déclaré ni transcrit depuis sur les registres de l'état civil. Venu au monde, Mohamed, par la volonté d'un père ignorant et analphabète, sa naissance n'a jamais été transcrite et le jeune homme a toujours utilisé l'acte de naissance de sa sœur sans le savoir et pourtant… !

Et selon les informations que nous avons pu recueillir, le cas « Mohamed » n'est pas unique à Achaâcha et dans d'autres communes de la wilaya tel « Douar Behaoulia » dans la commune de Oued-El-Kheir où plusieurs personnes encore en vie ne se seraient pas inscrites à l'état civil, et pour cause, elles n'ont jamais voté et ne voteront jamais, donc inexistantes aux yeux de la loi.


Mouloud B.
Mardi 10 Février 2009 - 20:58
Lu 1120 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+