REFLEXION

Commission d’enquête parlementaire sur la hausse des prix

UN RAPPORT TOP SECRET

Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la hausse des prix de l’huile et du sucre sera t il rendu public ? La question devrait être tranchée dans les prochains jours par les députés. Le bureau de l’APN s’est réuni, mercredi 16 novembre, pour valider ce rapport.



Commission d’enquête parlementaire sur la hausse des prix
Il a été décidé de prendre attache avec les chefs des groupes parlementaires pour qu’ils donnent à leurs députés des consignes de vote sur la diffusion ou pas du document, la tendance étant plutôt de ne pas le rendre public. Le président de la première chambre parlementaire Abdelaziz Ziari a d’ailleurs pris la précaution de ne distribuer de copies du rapport aux membres de son institution qu’à la veille de la plénière. Les exemplaires, remis aux vice présidents, ont été marqués de telle manière que l’auteur d’une éventuelle fuite puisse être immédiatement identifié. Le secret entourant ce rapport suscite l’interrogation dès lors que la partie dédiée à la nécessité de circonscrire le soutien financier de l’État aux produits de large consommation aux bas revenus, voire aux salaires moyens, a été largement médiatisée. Il y a quelques jours, le président de la commission d’enquête parlementaire, Kamel Rezgui, a insisté sur le caractère confidentiel du rapport qu’il venait de remettre au président de l’APN. Il n’a pas manqué, pour autant, de s’étaler sur la question de la subvention. Il a souligné qu’il n’est pas normal que le Trésor public subventionne aussi bien le sucre destiné aux ménages que celui utilisé dans la confection de la pâtisserie, des boissons gazeuses et jus de fruits. Jeudi 17 novembre, en marge d’une séance plénière de l’APN, le ministre du Commerce a affirmé n’avoir pas encore lu le rapport de la commission, dont il a demandé une copie au président de la chambre basse du Parlement. Pourtant, il ne s’est guère fait prier pour évoquer le point relatif à cette subvention, estimant qu’elle ne doit pas bénéficier « aux riches comme aux pauvres ».Actuellement, l’État consacre chaque année quelque 300 milliards de dinars pour soutenir les prix du lait, des céréales, du sucre et de l’huile. « L’État est actuellement capable financièrement d'assurer une telle subvention mais le jour viendra où il ne pourra plus le faire », a averti M. Benbada qui a rappelé que déjà en avril dernier, lui même et d’autres membres du gouvernement avaient évoqué la nécessité d’apporter une aide directe aux catégories sociales qui ont besoin de valoriser leur pouvoir d’achat.

Ismain
Dimanche 20 Novembre 2011 - 13:26
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ACTUALITÉ
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