REFLEXION

Comment vivent-ils ces étudiants subsahariens ?

VENUS DES QUATRE COINS DE L’AFRIQUE POUR ETUDIER A L’UNIVERSITE DE MOSTAGANEM

Ces jeunes étudiants subsahariens qui s’engagent dans un voyage long qui dure des années pour s’aventurer ailleurs, loin de leurs pays natals à des milliers de kilomètres, certains ne parlent pas l’arabe et d’autres « mâchent » difficilement le Français, de confession chrétienne ou catholique, fuyants la pauvreté et la guerre qui dévorent certains de leurs pays , se trouvent à l’université de Mostaganem, heurtés à une religion et une culture qui n’est pas la leur, mais malgré cela ils résistent pour obtenir leurs diplômes. Qui sont-ils et comment vivent- ils?



Au-delà de leurs conditions estudiantines, l’envie de s'impliquer dans leur nouvelle vie, de changer les choses, malgré des sensibilités, des priorités, des parcours de vie différents, est devenue le désir de la majorité d’entre eux. L’exemple des trois étudiants du Burkina-Faso, qui ont rendu visite au journal Réflexion pour dévoiler certaines intimités de leurs vies dans les locaux de l’université de Mostaganem, laisse à supposer que ces jeunes étudiants portent quelques malaises dans leurs séjours , même s’ils se sont obstinés de le dire clairement , les traits de leurs visages et les quelques gouttes de larmes qui taquinent leurs paupières, les ont trahis.   En effet, nous avons compris tout de suite, que la diète alimentaire idéale distribuée aux jeunes subsahariens et qui est faite, selon la cuisine algérienne ne s’adapte  pas avec  le régime alimentaire de cette gent subsaharienne.  A titre d’exemple,  ces  jeunes, selon leurs explications, ne mangent pas des plats consistants à la sauce (lentilles, haricots ..) comme les algériens et ils évitent  les plats trop salés . Ainsi, la cuisine algérienne et  la culture traditionnelle de la région a mis en déséquilibre le régime alimentaire des étudiants subsahariens, ce qui s’est répercuté  sur les conditions d’accueil et d’hébergement  de ces étrangers à l’université de Mostaganem.

Christian, Kisito et Pélagie racontent leur quotidien !
Christian, Pélagie et  Kisito, sont deux jeunes et une fille venus du Burkina Faso pour étudier à Mostaganem, et qui font parti du groupe des 150 étudiants subsahariens venus des quatre coins de l’Afrique  pour le même but. Ces derniers sollicitent  les responsables pour intervenir et mettre un terme au calvaire qu’endurent ces quelques 150 étudiants venus de différents pays subsahariens. Selon ces derniers, cet appel vise essentiellement à inciter les responsables de la tutelle à prendre en charge, en urgence, leurs doléances. Dans ce sens, ces étudiants font état de la dégradation des différents pavillons et tout particulièrement les chambres qui après avoir  subi des travaux de rénovation, suite à leur dégradation avancée, elles sont à nouveau dans un état lamentable et indescriptible. «Pire encore, certains pavillons ne sont pas dotés d’équipements relatifs à savoir : défaut d’éclairage, absence de vachettes dans les portes etc… », déplore un étudiant. En matière d'entretien, ces étudiants affirment que les espaces verts  sont entièrement dégradés en l'absence de tout entretien. Tout en dénonçant la carence des services concernés par la gestion des résidences. Nos interlocuteurs déclarent, qu’une telle situation oblige l’étudiant à se prendre en charge financièrement pour se doucher, se soigner ou pour utiliser l'internet. «Je dépense 40 DA pour la douche, 60 DA pour bénéficier de l'Internet et 500 DA pour me soigner en dehors de la résidence», souligne Kisito, un étudiant en langue française. Concernant la restauration, un constat fait état de chaînes interminables qui obligent les étudiants à s’afficher quotidiennement devant les restos durant plusieurs heures. Concernant les loisirs, ces jeunes nous font part de l'absence totale de moyens de loisirs au sein de la résidence, en outre ils affirment, que  ni le cinéma ni les salles de sports ne sont pas exploités. En matière de cohabitation et de relation humaine entre étudiants, ce sont particulièrement les filles qui subissent quotidiennement des avalanches d’insultes et d’agressions verbales voire des propos injurieux même au sein de la cité, tels que «Kahloucha,»,  ajoute Pélagie, étudiante en langue française. «Malgré les plaintes  et les relances adressées aux responsables, rien n'est fait pour améliorer les conditions de vie de ces étudiants au sein des résidences. « Désolés, de la passivité des responsables qui semblent absents à nos cris de détresse, et d’un commun accord nous avons décidé d’extérioriser nos réclamations à qui de droit et ce,  par le biais du journal ‘’Réflexion’’. s’écrient les trois jeunes étudiants.  

Faiza S
Jeudi 19 Juin 2014 - 15:25
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MOSTAGANEM
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