REFLEXION

Colère des travailleurs du filet social

Les travailleurs du filet social contestent le nouveau dispositif qui leur est désormais appliqué, et dont la durée du contrat est de deux années renouvelables deux fois, avec au bout la « menace de perdre l’emploi et surtout la sécurité sociale » disent-ils.



Selon un de ces travailleurs concernés, recruté par l’APC de Mostaganem en tant qu’agent de bureau : « C’est un véritable scandale. Lorsque j’ai été embauché, il ya si longtemps de cela par l’APC, j’avais signé un contrat ouvert et je conteste le changement opéré sans que je sois consulté ». Selon un autre collègue : « Pour ce qui me concerne, c’est à l’occasion du payement du rappel de la différence entre les 3000 dinars /mois du filet social et ce que l’on croyait être une augmentation à 6000 dinars /mois, qui s’est avéré comme n’étant que le montant du nouveau dispositif qui nous concerne et ce, depuis juillet 2011, mais sans consultation ni explication. Avec le changement, nous avons beaucoup à perdre » dira–t-il. Et de poursuivre : « En effet, s’il est vrai que la prime de 6000 dinars représente le double de ce que nous percevions auparavant, il n’en demeure pas moins que d’autres mesures de ce dispositif, ne nous arrangent pas du tout et nous pénalisent même ». Il en est ainsi notamment de la durée du contrat, « d’ouverte dans l’ancienne formule, elle devient fixée désormais à un maximum de six années. Mais le problème réside surtout dans la disparition des avantages sociaux, tels que la sécurité sociale avec les remboursements du médicament, etc…, qui cesseront d’être assurés au terme des six années du contrat » Est–t-il encore soutenu ? Il est vrai encore qu’il s’agit d’un contrat limité dans le temps et que les bénéficiaires ne profiteront plus des avantages qui lui sont liés, mais il y a lieu d’indiquer qu’en contrepartie, toutes les administrations publiques ont reçu des instructions pour intégrer et titulariser en propriété cette catégorie de travailleurs. Enfin, le filet social n’est pas une solution pour la question du chômage, puisqu’il ne constitue pas un emploi fixe mais une activité d’intérêt général, dont le bénéficiaire peut y demeurer jusqu’à 60 ans sans que cela compte pour sa retraite. Aussi et en considération de tous ces éléments, les pouvoirs publics veulent se rattraper en entamant un début de politique d’intégration à leur égard et en promettant de le faire en priorité pour eux pour chaque nouveau poste à créer. En tout cas, leur nombre est de plus en plus réduit et ne risque pas de grossir car les nouveaux sont pris en charge par le tout récent dispositif, sachant dès le départ à quoi s’attendre.    

Tayeb Bey Aek
Mercredi 29 Août 2012 - 10:49
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MOSTAGANEM
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