REFLEXION

Chavire, chavire pas !



Le FLN tel un mastodonte marin, naviguant en haute mer, risque de chavirer. Ces derniers jours la mer est démontée et houleuse à tel point que le navire FLN se trouve dans une mauvaise posture. Un vent à l’odeur malsaine traverse le vieux parti, les élections sénatoriales en sont une parfaite illustration. A l’approche du 9eme congrès, le parti continue de sombrer dans la division et le clanisme, alors que rien ne semble être fait au niveau central afin d’unifier les rangs, surtout lorsqu’il s’agit d’un rendez-vous politique aussi important. Selon certaines indiscrétions, le FLN est au plus mal et ses responsables peinent à remettre de l’ordre dans la maison, des mouvements de dissidences se dessinent à travers plusieurs wilayas et l’effervescence monte. Le FLN, selon un membre du Conseil National, en tant que structure organique n’existe pas à Oran, sans Mouhafed depuis 2004 et les militants sont écartés et le parti fonctionne selon lui dans l’illégalité. Profitant de cette déconfiture, le courant de l’opposition ne rate pas cette ’opportunité pour mettre plus de pression dans l’espoir de se redéployer sur le terrain dans le but de rallier le maximum de militants à leur cause. Les contestataires ne laissent rien passer, ils sont allés jusqu’à faire allusion sur le phénomène de la corruption au sein de leur formation. Ils ont multiplié ces derniers jours les rencontres. Après celle d’Alger, une autre s’est tenue à Mostaganem, samedi dernier qui a regroupé les mouhafadas des wilayas de l’Ouest. Pour sa part le secrétaire général de l’instance exécutif du parti n’arrive toujours pas à maitriser la situation, il devait réunir hier les mouhafeds pour désamorcer la crise et essayer d’apporter les solutions qui pourraient au moins atténuer ses effets. Malheureusement, hélas, de l’avis de tous, il en serait incapable. Cette situation, si elle venait à perdurer, elle entrainera sans nul doute la division qui fera chuter le FLN. En effet, au lieu de se mettre tous d’accord autour d’une table pour sauver le parti, certains responsables connus d’ailleurs pour leur égoïsme et leur malhonnêteté politique, versent dans l’usure et tentent par tous les moyens d’entretenir le flou. Aujourd’hui le FLN traverse une crise sans précédent et les mouvements d’opposition s’amplifient de jour en jour et ne cachent plus leur intention d’aller vers un 9eme congrès bis à l’image du précédent congrès qui a vu le clan de Belkhadem prendre les rênes au détriment du clan de l’ancien secrétaire général déchu Ali Benflis. En 2004, les redresseurs, ont mené une campagne électorale en faveur du président de la République presque dans l’illégalité, mais avec une volonté militante farouche et sans tache, ils ont su déjoué toutes les machinations, et ont pu redresser la barre sur le terrain et la preuve irréfutable en est les résultats des urnes en faveur du candidat du consensus. Aujourd’hui cette base militante n’est plus là, elle a été écartée comme par enchantement et remplacée par une autre qui ne sait nager que dans les eaux troubles.

Amara Mohamed
Lundi 1 Février 2010 - 23:01
Lu 492 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+