REFLEXION

Charm El Cheikh ou la paix déguisée !



Da nouveau, Palestiniens et Israéliens se sont rencontrés ce mardi à Charm El Cheikh en Egypte, sous l’œil vigilent d’Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine et ce, après l’ouverture officielle, le 02 septembre dernier à washington, des pourparlers directs palestino-israéliens. Déjà, dès cette première rencontre, sensée redynamiser la poursuite des pourparlers interrompus à plusieurs reprises, l’ambiance n’était guère favorable et ne laissait présager aucune chance de réussite des négociations. Les palestiniens savent à l’avance que les négociations n’aboutiraient pas à cause du pessimisme affiché par les membres de la délégation israélienne. Les conditions fixées par les Israéliens sont inabordables, dès le départ, du fait même que ces dernier n’adhèrent pas à la demande du président américain, Barack Obama, de la prolongation du moratoire gelant la construction de nouveaux logements dans les colonies juives dont la reprise est prévue le 26 de ce mois. La délégation israélienne conduite par Benjamin Natanyahu campe sur un point essentiel à savoir : la reconnaissance par les Palestiniens, d’Israël en tant qu’Etat nation du peuple juif. Les palestiniens, de leur côté, demandent l’arrêt de la colonisation sur leur territoire. Selon d’autres sources, les Israéliens tentent d’entamer la reprise des discussions par les questions sécuritaires, jugeant ce point crucial, avant d’aborder les autres questions inscrites à l’ordre du jour. Les Palestiniens, pour leur part, semblent déterminés à discuter d’un Etat Palestinien indépendant et souverain avec le retour aux frontières de 1967. Chose que les israéliens entendent d’une sourde oreille. Ceci étant, le processus de paix, entamé depuis des décennies continue d’avancer à la vitesse d’une tortue car jamais, au grand jamais, les Israéliens n’accepteront les conditions fixées par les Palestiniens. Se disant menacés sans cesse par leurs voisins, les Israéliens feront fi même des pressions (faut-il encore qu’elles soient réelles) exercées sur eux par les américains et la communauté européenne. Au lieu de discuter du fond du problème pour aboutir à une paix réelle et durable, les Israéliens esquivent comme à chaque rencontre, les vraies questions relatives au processus de négociations directes, seule issue possible pour les deux parties d’atteindre leur but final : la paix ! Cette paix est-elle impossible ?

M. Bentahar
Samedi 18 Septembre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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