REFLEXION

Chantage à la Sarko

L’Algérie vient d’être portée sur la liste des pays à risques par Washington et Paris et comme il n’est un secret pour personne, Paris ne fait rien sans son tuteur attitré que sont les Etats-Unis.



Sarkozy semble oublier, lorsqu’il était ministre de l’économie, est venu supplier Bouteflika pour sauver Alstom qui était au bord de la faillite, il est allé même à offrir un partenariat d’exception dans le cadre du programme de soutien à la relance économique initié par le président de la république Abdelaziz Bouteflika. En effet l’Algérie avait lancé de grands projets dans les domaines de l’énergie et du transport et Sarkozy, alors futur candidat à l’élection présidentielle française, est venu solliciter l’appui de Bouteflika notamment sur le plan économique d’où les retombées positives sur sa campagne électorale et depuis Nicolas Sarkozy est considéré comme le sauveur d’Alstom d’une liquidation certaine. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui vient nous rappeler si besoin est, que Sarkozy est un homme imprévisible, lunatique et versatile et n’inspire aucune confiance. Il vient par l’intermédiaire du très critiqué ministre de l’intérieur Brice Hortefeux de mettre l’Algérie sur la liste noire des pays soutenant le terrorisme, si pour Washington les choses sont différentes et les mesures sécuritaires annoncées à la suite de la tentative d’attentat du nigérian Omar Farouk Abdoumoutallib relève d’une stratégie englobant la sécurité des aéroports américains et de ce fait les embarquements au niveau de tous les aéroports européens et asiatiques, il n’en demeure pas moins que la France est allée vite en besogne en taxant l’Algérie pays à risque au même titre que l’Afghanistan, une décision aux dessous politiques connus. Cette décision semble s’inscrire dans une logique de confrontation toujours souhaitée par Sarkozy, du fait que les relations entre les deux pays traversent actuellement des zones de turbulence depuis plusieurs mois déjà. Le report à plusieurs reprises de la visite du chef de l’état à Paris, le refus du gouvernement algérien de recevoir les ministres très controversés de l’intérieur B.Hortefeux et celui de l’identité nationale et de l’immigration Eric Besson, prouvent on ne peut plus clair que le courant ne passe pas et l’ambiguïté du discours officiel français envers notre pays n’est pas pour arranger les choses. La France ne veut pas qu’on lui dame le pion notamment après les réticences algériennes envers le projet de l’union pour la méditerranée (UPM), Sarkozy a tout tenté pour rendre le pays docile à l’image de l’Egypte de Moubarak, mais en vain, Bouteflika est maître chez lui contrairement aux autres dont les pays sont le fief du terrorisme, mais ne figurent nulle part sur la liste des pays dits à risques. Le chantage politique ne tient pas avec l’Algérie qui demeure un pays souverain et libre de ses choix politiques.

Amara Mohamed
Mercredi 6 Janvier 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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