REFLEXION

Ces maires qui gèrent les milliards !

CERTAINS NE SAVENT PAS LIRE ET CONFONDENT ENTRE BUDGET COMMUNAL ET BUDGET SECTORIEL

Ne dit-on pas souvent qu’une image vaut plus que mille mots? L’image d’un maire pied à terre et l’autre en prison et l’image d’un élu à l’APW qui bouscule les chômeurs pour s’acquérir un poste dans le cadre du DAIP, et l’image d’un député qui traine derrière lui une jeune fille universitaire pour en faire sa deuxième femme, le poste oblige .Tous unis pour constituer une grande carte postale inédite dans une tranche d’élus que le peuple a choisie pour le représenter.



S’il s’agit d’une invitation à une réception du wali ou d’accompagner un ministre dans une sortie de travail, ils répondront tous présent, mais s’il s’agit d’un appel à l’aide ou d’une intervention en faveur  d’un citoyen, ils  ne sont jamais là.
Comment peut-on nommer ces types d’invendus qui sont payés par des dizaines de millions et qui, on ne  les trouve nulle part quand il s’agit de faire preuve d’un devoir envers les citoyens en détresse. Combien de familles ont été expulsées de leurs maisons en plein hiver, et combien d’handicapés se sont transformés en mendiants par la faute de non-assistance, et combien de  femmes se sont converties en prostituées parce qu’elles n’ont pas trouvé chez  les  élus une main tendue.
De  la stupidité  peut-être d’un député qui s’est changé en entrepreneur  pour gonfler ses revenus bancaires ou de l’égoïsme d’un maire qui court derrière le business et les demoiselles ou peut-être encore le fauteuil de  ‘’sid elmir ’’  qui a changé son train de vie d’un simple agent ou mécanicien ou encore un planton de la mairie pour devenir « monsieur le maire » d’une ville, qui du jour au lendemain, il devient le premier homme de la commune et négocie des projets à coup de milliards avec des investisseurs et aussi le sort de toute une population d’une commune .
Ce n’est pas une plaisanterie, mais la réalité crue. Des maires  qui trainent derrière eux  des casseroles de scandales, et dont des centaines sont poursuivis pour détournement et de malversation, chevauchent encore  la diligence du développement  des  communes.

Après moi le déluge...
Les exemples ne manquent pas dans  nos communes. Avant-hier une visite m’a guidée vers une commune et comme par hasard je me suis retrouvé  face à une scène honteuse ; le maire de cette commune qui est encore sous le collimateur de la justice pour plusieurs affaires ; encadré par ses lieutenants pour mieux consolider son discours  politique avec un groupe de pauvres jeunes venus demander ses services ; le maire avec un sourire de lièvre et une hypocrisie de politicien chevronné  , il retint leurs noms sur une agenda déjà rempli par d’autres victimes , il assure à chacun   d’eux la solution rapide de ses problèmes .Pour le premier, il l’inscrit dans l’AIG , pour le second, il sera sur la liste du LSP alors que pour le troisième, il sera retenu dans le cadre de l’investissement agricole. Laissons le sujet  des promesses  qui  a caricaturé  l’image de l’Etat et qui a affaibli la confiance entre le peuple et les autorités par ces mauvaises  attitudes de certains élus et parlant du phénomène des détournements  et de la corruption qui a empoisonné la gestion des communes et mis en péril le développement des villes .Que dire d’un maire qui corrompe ses lieutenants ‘’l’exécutif’’ avec quelques primes ou quelques miettes restants dans son tiroir  du gros lot bouffé, pour bénéficier de leur bénédiction pour approuver  les délibérations de ses marchés . Qu’attendons-nous de ce maire qui avantage les projets de réalisation des jardins et l’achat de jets d’eau et l’extension de son bureau et l’achat du marbre pour ses toilettes sanitaires à des dizaines de milliards et il s’oppose à la libération d’un petit milliard pour les travaux de réfection et la  réalisation d’un mur de clôture du cimetière .Il a dit non, ‘’trois fois non’’, un  non parce qu’il a bouffé tout l’argent du budget, un deuxième non parce qu’il n’est pas natif de la commune et ses ancêtres ne sont pas enterrés dans le dit cimetière et puis un troisième non, les morts ne peuvent pas le corrompre !?

Les walis et les chefs de daïras en pompiers !     
D’abord, certains ne savent pas lire et confondent entre budget communal et budget sectoriel, et d’autres confondent entre le budget primitif et budget supplémentaire (BS). Et les exemples ne manqueront pas quand il s’agit de parler techniques de gestion. Dans une commune à Mostaganem par exemple, un maire s’est mis à la place du directeur de l’action sociale et il a signé un contrat de recrutement pour un jeune chômeur dans le cadre de l’aide à l’emploi l’AIG. Résultat : il a été condamné à une année de prison. C’est pourquoi la majorité de nos maires sont collés aux chefs de daïras. C’est ainsi devant l’ignorance  et le manque de la clarté dans la gestion des maires, le chef daïra devient au fil du temps le vrai maire de la commune sans être élu et dire que l’administration a privé le maire de ses prérogatives ! Evidement, il encore tôt pour ce genre de maires, ces messieurs 10% de prendre plein pouvoir, car s’il sera le cas, on se retrouvera avec une SARL à la place d’une APC. Et dire qu’on va avancer vers un avenir meilleur, mais avec qui !?

Riad
Samedi 24 Mai 2014 - 10:34
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ACTUALITÉ
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