REFLEXION

Ces femmes qui ont soutenu Réflexion…

Ecrit avec le cœur à Toutes les braves femmes qui nous ont donné du courage, nous les hommes pour continuer à contribuer à soigner la société en décadence et surtout à Lalla Amina ma défunte épouse que je n’oublierai jamais, Allah yerham’ha, pour sa gentillesse et sa générosité. Inchallah, au paradis. Je cache volontairement mes larmes pour ne pas fâcher la joie de la femme en cette magnifique journée pour dire à toutes les femmes de mon pays. Bonne fête mes sœurs, mères et filles de cette Algérie profonde sans oublier ‘’Errahma’’pour les ‘’Chahidates ElWatan’’.



Toujours dans mon cœur !
Elles m’épaulèrent dès mon premier pas dans cette aventure qui me prend toutes mes forces et tout mon temps. Elle me prend encore mes jours et mes nuits, mes saisons et mon soleil.  Elles s’appelaient Nour, Hafeda, Amina, Khadidja, Fatima, Fatma, Sihem, Asma, Samia, Rim, Samira, Rachida, Halouma... C’étaient et sont encore mes filles. Nos filles à tous.
C’étaient des enfants qui n’avaient d’yeux que pour ces vieilleries qui survolaient les machines à la recherche d’un synonyme ou feuilletaient quelque grimoire en quête de sagesse. Des incrusteurs de savoir-vivre, de politesses, de bonnes manières... Des guides.
C’était ma famille et ça l’est toujours ces vieilleries de feu Sy Abdelkader Benyahia, Hocine Benyahia, Adda, Younes , Bentahar, Benatia, Smaïl, Daouadji, TBA… et ces jeunes demoiselles devenues de braves mères pour certaines alors que d’autres triment encore à mes côtés.
Nous étions la famille de ces valeureuses et vaillantes libellules qui apprenaient à survoler les ateliers d’un métier de prestige. Journaliste. Des ateliers humains qui s’épuisaient en tâtonnant dans les méandres de l’information. Nos filles avaient tout : la volonté, l’énergie, la conviction et la foi. Leur manquerait-il autre chose que ces carburants de la vie ? Comme nos vieilleries, elles étaient formées sur le tas. La saisie, la pub, la quête d’informations fables, les reportages, le café,   la vaisselle, la maquette, la une, les mots croisés, les pages santé et culture, le coin gastronomie et mode… Elles étaient tout et s’occupaient de tout. Elles étaient les nerfs du corps Réflexion.
Combien de fois, me suis-je cru seul à la barre de ce navire qui bourlinguait défiant la mer déchaînée et m’ai-je emporté vous tirant les plus larges sourires sur vos frimousses et fait écarter les joues mal rasées de ces vieux fossiles ? Et combien de fois m’avez-vous contrarié en complicité de ces antiquailles pour me voir rager ? Je comprenais, une fois la houle apaisée, que si le navire ne drossait point c’était parce dans l’ombre l’équipage, au grand complet, essardait le fond en suant sang et sueur. Nul n’est parfait et mille excuses ne suffiraient pas aux bienveillantes muses et aux preux chevaliers.
Pendant plus de trois cents jours par année, soit plusieurs milliers de fois depuis le numéro inaugural du 26 juillet 2008, elles ont retenu leur souffle vers dix-huit heures. La mise en page. Ce souffle, elles le retiennent encore où qu’elles soient et quoi qu’elles fassent. Elles soupiraient dès que je donnai l’ordre de mettre en ligne le fruit de tant d’efforts : le numéro du lendemain. Jeunes et vieux souriaient ; les jeunes pour avoir appris à réussir dès le jeune âge et les vieux pour avoir montré que l’on peut réussir à tout âge.
Ma famille ! Ma grande famille. Ma richesse. Un merveilleux don d’Allah.  Et comme on ne vit pas sans se dire adieu, comme le criait un parolier dont je ne me souviens plus, bien des filles et de sœurs sont passées et m’ont marqué moi-même, leurs collègues et les lieux d’une façon indélébile. Leurs pas résonnent encore et leur bonne humeur envahit le siège en s’accrochant aux murs. Leurs adieux larmoyants suintent encore des parois de leur second foyer qu’elles ont tant aimé et défendu.
Et puis… Il y avait une bonne dame. Une ombre furtive. La dame que personne ne connaissait ni ne voyait, us et coutumes obligent, et qui tel un fantôme, déposait café, thé et friandises quand la connexion au siège de notre quotidien faisait des siennes. Madame Benatia. Que de numéros ont été mis en ligne depuis son modeste foyer vers les rotatives et le site du quotidien. Un chef-lieu de générosité et de grandeur d’âme.
Que madame Bendia me pardonne ces retenues tardives de son bien-aimé mari qui, comme elle le sait bien, respire l’astre Réflexion comme elle-même respire l’air de cette planète. Il faudrait bien un contrôle, une supervision et le poinçon de votre cavalier pour satisfaire nos lectrices et lecteurs, et Si Hadj, votre humble mari est passé maître en la matière.
Enfin, en cette journée mémorable du 8 mars, une larme à cette dame. Un charme ravi à la fleur de l’âge. Cette Grande Dame que fut Amina (ma défunte épouse) -dame- courage. Une épouse idéale et une mère modèle. La dame qui m’apprit que la patience n’a pas de limites comme le prétendent tant de sages et de moins sages, de philosophes et de penseurs. Elle était la patience même. La patience personnifiée. D’elle, j’ai appris que le paradis, son royaume, se mérite. Et facilement. De son coin, la timide, réservée qu’elle était, n’avait qu’une seule fierté, ma réussite. Et je n‘avais qu’une seule forteresse, Réflexion.
Réflexion et ses milliers de soldats anonymes qui se faufilent vers les kiosques chaque matin. Et aussi ces enfants et vétérans qui versaient de chaudes larmes quand le mépris et le dédain nous clouait au pilori avec pour cette fatale conséquence qu’est le « Le journal ne paraîtra plus ». Un couperet.
Que de fois les poilus de Réflexion ont sorti leurs mouchoirs pour essuyer les larmes de ces nymphes des jours durant. Oui, des jours durant, nous attendions la bénédiction d’Allah pour un secours céleste qui sauverait des familles entières du besoin. Des familles de pauvres gueux, d’orphelins et de veuves qui n’attendaient que ces fins de mois d’un quotidien qui titubait et qui n’apparaîtrait plus. Combien de fois s’est-il affalé et s’est relevé ?
Avec feue Amina, mes filles et mes patriarches, j’ai appris que rien n’est pire qu’un adieu. Dieu sait combien d’adieux ai-je fait et combien de chaudes larmes ont été versées. Mes filles lisent encore leur cher qu’est Réflexion, j’en suis certain, quoiqu’elles aient fondé leurs foyers ou même quitté le pays. De là-haut, nous contemplent aussi celle qui m’a tant donné et pour laquelle chaque jour était un conte, et feu Si Abdelkader Benyahia qui avait trouvé chez nous à la fin de sa vie en cette oasis, le havre de paix qu’il a cherché toute sa vie.
Tous vos adieux ont été enregistrés et consignés avec vos larmes qui brillaient comme des perles et le plus difficile sera mon adieu, un jour ou l’autre, à celles et à ceux qui resteront après moi. La vie est ainsi faite. Et Réflexion restera à jamais le vôtre. Comme dirait Benatia : « Un patrimoine de l’humanité ».
Gente féminine, dames et demoiselles, filles et fillettes, nos moitiés ! Cette merveille que vous tenez entre vos mains est votre œuvre. Qui que vous soyez, où que vous soyez et quoi que vous faites, soyez certaines de ma gratitude et de ma reconnaissance sans limite aucune envers vous et envers vos proches qui, j’en suis certain, sont fiers de vous et de cette modeste école que vous avez choisi un jour pour voler de vos propres ailes.
Bonne fête et meilleurs vœux de bonheur, de bonne santé et de prospérité. Une foi inébranlable surtout et des jours toujours meilleurs les uns que les autres.  

 

Belkacem
Lundi 7 Mars 2016 - 19:31
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