REFLEXION

Ce qui attend le nouveau wali d’Oran



Ce qui attend le nouveau wali d’Oran
Lors d’une « réunion d’Adieu» organisée la semaine dernière avec les membres de l’exécutif, les élus et les représentants de la société civile l’ex- responsable de la wilaya des ponts suspendus, Constantine, a revisité son séjour dans la capitale de l’Est avant de rejoindre celle de l’Ouest pour une autre et une nouvelle mission dans une ambiance conviale marquée un peu de tristesse et d’émotion, le désormais Wali d’Oran aurait affirmé qu’il avait découvert à Constantine. «une ville historique mais qui manquait d’ambition…» On sait pourtant que l’ancienne Cirta a connu de grands efforts en matière de développement. Plusieurs projets ont été lancés ou initiés et ici un peu moins qu’ailleurs, il y a eu aussi des retards et des improvisations. Selon des observateurs avertis de la scène constantinoise, le constat du wali partant laissait entendre que la stratégie de développement du constantinois restait pénalisée par « des imperfections et des entraves » qui retardent les programmes et bloquent certaines initiatives de modernisation… c’est dire combien la tâche qui attend le nouveau wali à Oran risque de surprendre par l’ampleur des contrainte et des imperfections qui gangrènent le terrain oranais depuis des décennies. Constantine, qui a plutôt réussi son combat contre son principal fléau, l’habitat précaire, garde l’espoir de parachever dans les délais et dans de bonnes conditions ses projets engagés dont celui du tramway trans-Rhumel, l’aménagement du Bardo, la cité des sports à Guettar ou encore la réhabilitation de la médina… ce qui hélas loin d’être le cas pour la métropole Oranaise Carïci, c’est toute la problématique du développement urbain qui semble rester compromise par différentes équation difficiles à résoudre. Des équations qui rassemblent toutes les variables connues ou inconnues constituant un système de gestion de la ville fondé sur le culte de la médiocrité et des talonnements irréductibles. Inutile de revenir sur tous les projets en retard ou à l’arrêt tels que la grande mosquée, le palais de la culture, le complexe sportif, la restauration des vieux immeubles et l’aménagement d’anciennes grandes structures abandonnées Inutile de parler des travaux du tramway et ses sublimes désagréments causés aux riverains et aux usagers. Inutile de rappeler à quel rythme les bidonvilles rasés renaissent au même endroit de leurs décombres. Inutile de citer les mille et une « initiatives » inscrites par l’APC Oranaise au registre du bricolage urbain et des fuites en avant. Qu’il s’agisse de l’habitat du vieux bâti, de l’hygiène publique de l’assainissement, de l’environnement de l’école, de la culture ou de la santé, la ville ne cesse de cumuler des échecs et les déficits sous le regard passif de certains acteurs déguisés défenseurs de la cité oranaise outragée. Des acteurs qui ne s’agitent souvent que pour alimenter des conflits et entretenir les zizanies locales visant à anéantir les efforts et briser les volontés engagées pour le progrès et le changement.

N. Bentifour
Samedi 16 Octobre 2010 - 00:01
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