REFLEXION

Ce que veut le peuple du président Bouteflika. Les vraies priorités des Algériens.

Les Algériens attendent des mesures concrètes comme la baisse du prix de l’électricité trop cher pour les ménages, la révision du système de remboursement des médicaments, la construction des routes et autres. « Les gens ne comprennent pas le code des marchés publics. Ils veulent du concret. Le reste n’intéresse pas le peuple. C’est de l’abstrait, de la science fiction pour la majorité des Algériens. »



Ce que veut le peuple du président Bouteflika. Les vraies priorités des Algériens.
Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé en Conseil des ministres une série de mesures économiques et sociales destinées à calmer la colère de la population. Mais l’impact de plusieurs mesures annoncées ne sera pas immédiat. « Dans un pays qui fonctionne correctement, de telles mesures ont besoin de six mois pour produire leurs premiers effets. En Algérie, avec l’administration algérienne, les effets ne seront pas visibles avant une année, voire plus », explique un politologue. Par exemple, le processus de construction de nouveaux logements, entre l’appel d’offres et la livraison, prend en moyenne 15 mois.

Les mesures annoncées montrent en tout cas que le gouvernement ne comprend pas les vrais problèmes des Algériens. Ces derniers attendent des mesures concrètes comme la baisse du prix de l’électricité trop cher pour les ménages, la révision du système de remboursement des médicaments pour le remboursement à 100 % par l’Etat de la grande majorité des médicaments au prix de vente dans les pharmacies. Le président Bouteflika doit également régler au plus vite le problème de la pénurie de médicaments. Il doit en outre limoger les ministres en poste depuis de nombreuses années et qui ont échoué de manière flagrante comme Boubakeur Benbouzid, Amar Tou, Cherif Rahmani ou Djamel Ould Abbes.

Il doit également lancer rapidement, sans délais, la construction des routes réclamées par les citoyens lors des manifestations. « Les gens ne comprennent pas le code des marchés publics. Ils veulent du concret. Le reste n’intéresse pas le peuple. C’est de l’abstrait, de la science fiction pour la majorité des Algériens », explique un cadre dans un groupe privé.

Le Président doit instituer une allocation pour les chômeurs et libérer les initiatives économiques, créatrices d’emplois. Les projets d’investissement nationaux ou étrangers doivent être validés et lancés le plus rapidement possible pour créer une nouvelle dynamique économique, disent des cadres. Le chef de l’Etat doit lancer rapidement la construction des villes nouvelles de Boughezoul, Hassi Messaoud et autres, les relier par des autoroutes et des TGV au nord du pays, pour créer des emplois et augmenter considérablement l’offre de logement. « Le président doit lancer sans tarder la ville nouvelle de Boughezoul pour désengorger la capitale. La future ville doit être reliée à Alger avec des TGV et une autoroute. Il faut laisser les Algériens se déplacer librement et rapidement dans leur pays », estime le PDG d’un groupe public.

Le Chef de l’Etat doit également rendre public le fichier national du logement, démasquer les faux bénéficiaires de logements sociaux et de location-vente, les exproprier pour les distribuer aux vrais nécessiteux. Les listes de bénéficiaires de logements sociaux doivent être établies par des comités de quartiers composés de jeunes qui connaissent les personnes qui ont vraiment besoin d’un logement.

Le président de la République doit lever les barrages de gendarmerie et de police dressés sur l’autoroute entre la capitale et l’est du pays. Ces barrages impopulaires suscitent le ressentiment de la population à l’égard du pouvoir et des forces de sécurité. Il doit également réformer le code de la route, l’appliquer à tous les Algériens, sans distinction, où à défaut abolir le retrait du permis de conduire, sauf en cas de faute grave. Ce code de la route a institué une division entre les Algériens : les pistonnés et les simples citoyens qui n’ont pas de relation avec la gendarmerie, la police et l’administration.

Abdelaziz Bouteflika doit aussi donner des exemples en matière de lutte contre la corruption. Des têtes doivent tomber, quel que soit leur rang ou leur proximité avec les cercles officiels de décision. Les ministres impliqués doivent être jugés et condamnés si leur culpabilité est prouvée.

Ismain
Mardi 1 Mars 2011 - 11:58
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