REFLEXION

Ce n’est que légitime...



Les choses se sont apaisées, le terrorisme est à son stade résiduel, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, donc que faire du corps de la Garde Communale. Seule solution, le dissoudre. En effet, ce corps paramilitaire, créé dans l’urgence de la déferlante terroriste des années 1990, sera dissout. Et déjà, à très brève échéance, plus de 30 000 agents seront «désengagés» pour être réinjectés dans la vie civile. Pour le gouvernement, «cette opération devra aboutir dans une première étape à désengager plus de 30 000 gardes communaux de la participation à la protection des biens et des personnes face à la menace terroriste. Le reste de l’effectif sera placé sous l’autorité directe du ministère de la Défense nationale qui procédera, dans une deuxième étape, à leur redéploiement, au fur et à mesure de l’extinction de la menace terroriste». Cette affaire, hautement sensible s’agissant d’un corps entier — des dizaines de milliers d’agents armés — ne devant nullement être traitée avec légèreté, le gouvernement lui a consacré tout un Conseil interministériel le 28 avril 2010. Mais aujourd’hui, ces gardes communaux dont la majorité est dépourvue de titres et de diplômes, se sentent complètement- désemparés. Aussi, il y a lieu de noter que certains cadres détenteurs de licences et issus des universités, ont été recrutés en qualité de chefs de détachements, ou de magasinier pour assurer d’autres fonctions administratives au sein des différentes directions de wilaya, et qui se retrouvent aujourd’hui désorientés du fait que l’opération de redéploiement de leur corps ne les touche pas, elle concerne uniquement les hommes de rang. Ces derniers se demandent quel sera leur avenir dans la mesure où rien de ce qui pourrait les concerner n’est envisagé pour le moment. Par ailleurs, Et comme en témoigne la situation des années 1990, le corps de la garde communale a marqué l’histoire du pays par son empreinte, c’est le corps, en dehors de l’armée qui a le plus donné. En 1995, lorsque l’Etat a décidé de constituer des détachements de la garde communale, leur mission n’était pas définie, sauf que qu’ils allaient être considérés comme les futurs auxiliaires des forces règlementaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. La formation de ces contingents qui allaient devenir par la suite des détachements régis par une loi avec une direction de tutelle, n’était guère facile, du fait que plusieurs jeunes refusaient à l’époque d’endosser un uniforme et de s’engager dans l’aventure. Ce sont les chômeurs, les analphabètes, dont la majorité venait des zones éparses et d’un certain âge. Ils étaient volontaires. Ils ont répondu présents plus par souci social que celui de combattre les terroristes, car au bout de trois années, la garde communale a payé un lourd tribu, des dizaines de morts et des centaines de blessés. Aujourd’hui, s’ils revendiquent un salaire décent ce n’est que justice rendue envers cette frange de la société.

Amara Mohamed
Vendredi 11 Mars 2011 - 10:34
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CHRONIQUE
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