REFLEXION

Ce n’est que légitime !

125 députés, toutes tendances politiques confondues ont approuvé l’initiative d’un député du FLN, pour avoir déposé une proposition de loi criminalisant la colonisation en Algérie.



Qui a-t-il de si exceptionnel dans ce genre de démarche qui puisse choquer certains titres de la presse française, qui en font actuellement un tapage médiatique sans précédent. Pourquoi ce « deux poids et deux mesures » de la part je dis bien, de certains médias dans le traitement de l’information et de dossiers aussi brûlants. La loi de 2004 votée par le parlement français n’a pas été pour apaiser les tensions qui existent entre les deux pays, pourquoi n’y a-t-on pas fait tout un brouhaha, elle a fait couler beaucoup d’encre n’est-ce pas ? D’autant plus que la démarche du député du FLN est tout aussi démocratique que légitime. Un ancien diplomate algérien cité par la Croix, dans son analyse faisait allusion à une « manipulation dont le chef de l’Etat serait l’instigateur et qu’il lui appartenait de bloquer cette proposition de loi s’il le voulait ». Je ne sais si ce diplomate avait le même langage quand il faisait partie du sérail ou non, toujours est-il que le président de la République pourrait en effet stopper la procédure, mais cela ne veut en aucune manière dire qu’il en est l’instigateur. C’est une démarche politique démocratique, pourquoi voulait-on qu’elle soit autre chose que ce qu’elle est réellement. Arnaud Montebourg, député PS, y voit la monnaie de la pièce de la loi qui reconnaissait « le rôle bénéfique de la colonisation ». « C’est la réponse du berger à la bergère », « Il n’y a pas lieu de s’étonner qu’un pays fasse la même chose que nous en sens contraire. Nous payons la facture du fait que la France a refusé d’apaiser son propre passé », et de conclure « Nous avons besoin de dépasser ce débat, sans l’oublier. Ce serait malvenu ». Une réaction, on ne peut plus clair, la France n’a pas voulu saisir toutes les opportunités offertes pour clore ce dossier d’une manière définitive, elle continue d’entretenir le suspens dans l’intérêt de qui ? En tout cas pas celui des deux peuples. Il est vrai que les relations bilatérales ne sont pas au beau fixe et rien pour l’instant ne laisse présager une quelconque amélioration dans le contexte actuel des choses, et la politique de Sarkozy y est, reconnaissons-le, pour beaucoup dans la détérioration de ces relations. Le président français l’a démontré à plusieurs reprises, il ne veut plus entendre d’un leadership algérien au Maghreb et dans la région du Sahel, pour preuve, l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à risques, qui n’a en réalité fait que calquer son attitude sur celle de la plus grande puissance mondiale. Histoire sans doute d’infantile mimétisme. Maintenant, si les mesures de réciprocité prises et celles qui sont en voie d’être prises seront considérées comme la loi du talion, on y peut rien et comme l’avait si bien dit un de nos confrères « Pourquoi pas », c’est à l’honneur de la République et de ses concitoyens.

Amara Mohamed
Mardi 9 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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