REFLEXION

Ce Mostaganem là



Ce Mostaganem là
Mostaganem dans ses villages, ses banlieues et ses faubourgs, reste globalement la même sur le plan de la structure coloniale, ce sont quasiment les mêmes rues, boulevards et passages intermédiaires, sur les périmètres desquels n’importe quel remplissage est admis jusqu’à l’entassement le plus sordide ; depuis l’Indépendance, jamais un responsable de l’urbanisme, par exemple, n’a pris son rôle en charge en se disant qu’il faille raser tout un pâté par-ci, démolir entièrement une vieille cité par-là, avec dans la tête de penser une extension intelligente faisant agrandir la ville dans les bonnes mesures et l’harmonie. Toutes les cités bâties depuis, elles ont été réalisées à quelques pas des agglomérations coloniales de façon à ce que le nouveau et l’ancien s’entremêlent, en hommes et en matériels, dans le désordre le plus incongru et le plus violent. On s’étonne aujourd’hui pourquoi les villes algériennes sont parmi les plus sales du monde, pourquoi l’eau de l’égout nauséabond longe le caniveau de grandes institutions publiques, le rat fait bon ménage avec le chat de gouttière dans les quartiers huppés de la capitale du Dahra, des rongeurs à la pelle sont régulièrement écrasés sur les chaussées et en même temps un wali donne l’ordre de ravaler les façades pour faire joli. Mais, enfin, au lieu de voir sérieusement comment réfléchir pour sortir les Mostaganemois de cet enfer-là, parce que c’est la majorité des citoyens qui supporte ce calvaire de l’agglomération urbaine, des élus, particulièrement les maires, ont résolument donné le dos à la ville, dans une espèce de folie gratuite, pour injecter purement et simplement tout un budget, assez important pour le compte d’une wilaya dite touristique, dans la construction d’une trémie qui, certes, fait arriver plus vite d’une ville à l’autre, mais ensuite, jusqu’où la fuite? Qu’est-ce qui s’est donc passé dans la tête de tous les élus Mostaganemois depuis l’Indépendance pour qu’en l’espace de deux générations, les mouvements dans la ville deviennent des plus problématiques, à la limite de l’horrible ?

Said
Mardi 13 Novembre 2012 - 00:00
Lu 427 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 06-012-2016.pdf
3.51 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+