REFLEXION

Carte sociale et précarité : Quand on n’a que son salaire pour affronter la rentrée sociale

En l’absence de toute évaluation ou d’étude pour savoir si les salaires actuels correspondent aux besoins vitaux d’un villageois et d’un habitant d’un petit centre urbain, représentant la composante d’une population comme celle de la wilaya de Mostaganem on ne peut établir une carte sociale pouvant nous renseigner sur les indices de précarité à laquelle peut être soumise chaque famille.



Carte sociale et précarité : Quand on n’a que son salaire pour affronter la rentrée sociale
En fait, tout ce qu’on sait nous provient de ce qui se dit dans la rue et de ce qu’on peut constater de visu dans les espaces commerciaux, devenus au fil des années des lieux où on peut sonder le moral des gens. Justement, à moins de deux semaines d’une rentrée sociale exceptionnelle, dans quel état d’esprit les chefs de famille se préparent pour aborder les choses. Un fonctionnaire à l’hôpital de Ain Tedles père de 2 enfants, ne se fait pas d’illusion quant à un quelconque changement. Pour lui, “le citoyen a cessé de se plaindre tellement il est habitué à penser toujours dans le sens négatif, tant rien ne l’encourage à changer de nature”. Et d’ajouter : “Finalement, on n’a que notre salaire pour affronter le reste de ce mois. La rentrée scolaire, puis la fête de l’Aïd mises à part, tout sera comme avant. Celui qui s’endettera le fera comme d’habitude et pour les autres chacun trouvera comment se débrouiller.” Dans la même collectivité, un groupe d’enseignants rencontrés près d’un kiosque à journaux, a tout de suite sauté sur l’occasion pour dénoncer le fait qu’ils n’ont pas perçu à ce jour leurs primes de rendement, une indemnité qui devaient leur être versée en juillet, ce qui dénote que c’est tout le monde qui a besoin de rentes supplémentaires.
Ils sont des milliers à travers toute la wilaya à ne pas pouvoir s’occuper de leur progéniture, non pas seulement à l’occasion de la rentrée des classes mais durant toute l’année. Généralement sans emploi permanent, cette catégorie de personnes ne fait pas l’objet d’un intérêt particulier des pouvoirs publics, du moins pour leur assurer une couverture sociale ou mettre en place pour eux un dispositif leur permettant de couvrir une partie des dépenses scolaires de plus en plus élevées. Il y a également ces personnes victimes de licenciements économiques, les bénéficiaires de l’IAIG rémunérés à 3 000 DA, les ouvriers non déclarés que des entrepreneurs exploitent dans des chantiers.

Riad
Lundi 31 Août 2009 - 01:11
Lu 408 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+