REFLEXION

Carences dans les cantines scolaires à Oran

QUELLES SOLUTIONS ?

Où mettre son enfant entre midi et 13 heures ? Quelle est la formule même de lui permettre de manger et être gardé avant la reprise des classes ? La hantise pour les parents qui travaillent reste encore cette année la sortie des écoles à l’heure des repas.



Carences dans les cantines scolaires à Oran
n véritable casse-tête chinois qui les pousse souvent à opter soit pour une école privée, soit pour une nourrice qui récupère les enfants. L’absence de cantines scolaires engendre également des contraintes pour les écoliers qui habitent loin de l’établissement fréquenté et qui ne bénéficient pas de transport scolaire .Ils se trouvent obligés de manger des casse-croûtes sur places ou encore quémander la possibilité de monter dans un bus en prenant le risque de resquiller quand ils ne recourent pas à un dangereux auto-stop pour pouvoir rentrer chez eux et manger un repas chaud .Une situation fort inconfortable pour les enfants et fort inquiétante pour les parents qui recourent à des solutions pas toujours convaincantes .Ainsi et en dépit des efforts consentis, par le ministère de l’Education Nationale ,le réseau des cantines scolaires s’étant densifié ces dernières années , la demi-pension n’existe pas encore dans la majorité des établissements scolaires du pays ,à la grande joie de certaines femmes au foyer qui transforment leur maison en véritable réfectoire recevant des fois plus d’une quinzaine d’enfants .Une solution qui ne satisfait guère les parents , qui reste inconfortable « mon fils m’a raconté que sa nourrice l’obligeait lui et les autres enfants à manger très vite et à avaler en un temps record leur repas d’où ses problèmes d’estomac la nuit » nous confie une maman qui continue à payer les services de la même nourrice car elle n’avait pas d’autre choix.
Ces nourrices sont-elles contrôlées ? La nourriture qui est servit à des dizaines d’enfants généralement très jeunes est-elle propre à la consommation ?
En cas d’incident, les parents ont-ils le droit ou peuvent- ils remettre en cause une prestation de service non déclarée et non reconnue ? Des interrogations sans réponses mais qui ne découragent nullement les parents de recourir à cette option d’où le développement d’un véritable réseau de restauration à domicile pour les écoliers ne pouvant rentrer chez eux. Un réseau qui échappe à la vigilance des agents de contrôle.
L’école privée est l’autre option pour les parents qui acceptent de concéder là, un grand sacrifice juste pour avoir l’assurance que leurs enfants se trouvent en sécurité « Etant pris par nos emplois respectifs ni moi ni mon mari ne pouvons récupérer notre enfant à midi ,on l’a alors mis dans une école privée pour être sûrs qu’il est en sécurité et prenne un repas équilibré » nous dit cette maman pour qui l’école privée constitue la seule solution à cette carence de cantines dans les écoles publiques. L’enveloppe allouée à la restauration scolaire et au système de demi-pension est estimée cette année à 21 milliards de dinars. Pourtant beaucoup d’établissements scolaires ne bénéficient pas encore de ce service, ô combien indispensable pour le confort des enfants et la quiétude des parents.

N.Bentifour
Lundi 26 Septembre 2011 - 21:37
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Oran
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