REFLEXION

Caniveaux bouchés et chaussées envahies de gadoue à Achaacha

Il pleut, tout le monde est content. Que Dieu soit remercié pour sa générosité et son immense pitié. Mais il n’ y a pas que des heureux lorsqu’il pleut. Face à la carence humaine, on subit, parfois dans l’impuissance, la fureur de la dame nature. Depuis le début de l’année en cours, nous avons vu pas mal d’exemples de notre insouciance et de notre incompétence. Suite aux premières averses, combien de routes nouvellement réceptionnées se sont dégradées ? Combien de bâtisses se sont effondrées ? Combien d’ouvrages récents ont été emportés par les crues, et combien de vues humaines avons-nous perdues ? …



Caniveaux bouchés et chaussées envahies de gadoue à Achaacha
Achaacha, chef lieu de daïra, dès qu’il pleut, le spectacle devient désolant. C’est un parfait exemple du bricolage et du laisser aller des autorités locales. Après quelques minutes de pluie, les différentes artères sont envahies par la gadoue. Comme la majorité des caniveaux sont bouchés, les eaux pluviales envahissent les rues entrainant avec elles boues, immondices et détritus de toutes sortes. Ces caniveaux qui décorent les bords des  chaussées sont généralement sous-dimensionnés, ce qui les rend non opérationnelles à chaque averse. En plus, ils ne sont pas entretenus d’une façon régulière et systématique. Ce ne sont pas les moyens qui font défaut mais l’incompétence des uns ou l’insouciance et le laisser- aller des autres. Les citoyens n’ont jamais cessé d’alerter les élus locaux sur la qualité des travaux des équipements publics et la nécessité d’un entretien permanent des routes et le curage précoce des avaloirs, mais point d’entendeur. L’anarchie urbanistique a  fait  le  reste des dégâts. Plusieurs ruelles n’ont pas échappées aux rétrécissements opérés par des habitants voraces sans respect aucun des normes. Une situation qui augure d’un avenir sombre pour ces  artères qui ne pourront plus être élargies ou viabilisées. Certains élus, pour des considérations purement électoralistes évitent de s’opposer aux infractions des citoyens de peur de perdre d’éventuelles voix lors des prochaines joutes électorales. Les travaux mal faits, mal finis ou non exécutées  à temps sont souvent à l’origine des agréments que subissent les citoyens dès les premières pluies. En conséquence, des sommes colossales dépensées pour améliorer notre quotidien s’en vont à vau-l’eau. Face à de telles pratiques, la médiocratie a certainement de beaux jours devant elle et l’avenir de générations futures en sera hypothéqué.

Adda A.
Lundi 13 Février 2012 - 11:23
Lu 596 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 10-12-2016.pdf
3.37 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+