REFLEXION

Camp David III



Une nouvelle rencontre a eu lieu, ce jeudi 2 septembre, entre les dirigeants palestiniens et israéliens pour la reprise des négociations directes. Une nouvelle rencontre, certes, mais qui ne laisse présager aucune possibilité d’accord sur les principes les plus élémentaires tendant vers de réelles négociations et une paix réelle entre les deux peuples. Les premières rencontres ont montré que cette vision était loin et que les palestiniens, en l’occurrence, étaient loin de voir le bout du tunnel. Tous les présidents des Etats-Unis qui se sont succédé ont laissé croire qu’ils faisaient de leur mieux pour trouver une solution au Proche-Orient mais tous ont échoué du fait que l’objet même qui servait de base de discussion n’a jamais été abordé selon les désirs cachés et inavoués des Etats-Unis à savoir : un intérêt vital pour la sécurité nationale américaine. Sinon pourquoi les américains chercheraient-ils à chaque fois à fourrer leur nez au Proche - Orient, alors qu’ailleurs, des conflits, comme au Sahara occidental, demeurent tels quels et rien ne semble décider les américains à intervenir ? Qu’en t-il des précédents processus de paix ? Comme ceux de Wye plantation en 1998, ou de Camp David en 2000 ou encore ceux d’Annapolis en 2007 ? Ceci prouve que les américains ne sont pas en mesure de convaincre les dirigeants israéliens à accepter les propositions tendant à mettre fin au conflit du Proche-Orient. Que négocient les deux parties chaque fois qu’il leur est demandé de se rencontrer ? Tant que les israéliens campent sur leurs positions, et continuent de faire la sourde oreille, quant à la demande, quoi que légitime, des palestiniens, il ne sera guère possible d’arriver à une entente sur le fond même des négociations. C’est donc peine perdue pour les uns comme pour les autres mais les plus lésés demeurent les palestiniens qui n’ont ni les moyens ni la force de tenir tête aux israéliens. Avant même de se rendre à New York, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu faisait savoir qu’il n’avait rien promis aux américains quant au gel, même partiel, de la construction de logements dans les colonies en Cisjordanie. Voilà une première carte de dévoilée dans le jeu des israéliens avant même que la partie ne commence. Ce qui laisse peu de chance aux dirigeants palestiniens et les désarçonnent avant même de rencontrer les israéliennes. Ceci sert aussi d’avertissement aux président Obama dans la mesure où il aurait tendance à faire pression sur les israéliens sur ce sujet, alors que le moratoire de 1O mois, sur la construction des logements en Cisjordanie, expire le 26 septembre prochain. Il s’agit là de deux sons de cloches auxquels les dirigeants palestiniens devraient être attentifs à l’avenir, avant de dire oui à toute nouvelle tentative de reprise des négociations.

Mohamed Bentahar
Samedi 4 Septembre 2010 - 12:11
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CHRONIQUE
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