REFLEXION

CRIME DES DERVALLIERES : Fin de cavale en Algérie



CRIME DES DERVALLIERES : Fin de cavale en Algérie
Un des assassins présumés de Toko Botowamungu a été arrêté par les autorités algériennes. Il était en fuite depuis bientôt deux ans. Le crime avait anéanti une cité nantaise. Un soir d'été, le 4 septembre 2008, au cœur de la cité des Dervallières, Toko Botowamungu, 21 ans, avait été tué de plusieurs balles. Le jeune homme succombait après avoir été pris en chasse par deux hommes armés d'un pistolet automatique et d'une carabine 22 long rifle à rafale. Un peu plus tôt, une obscure altercation avait mis le feu aux poudres. Très vite, deux jeunes frères suspectés du crime avaient été identifiés. L'un d'eux, Sabri Benrekta, s'était rapidement livré aux enquêteurs de la police judiciaire. Il a été mis en examen et écroué. Lui a toujours nié avoir visé la victime. Depuis, le dossier se heurtait à un sérieux problème : le principal suspect, Mohamed Benrekta, avait réussi à s'enfuir. Les enquêteurs savaient que ce Franco-Algérien avait trouvé refuge en Algérie, avec qui la France ne dispose pas d'accord d'extradition. L'espoir des enquêteurs, pendant de longs mois, a été de voir le suspect en fuite revenir en France pour échapper à la justice algérienne, réputée plus dure. Las... Mohamed Benrekta n'est jamais réapparu. Au point que la semaine dernière, les deux juges d'instruction nantais en charge de l'enquête avaient décidé de renvoyer les deux frères devant la cour d'assises : le suspect en cavale devait donc être jugé en son absence. Le procureur indiquait alors : « Nous avons fait ce choix pour éviter une trop longue période de détention provisoire. On ne peut pas suspendre la fin du dossier à des recherches dont on ne sait pas si elles aboutiront. » Détenu en Algérie pure coïncidence : à peine ces mots avaient-ils été prononcés que les autorités algériennes mettaient la main sur l'homme en fuite. C'était jeudi. « Il est en détention provisoire », indique le parquet de Nantes. Un soulagement, à n'en pas douter, pour ce quartier traumatisé craignant que ce crime reste impuni. Face aux tensions qui risquaient de monter, Kalomé Botowamungu, le père de la victime, avait souvent appelé au calme. Cette attitude exemplaire avait suscité beaucoup de respect. Se posent maintenant des questions de droit. La justice française va de toute évidence dénoncer les faits aux autorités algériennes. En clair, cela signifie que Mohamed Benrekta pourra être jugé en Algérie. « Nous poserons la réserve que la peine de mort ne soit pas appliquée », indiquait hier soir le parquet de Nantes. Pour autant, l'assassin présumé peut encore être jugé par défaut par la cour d'assises de Loire-Atlantique : « Tant qu'une éventuelle condamnation du suspect n'est pas définitive en Algérie, il peut être jugé en France, indiquait hier soir un magistrat. Et, le cas échéant, un mandat d'arrêt peut-être délivré. » Pour s'assurer qu'il ne puisse pas, à nouveau, échapper à la justice.

C.Djamel
Dimanche 20 Juin 2010 - 10:07
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ACTUALITÉ
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