REFLEXION

CORRUPTION : La corruption peut être aussi la cause des accidents de la route



CORRUPTION : La corruption peut être aussi la cause des accidents de la route
L’accident de la circulation routière est un sujet d’actualité, il a fait couler beaucoup d’encre; des directives et des instructions ont été édictées. Les journaux en parlent souvent, la télévision par des spots publicitaires ne cesse d’en sensibiliser les téléspectateurs, des conférenciers en font le sujet en privilège de leurs conférences et les imams, lors des prêches du vendredi, mènent une campagne de sensibilisation des fidèles. Les services chargés de la sécurité routière ont doublé leurs interventions réparties dans le temps et dans l’espace. Malgré toutes ces mesures, l’accident de la circulation est là, faucher des vies humaines ! Les études et les réflexions faites par les spécialistes dans ce domaine, ont permis de cerner les causes de ce phénomène en trois facteurs. Elles sont liées aux personnes, aux véhicules et à l’infrastructure routière. La corruption pourrait aussi être une cause taboue des accidents de la circulation routière. Chaque secteur s’est investi pour mener une opération pour réduire le nombre d’accident, qui connait une augmentation chaque année faisant des morts et des blessés sur les routes. Des mesures préventives et répressives sévères ont été mises à exécution (augmentation des amendes, retrait de permis etc.) Le déploiement d’un nombre important d’agents pour le contrôle routier menant ainsi une opération de répression systématique. Le contrôle technique devenu obligatoire, des services techniques spécialisés dans ce domaine ont été instaurés avec des mesures sévères, allant même à l’emprisonnement des contrevenants. Des sommes colossales ont été engagées pour les travaux routiers ; aménagement, réfection et construction des routes, (Signalisation et ouvrages d’art), sans toutefois arriver à diminuer le nombre d’accident. Toutes les mesures préventives ou répressives, les efforts et les moyens coercitifs pour une lutte contre l’accident de la route demeurent sans effets. Les techniciens chargés du suivi et du contrôle, omniprésents sur les chantiers, n’ont pu cerner les causes des malfaçons dans les réalisations, quoique des études techniques aient été faites. A la chute des premières pluies, les malfaçons apparaissent nettement et personne ne s’en inquiète si ce n’est les victimes d’accident qui en souffrent ou l’automobiliste qui paye chère la pièce de rechange. La réalisation des projets conformément aux normes techniques exigées est devenue une exception et la règle arrange les uns et les autres. La lutte contre la corruption mérite une attention particulière, le nombre élevé des accidents de la circulation routière, en est l’une des séquelles de ce fléau qui se dresse haut défiant toute volonté pour l’éradiquer. Ce fléau parrain mérite d’être réduit autant que possible. Les trois fameux facteurs reconnus comme causes d’accident ne peuvent résister à une armada de lois et mesures coercitives si ce n’est la bénédiction du sacrée boule de gomme « corruption ». Les efforts consentis par l’état dans les différents domaines pour un développement économique, social et culturel voire l’amélioration de la vie quotidienne du citoyen, ne pourront donner de résultats positifs que par l’existence d’un réseau de transport routier, fiable et sécurisé, élément essentiel de tout développement économique.

Fayçal
Vendredi 12 Novembre 2010 - 22:01
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ACTUALITÉ
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