REFLEXION

COP19 : Confronter les coupables à leurs victimes

La 19e Conférence sur le climat organisé par les Nations Unies du 11 au 22 novembre devrait ouvrir la porte à une voie légale qui obligerait ceux qui causent les changements climatiques à dédommager les citoyens et pays qui en sont victimes.



Le 5e rapport du GIEC a confirmé l'impasse climatique dans laquelle se trouve la planète. Pourtant, rien n’est secret dans l’actuel réchauffement climatique. Nous connaissons tant les pays responsables que leurs victimes. Les principaux pollueurs sont la Chine qui produit 23 % des émissions des GES mondiales, les États-Unis en émettent 15 % et l'Union européenne avec ses 11 %. Si on inclut la Russie et l'Inde qui en produisent 5 %, ce groupe est responsable de plus de 50 % des GES créés par les 190 pays qui seront à Varsovie. Le Canada n’est peut-être pas parmi les plus responsables, mais son insistance à exploiter ses sables bitumineux l’on mène à être classer au 58e rang sûr 61 pays au niveau de ses politiques et actions sur le climat selon l'Index annuel de performance contre les changements climatiques de 2012. Complètement aux antipodes, l'Union européenne tentera d’étendre les marchés du carbone lors de ces négociations sur le climat. Du côté des victimes, les pays les plus touchés par ces changements climatiques tels le Bangladesh, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, Haïti et le Soudan doivent être pris en considération dans cette première étape vers de nouveaux accords internationaux à signer à Paris en 2015. Il faudrait que non seulement les 190 pays s’engagent à réduire dès maintenant leurs émissions de gaz à effet de serre, mais des cibles annuelles liées à des amendes à payer automatiquement aux victimes en cas de défaillance devraient être établies. Parallèlement à cela, il faut documenter les dommages que causent les changements climatiques comme s’ils étaient des crimes. Une nouvelle jurisprudence internationale doit être créée pour obliger légalement les responsables de ce réchauffement à défrayer les coûts des dommages qu’ils engendrent. Aucune des personnes à cette rencontre des Nations Unies ne peut dire qu’il ne sait pas ce qui s’en vient puisqu’elle se tient quelques jours après qu’un de ces nouveaux « super typhons » engendrés par ces changements climatiques a causé plus de 10 000 décès aux Philippines. L’inertie n’est plus une option.

Michel Gourd, Canada
Lundi 11 Novembre 2013 - 17:24
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ACTUALITÉ
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