REFLEXION

CONVENTION NATIONALE SUR L’ENERGIE ORGANISEE PAR LE FFS : Mebtoul : ‘’Un consensus politique national est à défendre’’

« Défendre son pays, suppose dire vrai à ses concitoyens, sans alarmisme ni démagogie ». « Face aux mutations énergétiques mondiales et à la forte consommation intérieure, urgence d’une transition énergétique maîtrisée par l’Algérie » ; tel a été le thème présenté par Abderahmane Mebtoul, professeur des universités, lors de la Convention Nationale sur l’Energie.



Les scandales financiers freinent le développement de l’entreprise, nous devons les condamner avec force et vigueur. Cela ne doit en aucun cas décrédibiliser Sonatrach, dont la plupart de ses cadres constitue un noyau honnête et dévoué.« Le concept de la transition est défini comme le passage d’une civilisation humaine d’une gestion basée sur une énergie polluante vers une énergie durable, et moins polluante », a-t-il déclaré.Pour le conférencier, « la transition énergétique est fondée sur les principes de la sobriété énergétique impliquant la maîtrise de la demande, la sensibilisation et la formation, le renvoi du mixe énergétique, et la prise en conscience de la problématique sociétale, tels sont les principes de la transition énergétique ».

Quoi faire ?
Pour le Pr Mebtoul, la recette de la réussite est d’investir dans le génie humain car, a-t-il dit, « les choix technique d’aujourd’hui engagent la société sur une vision lointaine ». Il a par la suite, rappelé que Sonatrach génère une manne ayant permis à l’Algérie d’éteindre artificiellement sa dette extérieure et de diminuer la dette intérieure et de disposer de réserves de change considérables. L’entreprise a permis une dépense publique programmée.  « La concentration de la masse monétaire entre les mains d’une minorité de est à mettre dans la case du passif »  Hélas ! Le poids de l’informel pèse négativement sur l’économie algérienne. « La concentration de la masse monétaire entre les mains d’une minorité de personnes est à mettre dans la case du passif », a-t-il recommandé. La problématique des réserves énergétiques n’a pas été omise par l’économiste qui rappelle que l’Algérie possède 0.8% des réserves énergétiques mondiales, selon les statistiques du FMI. Toujours est-il que des chutes vertigineuses de réserves sont annoncées par les médias, ce qui est à prendre au sérieux. Devant un ordre mondial marqué par une concurrence internationale féroce, M. Mebtoul est revenu sur les problèmes rencontrés par l’Algérie et qui freinent ses exportations.« Défendre son pays, suppose dire vrai à ses concitoyens, sans alarmisme ni démagogie ».La forte consommation intérieure pousse aussi le spécialiste se pose la question sur les contradictions entre les chiffres officiellement donnés par chacune des institutions étatiques concernant les réserves gazières. Défendre son pays, c’est de dire vrai à ses concitoyens, sans alarmisme ni démagogie, a fait remarquer M.Mebtoul. Le manque de coordination inter sectorielle pour aller vers l’efficacité énergétique a été déploré par l’intervenant, de même que l’opacité sur la gestion du dossier des énergies renouvelables. Un consensus politique national à même d’aller vers un développement global basé sur la bonne gouvernance est à défendre, dira M. Mebtoul à la fin de son intervention.

La Rédaction
Vendredi 15 Novembre 2013 - 16:51
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