REFLEXION

CONTRIBUTION : La pensée de H. Boumediene issue de ses discours

"L'homme de bien chérit la vertu, l'homme de peu les biens matériels. L'homme de bien porte en lui le sens de la loi, l'homme de peu ne pense qu'aux privilèges. Confucius" "



H. Boumediene a fait ses  études à l'université d'El-Azhar, il n’a jamais pensé mener une vie de petit bourgeois, il avait cru  avant tout à son pays meurtrie et contusionné, et c’était lui qui avait donné l’exemple et puis annoncé et prodigué le bel exemple aux étudiants et lycéens de quitter les bancs de l’école pour libérer le pays, un  joli et beau slogan  avait fait la une des gazettes de l’époque « un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! » ....  Il a été chargé par le Front de Libération nationale (F.L.N.) de convoyer par mer du  matériel militaire d'Égypte vers  la côte -marocaine, il débarque en 1955 sur une plage  « capo di aora ». Chef de la wilaya V (Oranie) en 1957, puis chef de l'état-major de l'Armée de libération nationale (A.L.N.) à Tunis (1960), il met en place l'« armée des frontières » depuis son Poste de Commandement(P.C) de Ghardimaou. Le Gouvernement provisoire de la République algérienne, a été destitué  en juillet 1962, H. Boumediene  s'allie à Ben Bella, qui vient de supplanter Ben Khedda. Nommé vice-président du Conseil et ministre de la Défense, il transforme l’A.L.N (Armée de Libération Nationale) en A.N.P. (Armée Nationale Populaire). En 1965, l’A.N.P est son point d'appui pour la réussite de son coup d'État contre Ben Bella.
Houari Boumediene était un militaire enrégimenté  par la guerre d’Algérie, il était aussi un  homme politique, un chef  d’Etat et enfin un président hors pair. Qui a assumé suite à l'éviction d’Ahmed Ben Bella, le 19 juin 1965, les fonctions de président du Conseil de la révolution (chef de l'État), de président du Conseil des ministres et de ministre de la Défense.
Il aspirait rendre l'Algérie indépendante, avec ses richesses naturelles dont elle dispose et  qui permettrait  au pays de  faire un véritable  « décollage » économique et culturel entrevu pour 1980, il  met  l’Algérie dans  la place de leader du Tiers Monde avec comme capitale Alger  la « Mecque des révolutionnaires » de l’époque.
Je suis  certain et même pertinemment convaincu que certains esprits dans le cadre de la liberté d’expression, éprouvent  des sentiments, des causticités, et des acrimonies  voir même des emportements de divers horizons  folkloriques pour un  flash-back de la politique Boumediene , de son régime, et de son pouvoir pendant sa période  que les uns approuvent  et d’autres désapprouvent et que le respect va aux uns comme  aux autres .Certes, H. Boumediene est loin d’être un ange, que sa politique  n’a pas été à la hauteur , car suivie d’une décennie où le populisme  avait  effacé les bienfaits et le bienfondé pour mieux déboumediéniser  les bases de la construction d’un Etat et de sa  base économique et culturelle.
« On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts ». Citation
H. Boumediene était un  homme d’Etat, il est clair que  la différence entre « l'homme politique » et « l'homme d'Etat » est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération.".
Chaque régime a pour règle de faire volontairement oublier son prédécesseur afin de le rayer de son parcours sauf dans le cas échéant lorsqu’ il s’agit de « s’angeliniser » et  de mettre en valeur les fautes et erreurs en l’imputant  à son antécédent. H.  Boumediene  a aussi machiné cette pratique lors de la destitution de Benbella pour ne pas me « chauviniser ». L’histoire continue tant bien que mal, malgré lui ou bien d’autres. Cette contribution est faite pour offrir à l’ opinion algérienne  qui est tellement préoccupée par les  maux qui se collent dans la peau du pays et de ses mauvais  dirigeants et les contraintes qui bloquent  le choix et la mise en œuvre véritable  d’ un projet de société pour forger une ébauche politique salutaire dans le but de faire un décollage économique , scientifique et culturel à la fois par une véritable stratégie de développement qui conduira manifestement  le pays vers la prospérité  et la grandeur du génie de ses enfants.
L’Algérie a besoin de savoir  et de connaitre  où elle va. L’Algérie souffre et s’interroge aujourd’hui, elle n’est pas malade de sa géographie ni  de son histoire récente, elle est  plutôt malade de l’esprit mercantile et « bazareux » de ceux qui nous gouvernent. Pour que  le salut soit effectif, il faut une justice sociale et une sagesse d’Homme.
Le bilan de la gestion de Boumediene n’a pas été fait et son entreprise  d’Etat, d’économie et de culture n’a pas été terminée.
L’Etat algérien se voit aujourd’hui fortement contesté  malmener,  ébranler  c’est l’aboutissement rentier  qui a conduit  le pouvoir, le régime en place de nourrir la gabegie, l’indifférence, la corruption, la médiocrité, l’incompétence …..En dehors de l’acceptation d’un projet de société que le peuple algérien réclame haut et fort.
Il s’agit à travers ses discours  d’analyser, d’évaluer et d’apprécier la mise en œuvre de l’idéologie de l’Algérie  de H .Boumediene, en quelque sorte faire une mini-anthologie (chrestomathie).
En dehors du pays, la voix  de l’Algérie était écouté, son conseil politique était  sollicité et recherché, ses décisions étaient respectées et prises aux sérieux et l’algérien était respecté  en dehors de son pays.
Le choix que je me permets  est celui de bien se regarder en face d’un miroir et de s’interroger car rien ne se fait sans accros, ni bruit, ni tension et enfin sans erreur de parcours. A défaut, de vous offrir un portrait d’un homme d’Etat au lieu d’un président de l’Etat ; c’est à travers quelques idées portant sur la façon d’entreprendre pour amorcer le politique, les institutions de l’Etat, l’économie, le social, le culturel et le sportif  .Les présentes idées sont prises des  discours d’H. Boumediene  et ce depuis 1965 qui nous permettrons  de bien  voir le visage de son esprit moustachu et son regard d’Homme sur de lui.
Tout au long de son  circumnavigation  de premier Homme du pays, il a parlé publiquement  pour définir, identifier et faire comprendre  le bon sens de la mise en œuvre des institutions algériennes, des forces vives  de la nation algérienne, de l’identité de la nation algérienne, de la politique économique  et de la politique extérieure,…… la construction de l’Etat disait H. Boumediene :
« Il nous faut construire un Etat qui a déjà sa morale révolutionnaire, un Etat fondé sur un engagement social réel dans le respect de nos valeurs nationales, il nous faut édifier un Etat capable d’assurer l’ordre et la discipline. Un Etat fort qui défend les droits du peuple et jouissant du respect de tous. Il nous faut un appareil administratif constituant une véritable charpente de l’Etat  soumis à la seule autorité des lois dans le respect de nos options fondamentales d’où seront bannis l’irresponsabilité, le laisser aller et certaines mœurs politiques »
Pour ce qui  concerne  l’organisation politique, H. Boumediene avait dit, fait et pensé faire aussi dans le long terme, lors de son discours du 19/Novembre/1966
« Les assemblées communales et départementales sont, en quelque sorte, une véritable école pour les cadres algériens qui y apprend à connaitre et à traiter les problèmes véritables qui touchent directement le peuple. Le cadre Algérien, il faut le souligner, n’en était pas assez imbu, sa formation était le plus souvent théorique ».   « Cet acquis nous permettra alors de nous consacrer aux rouages du pouvoir central, des institutions nationales que nous pensons édifier de manière stable et durable .Ces institutions doivent être fondées sur cette idée de base l’édification d’un ensemble cohérent et harmonieux …..nous devons les juger en fonction de l’avenir …il faut que notre jugement tienne compte des larges attributions et prérogatives qui leur sont conférées de la liberté de décision, d’initiative et d’innovation qui leur est laissée et des conseils exécutifs qui seront appelés à compléter leur  organisation et à étayer…ainsi la structuration des institutions en Algérie est basée essentiellement sur des assemblées populaires constituées par voie d’élection et s étendent à tous les secteurs du pays administratif, le secteur économique ou le secteur culturel notre devise est donc le socialisme algérien est fondamentalement centre sur des assemblées populaires »16/avril/1973-interview à l’ office national de radio et TV italienne.
Le secteur de la justice a eu sa part, la justice  sera égale pour tous exempte d’arbitraire et soustraite à toute pression, elle ne sera pas l’instrument de la politique, d’un homme mais celle de la révolution, le 08novembre 1968 des journées d’études de la magistrature, un long discours  pour mettre sur rail le principe de l’organisation  de la justice.
« La justice doit être sans pitié pour les infractions économiques, il ne s’agit pas d’un litige entre particuliers mais d’atteinte aux intérêts supérieurs de notre peuple, c’est pourquoi il faut être sans pitié pour sauvegarder notre société qui doit être une société propre, honnête, libre proscrivant l’exploitation de l’homme ».
H. Boumediene pensait déjà pour le proche avenir, une fois terminer l’instauration des institutions démocratiques, une charte nationale pour mettre sur place un projet de société acceptable à tous les algériens  via un référendum, pour enfin entamer la dernière manche qui est l’application  de la séparation des  trois pouvoirs et aboutir à une société démocratique. « La révolution a besoin d’une autorité qui décide, qui prenne ses responsabilités, qui soit prête en cas d’erreur à en rendre  compte et si elle commet une faute grave à en payer le prix….ils ont dit qu’en Algérie il n’existait pas de démocratie, ni de parlement, ni de liberté d’opinions. Nous avons accepté toutes ces critiques et pris cette responsabilité car la phase historique que vit le pays actuellement exige une direction…. »
Qui comprend le nouveau en réchauffant l'ancien peut devenir un maître."
Une terminologie quotidienne qui revenait souvent pendant la période de la révolution ou l’on entendait souvent, les medias répétaient très souvent même l’existence des forces vives de la nation, c’était la première organisation celle  « des fellahs ». «  Ce sont en effet, les habitants des gourbis et des campagnes qui ont consenti les plus lourds sacrifices et mis toute leur confiance en la révolution. Le moment est venu pour que le soleil de la liberté brille sur ces frères. Les populations des campagnes qui croient  en l’avenir de la révolution ont su souffrir dans le passé et faire preuve de patience pour atteindre la victoire…. »
Le village (Ain Nehala  w.Tlemcen) avait  procédé à la pose de la première pierre, H. Boumediene dira :  « ne sera ni le premier, ni le dernier mais un des mille  villages que l’Etat a décidé d’édifier en les dotant de toutes les commodités nécessaires pour une vie décente et prospère »
Les ouvriers, nouvelle force vive de la nation, étaient la conscience des travailleurs et de la participation des cadres dirigeants  sous un cadre juridique  de la gestion de l’entreprise « G.S.E » plusieurs discours portant sur l’industrie, l’agriculture, l’UGTA, la nationalisation des entreprises et  l’ inauguration du complexe sidérurgique d’Annaba en présence de Fidel Castro le 15 mai 1972.  
La femme algérienne  sous l’UNFA a été considérée que ce soit en ville ou dans la campagne et ce  afin de se débarrasser de son complexe d’infériorité, de sa mise à l’écart de la société  et ne pas limiter  ses activités à revendiquer ses droits.
La jeunesse  fait  partie d’un  gros  pilier des forces vives de la nation, le 26 novembre  1968 H. Boumediene fait une interview à l’hebdomadaire « El Moudjahid »  où il parle à propos de la jeunesse, de par sa nature et sa formation asseoir au renouveau et demande continuellement le dépassement des traditions et systèmes auxquels elle se heurte. Ajoutant à cela le fait que la jeunesse est plus ouverte aux courants nouveaux et plus réceptive aux idéologies diverses…. « Notre jeunesse se doit d’être progressiste et révolutionnaire elle ne doit pas se confiner dans la théorie et considérer la révolution comme un aspect abstrait comme un simple philosophe une idéologie. Qu’elle doit mettre la main dans la pâte et dans les champs et dans les usines ». Un récital plein de bonnes idées a été  présenté lors de la conférence de la jeunesse du Tiers Monde  à Alger  le 4/juillet/1974
Les étudiants  ont aussi leur part  d’attention de la part du président H. Boumediene,  le 04 novembre 1967 la rentrée solennelle de l’Université d’Alger il avance très fort :
« Le militant ne doit pas être détruit, ni non plus se laisser emporter par tous les vents, car le cadre qui déchoit après avoir accédé à de hautes responsabilités, est détruit et il ne lui reste aucune valeur aux yeux du peuple, c’est là le point faible dont nous devons nous débarrasser , le gaspillage des biens de l’Etat est un crime qu’ on ne peut taire j’ai moi-même défendu plus que tout autre les cadres, mais je n’accepterai jamais que les instruments de l’Etat soient mis au service des intérêts personnels…le profit illégal ne doit pas exister…quant à ceux dont le seul souci est de gagner de l’argent il faudrait qu’ il sache une fois pour toute qu’ ils n’ont pas de place dans l’Etat , au parti et dans l’armée. En tenant ce propos j’adresse un dernier avertissement car il s’agit d’une question de choix » révolution africaine N°538 du 14 au 20 juin 1974
Boumediene avait bien défini lors de son discours de Constantine trois critères nobles que chaque responsable  devrait avoir :
1- l’engagement
2- compétence car un engagement suivi d’une incompétence ne sert pas l’intérêt national
3- critère de l intégrité qui doit caractériser les dirigeants révolutionnaires afin que la corruption, les plaisirs et les intérêts personnels soient écartés  du processus de l’édification de la révolution.
« Il appartient à chaque militant de rendre compte à sa personne avant d’être juger par d’autres et à ceux avides de richesse de chercher une place ailleurs ».
L’ensemble des forces vives de la nation était en voie de  construction pour la préparation d’un projet nouveau de société fixé pour la période 80-90.
Sur le plan économique, le socialisme était l’idéologie économique avec comme base de tout développement, le plan l’équilibre régional  était la règle pour faire bénéficier tous les algériens du fruit de développement et enfin de la prospérité.
Les trois révolutions  industrielle-agricole et culturelle étaient son cheval de bataille, la stratégie était conçue, les moyens pour la mise en œuvre  ne posaient point de grand problème et le modèle a été préparé avec une planification  scientifique  rigoureuse afin de procéder au décollage de l’économie afin d’être au diapason des pays développés à l’horizon de 1990.
Sa politique intérieure reflétait celle de l’extérieure et vis versa  à savoir son indépendance nationale, sa lutte anticolonialiste et anti impérialiste sous le cadre des pays non alignés et le bloc du Tiers Monde.
Avant de terminer  cette modeste contribution  commémorative de sa disparition  je finirai avec la culture et quelques éléments de l’identité de la nation algérienne que H.  Boumediene avait mis quand même  son empreinte philosophique à travers ses propres discours très riches en concepts.
Par ailleurs, H. Boumediene a spontanément  éprouvé que la liberté  s’assimile au sentiment national et que le bonheur, la prospérité et le progrès des algériens se construisaient  autour de nos jeunes de bonne foi, érudits, sages et personnalités. Il a dans ce sens admis que la liberté, la nation, la personnalité et finalement la dimension universelle  n’étaient en fin de compte que le résultat  issu de la culture. « A cet effet la culture dans son sens le plus large et le plus total est ce qui permit  à l’homme d’ordonner sa vie. C’est ce qui nous a permis de résister aux avalanches, par un long passé, nous a modelé  mais nous avons quand même résisté pour poursuivre normalement nos vies, car la conservation de notre culture nous épargna des tentatives de  nous faire un peuple sans âme et sans histoire. Par conséquent notre culture nous préserva en tant que telle  et donc par cette culture  désormais, elle  nous assiste à prendre le chemin de la prospérité et du développement »
La culture est une création  humaine permanente et continue si elle relie les hommes entre eux, si elle définit et identifie, les sages, érudits, les bienfaiteurs, les faiseurs  et  les personnalités, la culture  impulse aussi le progrès H. Boumediene continue dans ce sens en disant ce 04/juillet/ 1971 lors de l’anniversaire de l’indépendance:
« Cette culture n’est pas un phénomène indépendant de la vie des hommes. Son rapport avec eux est la condition de sa vitalité et de son rayonnement. Elle est en fait, la permanence de l’éternité des peuples. La culture est la représentation d’une économie, d’un style de vie, de rapports sociaux détermine à un moment donné de la vie des hommes qui lui implique une orientation un style une sensibilité conforme aux conditions d’existences rencontrées ».
« Il nous faut dans ce contexte, mettre en évidence toutes nos caractéristiques et nos particularismes ,affirmer les composantes de notre personnalité et de notre authenticité.il nous faut être fier de notre patrimoine qui doit constituer une base solide sur laquelle doivent s’édifier notre présent et notre avenir.il  nous faut enfin nous libérer de toutes les séquelles de l’ère coloniale, de multiples et vaines tentatives assimilationnistes en nous éloignant de tous les aspects de la dépendance et du mimétisme aveugle ,c’est ainsi que pourront être ce que nous sommes conscients et pleins de confiance en nous même digne de nos ancêtres et de notre passé. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons prétendre au respect des autres et avant tout de nous même. C’est en marchant avec détermination dans une voie sure que nous pourrons regarder vers d’autres horizons… »
  Enfin pour terminer le fond de la pensée de  H. Boumediene était que : l’Algérie est à nous tous, il est intolérable qu’une fraction de sa population vive dans l’opulence  et que d’autres vivent dans le dénuement.
Beaucoup de personnalités sont reconnaissantes mais quand un président de la France officiel dira sur notre président  «Boumediene était chaleureux et très correct.»( Valéry Giscard d’Estaing),Frédéric Mitterrand qui estimait que «Boumediene était différent des autres», qu’il «parlait peu français», qu’«il avait un physique austère», qu’«il appartenait à la mouvance tiers-mondiste qui était très importante à l’époque», Mitterrand, pour qui Houari Boumediene était «difficile à apprivoiser», Valéry Giscard d’Estaing a assuré que son homologue algérien était «chaleureux et très correct» : «Plutôt que l’hypocrisie d’une façon générale, j’aime assez ce qui est correct» Valéry Giscard d’Estaing qui regrette que Houari Boumediene, «qui n’a jamais été remplacé par quelqu’un de son envergure».
Une pensée de ses ennemis d’hier, reconnaissant  publiquement que H. Boumediene était  « juste » dans un contexte coléreux ou joyeux ; en public ou en privé, H. Boumediene était aussi « sincère » et il faisait preuve de beaucoup de modération, tout en faisant maints efforts pour rétablir les relations avec ceux qui les ont rompus, les concernés en savent plus . Par conséquent celui qui se laisse  mener par son seul et unique profit, racole la rancune et la misanthropie  et comme disait l’adage « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté ». L’Algérie  d’aujourd’hui n’a pas su apprivoiser les trois révolutions pour une prospérité et une grandeur à la hauteur de ceux qui ont libéré le pays du joug colonialiste, en  juin1974 H. Boumediene avait prévenu d’un ton ferme et nerveux  devant les cadres du parti  « Si jamais un gouvernement bourgeois s’installait dans notre pays avec ses appareils et sa police, le paysan et l’ ouvrier ne connaitraient que l’avilissement .Il va sans dire aussi qu’une classe bourgeoise serait créée et serait pire que le colonialisme lui-même »……

 

Benallal Mohamed
Mercredi 10 Février 2016 - 18:13
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