REFLEXION

CONTRIBUTION : Face aux nouvelles mutations geostrategiques : L’intégration du Maghreb, une nécessité impérieuse et un objectif stratégique

Le 17 février 2016, l'Union du Maghreb arabe (UMA) a fêté son 27ème anniversaire. Elle a été fondée le 17 février 1989 à Marrakech, et bien que les responsables des cinq pays membres (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) continuent de se rencontrer périodiquement, elle ne cesse, depuis lors, de faire du surplace, loin des aspirations des peuples et des potentialités, marginalisant de plus en plus la région au sein de l'économie mondiale. Les peuples paient l'incapacité des élites à concevoir un projet commun. Alors que le monde connaît des bouleversements sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945), le Maghreb reste aux abonnés absents. Travaillant sur ce sujet depuis plus de 20ans lors de nombreuses rencontres internationales (1)



Je  considère que le projet de l’intégration maghrébine ne sera réalisable que si les gouvernements du Maghreb ont une vision commune de leur devenir face aux enjeux de la mondialisation. Méditons ces deux proverbes chinois : «Il vaut mieux paraître sot pendant une seconde en posant une question que rester sot toute sa vie en évitant de la poser» et «quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt». Les enjeux de l’avenir du Maghreb sont à la fois économiques et sont intimement liés à la crise mondiale actuelle devrait qui conduire à de profondes reconfigurations socio-économiques, technologiques mais également sécuritaires.
1.-Le Maghreb correspond à l’ouest de l'Afrique du Nord, délimité au nord par la Méditerranée et au sud par le Sahara. Sa superficie totale est de 5,8 millions km2, représentant 4,3% de la superficie mondiale et dépassant de près de 80% la superficie de l'Union européenne. Durant les cinquante dernières années, la population des pays du Maghreb a augmenté en moyenne de 3,2% par an, passant de moins de 30 millions en 1960 à 60 millions en 1989, et environ 90 millions en 2010. Les prévisions des Nations unies l'estiment à 150 millions d'habitants à l'horizon 2050. Environ 60% des échanges des pays maghrébins se font avec l’Europe. Le Maghreb moyenne 2014/2015 totalise  412 milliards de dollars de PIB  pour une population  de 95,1 millions d’habitants :  Algérie-PIB  221 milliards de dollars pour une population de 39,5 millions d’habitants  représentant53,6% du PIB maghrébin- Maroc    PIB  de 116 milliards de dollars  pour une population de 33,8 millions d’habitants- la  Tunisie 48 milliards de dollars de PIB   pour une  population de 11,1 millions- la  Libye  71 milliards de dollars pour une  population    de 6,6 millions d’habitants   et la  Mauritanie  4 milliards de dollars de PIB pour une population  de 4,1 millions d’habitants. Le PIB de l’Union européenne pour 500 millions d’habitants est évalué en 2014 à 18359 milliards de dollars, le PIB US à 18.287 milliards de dollars pour une population de 322 millions et le PIB chinois à 11.285 milliards de dollars pour une population de 1,339  milliard d’habitants. Cela représente en 2014  environ 0,52% du PIB mondial, en régression en référence aux années 1980. Par rapport aux  deux espaces Europe /USA, représente respectivement en 2014 un pourcentage de 2,24% et 2,25%. En 2013, en régression par rapport aux années 2014/2015,  le Maghreb représente 16,20% du PIB de la France (2 739 milliards de dollars) qui a une population de 65 millions d’habitants, 11,84% du PIB allemand (3 593 milliards de dollars) pour une population de 80 millions d’habitants, 8,9% du PIB du Japon (5 007 milliards de dollars) pour une population de 128 millions d’habitants, et 35% du PIB de la Corée du Sud (1 198 milliards de dollars) pour une population de 49 millions d’habitants (presque la moitié du Maghreb). Un petit pays comme la Belgique a un PIB de 370 milliards de dollars pour une population de 11,11 millions d’habitants, tandis que la Grèce qui compte 11 millions d’habitants (10% de la population maghrébine) a un PIB de 241 milliards de dollars, en 2013, malgré la crise.
2.- L’intégration du Maghreb est  une nécessité impérieuse pour évider sa marginalisation  au sein de l’économie mondiale. Le Maghreb a un poids économique insignifiant au sein du commerce mondial et même les échanges intra- maghrébines sont dérisoires moins de 3% de leurs échanges globaux.. Cette région est frappée actuellement par une récession économique et le coût de la non intégration qui selon le FMI fait perdre 2/3% de taux de croissance annuellement, devant s’accroître à l’avenir. Cette récession s’explique par différents facteurs dont le manque d’homogénéisation économique pour des raisons historiques, politiques économiques et sociologiques et qui fait fuir les capitaux vers d’autres cieux plus propices. La raison essentielle est le retard pris dans les réformes politiques, institutionnelles et économiques biens que certains pays du Maghreb aient largement réussie la stabilisation du cadre macro-économique condition nécessaire mais largement insuffisante. C’est que les entreprises au Maghreb sont fortement imbriquées dans le système administratif lieu de relation de clientèles avec un pouvoir bureaucratique jacobin devant penser à une réelle décentralisation, voire à une régionalisation économique. Cette organisation spécifique où l’autonomisation de la décision économique est faible engendre peu d’innovation, d’esprit d’entreprise. Aussi certaines entreprises publiques ou privées sous traitant ce secteur, avec la domination pour ces dernières d’organisations familiales, vivant du transfert de la rente, exercent des pressions pour accroître le protectionnisme néfaste à terme et sont peu enclins à la concurrence internationale. Mais il faut reconnaître que depuis quelques temps avec la formation plus élevée, et l’ouverture sur l’extérieur, nous assistons à la naissance de nouvelles entreprises mues par de véritables entreprenants. Pourtant les multitudes pressions administratives ne leur permettent pas la créativité et l’imagination. Ainsi la seule sphère réellement autonome vis à vis des sphères du pouvoir est la sphère marchande ou industrielle informelle. Du point de vue des relations maghrébines, cela explique qu’au lieu que l’intégration soit dominée par des économies contractuelles ou organisées, nous assistons à une dynamique informelle caractérisée par une identité culturelle qui permet à des milliers de maghrébins surtout aux frontières de contourner la myopie des bureaucraties nationales. La raison essentielle trouve un fondement socio-historique qui rend d’actualité les analyses ibn khaldouniennes avec le poids du politique dans les sociétés maghrébines accentué par des structures tribales qui se consolident en période de récession économique .et de crise politique. Il s’agira impérativement d’intégrer cette sphère dominante au niveau du Maghreb par la délivrance des titres de propriété devenant citoyenne, car acquise aux réformes pouvant constituer une force sociale dynamisante. Dès lors s’impose la nécessité d’une véritable révolution culturelle pour inculquer l’esprit d’entreprise et libérer l’ensemble des énergies créatrices. Au niveau des pays du Maghreb cela passe par coordination des politiques commerciales, fiscales, douanières, des banques centrales,  parallèlement à la mise en place de la banque maghrébine d’investissement. Selon un communiqué de l’agence tunisienne en date du 20 décembre 2015, la Banque Maghrébine a été inaugurée le lundi 21 décembre 2015, à Tunis, après 25 ans de retard.   L'institution bancaire, qui siègera à Tunis, financera des projets d'investissement, de développement et d'infrastructure en Tunisie, au Maroc, en Algérie, en Mauritanie et en Libye. Elle entend également instaurer une économie intra- maghrébine à travers le renforcement des échanges commerciaux et de la circulation des biens et des capitaux entre les pays de l'UMA. La banque peut créer des filiales, agences ou bureaux à l'intérieur ou à l'extérieur des Etats de l'Union. Pour atteindre les objectifs stratégiques de l’intégration, cette création  n’est qu’une petite étape,  il serait souhaitable à terme la mise sur place d’une banque centrale maghrébine (condition préalable avant de lancer une monnaie maghrébine) qui serait un maillon du système européen des banques centrales et à l’avenir du projet de la banque et bourse centrale euro-méditerranéenne horizon 2020.
3.- L’intégration du Maghreb est une urgence pour éviter la déstabilisation face aux tensions géostratégiques. Privilégiant en premier lieu ses intérêts stratégiques, partie prenante du dialogue méditerranéen (DM), le Maghreb se doit d’agir en fonction d’un certain nombre de principes et à partir d’une volonté avérée de contribuer à la promotion de la sécurité et de stabilité dans la région que ce soit dans le cadre d’une coopération avec l’Otan, en fait avec les USA, ou avec les structures de défense que l’Union Européenne entend mettre en place, également avec la Russie et la Chine pour ne citer que les principaux acteurs mondiaux. Les derniers évènements au Sahel, faute d’une coordination, montrent son incapacité à agir sur des évènements majeurs. La fin de la guerre froide marquée par l’effondrement du bloc soviétique et les attentats survenus aux Etats-Unis le 11 septembre 2001 représente un tournant capital dans l’histoire contemporaine. Le premier évènement marque la fin d’un monde né un demi siècle plutôt et la dislocation d’une architecture internationale qui s’est traduite des décennies durant par les divisions, les déchirements et les guerres que nous savons. Aujourd’hui, les menaces sur la sécurité ont pour nom terrorisme, prolifération des armes de destruction massive, crises régionales et délitement de certains Etats. Or, les défis collectifs, anciens ou nouveaux, sont une autre source de menace : ils concernent les ressources hydriques, la pauvreté, les épidémies, l’environnement. Ils sont d’ordre local, régional et global. Entre la lointaine et très présente Amérique et la proche et bien lointaine Europe, entre une stratégie globale et hégémonique, qui possède tous les moyens de sa mise en œuvre et de sa projection, et une stratégie à vocation globale qui se construit laborieusement et qui peine à s’autonomiser et à se projeter dans son environnement géopolitique immédiat, quelle attitude adopter et quels choix faire pour le Maghreb ? Interpellé et sollicité, le Maghreb s’interroge légitimement sur le rôle, la place ou l’intérêt que telle option ou tel cadre lui réserve ou lui offre, qu’il s’agisse du dialogue méditerranéen de l’Otan ou du partenariat euro-méditerranéen, dans sa dimension tant économique que sécuritaire. L’adaptation étant la clef de la survie et le pragmatisme un outil éminemment moderne de gestion des relations avec autrui, le Maghreb devant faire que celui que commandent la raison et ses intérêts. Aussi, face aux bouleversements mondiaux, aux grands espaces économiques, l’accélération des réformes économiques conciliant efficacité économique et cohésion sociale et la démocratisation du Maghreb passe au préalable par l’instauration d’un Etat de droit qui peut dans une première phase ne pas recouper la démocratie. Comme cette intégration est une condition pour une négociation collective efficace pour un véritable co-développement, un partenariat gagnant/gagnant avec les pays développés et émergents et plus globalement pour éviter ce dualisme Nord –Sud préjudiciable à l’avenir de l’humanité. Force est de reconnaître que le processus de Barcelone a eu des résultats pour l’instant mitigés, la responsabilité de l’Europe et du Maghreb étant partagée du fait d’une gouvernance qui au Maghreb souvent laisse à désirer et d’une vision strictement mercantile de l’Europe. Or, la symbiose des apports de l’Orient et de l’Occident, le dialogue des cultures et la tolérance est source d’enrichissement mutuel, étant dangereux pour le Nord de s’enfermer dans un ghetto qui enfanterait inéluctablement la violence. La mondialisation est un bienfait pour l’humanité à condition d’intégrer les rapports sociaux et ne pas la circonscrire uniquement aux rapports marchands en synchronisant la sphère réelle et la sphère monétaire, la dynamique économique et la dynamique sociale. L’élément culturel souvent négligé est selon notre point de vue fondamental, impliquant de synchroniser les réformes et la démocratie tenant compte des anthropologies culturelles afin d’éviter la greffe d’un organe étranger sur le corps social ce qui entraînerait un rejet avec d’importants traumatismes économiques et sociaux. C’est que les relations horizon 2015/2O20 doivent s’inscrire au sein de l’espace méditerranéen et africain. Je pense fermement depuis de longues décennies et après analyse (1) que l’intensification de la coopération entre l’Europe- et le Maghreb, le Maghreb et les Etats Unis d’Amérique, le Maghreb et les pays émergents dont la Chine/Russie fondée sur la démocratisation de la région, le partenariat, l’introduction de l’investissement direct permettrait, de bouleverser ces comportements et les inscrire dans une perspective dynamique et faire du bassin méditerranéen un lac de paix et de prospérité. C’est que l’espace méditerranéen peut être ce lieu de création de réseaux rationnels. L’économie de marché concurrentielle répond à des lois universelles, mais il existe des spécificités sociales nationales dont il convient de tenir compte car source d’enrichissement mutuel permettant de communiquer avec des cultures lointaines et favorisant la symbiose des apports de l’Orient et de l’Occident. Ce réseau doit favoriser les liens communicationnels, les ères de liberté dans la mesure où les excès du volontarisme collectif inhibent tout esprit de créativité. Il y a lieu d’accorder une attention particulière à l’action éducative, l’homme pensant et créateur devant être à l’avenir le bénéficiaire et l’acteur principal du processus de développement. C’est pourquoi nous préconisons la création d’une université maghrébine ainsi qu’un centre culturel de la jeunesse méditerranéenne comme moyen de fécondation réciproque des cultures, et la concrétisation du dialogue soutenu pour éviter les préjugés et les conflits sources de tensions inutiles afin de favoriser l’émergence de nouveaux comportements pour un devenir solidaire. C’est que le Maghreb est une région géographique présentant une expérience millénaire d’ouverture sur la latinité et le monde arabe avec des liens naturels et dans son ensemble porte de culture et d’influences anglo-saxonnes. Economiquement le Maghreb présente des potentialités pour la promotion d’activités diverse et cette intégration peut être un exemple de ce partenariat global par l’amplification et le resserrement des liens et des échanges sous différentes formes. Il est indispensable que le Maghreb développe toutes les actions qui peuvent être mises en œuvre pour réaliser des équilibres souhaitables à l’intérieur de cet ensemble. En fait la constitution d’espaces régionaux économiques faibles est une étape d’adaptation structurelle au sein de l’économie mondialisée. Et afin de favoriser un quadruple objectif solidaire: la démocratie politique,- une économie de marché concurrentielle à base de concertation sociale,-les débats contradictoires d’idées par des actions sociales et culturelles pour combattre l’extrémisme et le racisme -la mise en œuvre d’affaires communes n’oubliant jamais que les entreprises sont mues par la seule logique du profit et dans la pratique des affaires il n’ y a pas de sentiments. Dans ce cadre l’émigration maghrébine ciment des liens culturels peut être la pierre angulaire de la consolidation de cette coopération. C’est un élément essentiel de ce rapprochement du fait qu’elle recèle d’importantes potentialités économiques et financières. La promotion des relations entre le Maghreb et sa communauté émigrée doit mobiliser à divers stades d’intervention l’initiative de l’ensemble des parties concernées, à savoir le Gouvernement, les missions diplomatiques, les entrepreneurs, les commerçants et les compétences individuelles. L’engagement implicite caractérisant les relations entre nos communautés émigrées et les pays d’origine, ne doit pas occulter les légitimes intérêts strictement économiques des parties concernées pour garantir la rentabilité et la pérennité des opérations engagées. Les pouvoirs exécutifs devraient veiller, dans le cadre organisationnel et législatif, à alléger l’ensemble des procédures administratives, afin de favoriser la promotion de l’investissement et les échanges commerciaux, à l’instar de pays qui utilisent leurs compétences localisées à l’étranger comme point d’appui au développement. Cela permettrait par des actions concrètes de promouvoir la synergie de systèmes privés, politiques et administratives, pour développer une approche coopération intra maghrébine
4.- L’intégration est une nécessité stratégique. L’intégration du grand  Maghreb est une  condition de la  stabilité de l’ensemble de la région, notamment au Sahel, ce qui suppose une entente régionale et une coopération active avec l’ensemble de la communauté internationale, car le terrorisme est une menace planétaire. Le Maghreb a toutes les potentialités pour devenir un espace pivot dynamisant et de stabilité pour la région Les défis sont nombreux et les obstacles ne sont pas à négliger. La société civile et  les entrepreneurs ont un rôle stratégique à jouer pour dépassionner les relations L’irrationnel, l’archaïsme, la défense des privilèges, la non-prise en compte des aspirations populaires sont les ingrédients d’un immobilisme anachronique à contre-courant de l’Histoire. La mondialisation nous réserve de mauvaises surprises. Grâce à ses importantes potentialités, le Maghreb  peut devenir le pont entre l’Europe et l’Afrique et dynamiser les segments productifs complémentaires. L’Afrique qui devrait dynamiser l’économie mondiale à l’horizon 2030 est un enjeu majeur au XXIe siècle, préfigurant d’importantes reconfigurations géostratégiques, avec le défi écologique et la transition énergétique. L’avenir du Maghreb est en termes d’avantages comparatifs en Afrique. Mais soyons réaliste et non utopique supposant de véritables entreprenants produisant en terme de cout/qualité et se fondant sur l’économie de la connaissance pour des innovations technologiques et managériales continues. La concurrence est vivace avec les grandes puissances comme la Chine, les USA et l’Europe sans compter l’entrée d’autres pays émergents.  Supposant des co-partenariats solides pour pénétrer le marché africain. La diplomatie économique (sous segment de la théorie de l’intelligence économique) doit investir dans cet espace. Aussi, comme je l’annonce depuis plus de 20 ans (voir mes différentes contributions 1990/2015-www.google.com), il est suicidaire pour chaque pays du Maghreb de faire cavalier seul. Les relations entre les pays du Maghreb sont souvent passionnées pour des raisons historiques. Mais avec de nombreux intellectuels, entrepreneurs et hommes politiques maghrébins soucieux de concilier la modernité et notre authenticité, nous sommes convaincus du fait de la densité de nos rapports culturels qu’elles seront transgressées dans le cadre des intérêts bien compris de chaque nation. L’accélération des réformes économiques, sociales, culturelles (le droit à la différence) inséparables de l’instauration de l’économie de marché humanisé, de l’instauration de la démocratie, du respect du droit de l’homme, de la promotion de la condition féminine et de la sécurité avec le terrorisme qui est une menace planétaire, dont les nouvelles tensions au Sahel, au Moyen Orient et en Afrique conditionnent largement la réussite de cette grande entreprise qui interpelle notre conscience maghrébine et plus globalement méditerranéenne et africaine. Aux tensions et aux conflits doivent se substituer la coopération et un dialogue soutenu pour éviter des factures douloureuses. Le Maghreb doit être un véritable espace politique, social et économique, un relais puissant entre l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique. Etant suicidaire pour chaque pays du Maghreb de faire cavalier seul à l’heure des importantes mutations mondiales, le repli sur soi étant préjudiciable à notre prospérité commune avec d’inéluctables tensions sociales, l’histoire commune au Maghreb nous impose donc d’entreprendre ensemble.
 (1) Pour plus de développement concernant ce sujet voir les contributions d’Abderrahmane Mebtoul Docteur d’Etat en sciences économiques (1974), professeur des Universités, Expert International, sa conférence Unesco Paris à la rencontre internationale «Europe/Afrique» où l’auteur a développé le thème «le Maghreb face à la stratégie euro-méditerranéenne»(1993) Egalement sa contribution à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI 28 avril 2011) «la coopération Europe/Maghreb face aux enjeux géostratégiques» A. Mebtoul et C. Sari ont lancé une initiative pour renforcer l’intégration maghrébine, où ils ont coordonné un ouvrage collectif qui a vu la collaboration de36 spécialistes (algériens, marocains, tunisiens, mauritaniens, libyens, européens) dont des économistes, des sociologues, des politologues, des anthropologues et juristes qui a pour titre «quel avenir pour le Maghreb face aux mutations géostratégiques mondiales Edition Harmattan Paris-2014/2015 deux tomes 1050 pages.

Dr Abderrahmane MEBTOUL
Mercredi 2 Mars 2016 - 16:33
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