REFLEXION

CONTRIBUTION : De la révolution à l’insurrection

Depuis la nuit des temps, la religion et la politique n’ont jamais fait bon ménage car si on venait à faire la genèse et l’historique de ses deux voies, on constate qu’elles étaient toujours en guerre, car chacune d’elle voulait s’imposer et diriger les nations mais à chaque fois ce fut le chaos.



Ouvrant une parenthèse sur la définition de la politique, je me remémore une de nos  belles plumes qui n’est autre que notre défunt confrère journaliste en l’occurrence feu Benyahia Abdelkader que DIEU ait son âme qui lorsqu’on lui parlait de politique, il nous répondait avec humour que « la politique c’est comme l’accordéon, quand on tire à droite, cela siffle à gauche et lorsque  l’on tire à gauche elle siffle à droite et au centre, il n’y a que du vent ».  Dans ce même contexte, il  y  a lieu de préciser que la religion et la politique ont deux fonctions différentes et  leurs rôles ne sont pas les mêmes mais plutôt complémentaires.  Le rôle de la religion c’est  d’éduquer les peuples, éveiller leurs consciences, leur inculquer l’amour de DIEU, en faire des frères et non des ennemis et les pousser à aimer leur pays  et surtout mettre les points sur les i aux dirigeants quand ils dévient.  Le rôle de la religion c’est un mode de vie.  En principe,  les hommes de culte et les religieux  devraient être apolitiques et de ne jamais adhérer à aucun parti quel qu’il soit.  Quand à la politique, elle gère les biens publics et privés du  pays selon le droit positif et suivant des tendances  et des courants politiques différents.   Dans ce cas bien précis et à titre d’exemple l’Egypte qui  voulait à tout prix une révolution qui en définitive est devenue une révolution inachevée  car les prémisses et les jalons d’un Etat  islamique est loin d’être le rêve des égyptiens  car le nouveau  gouvernement soit disant islamique repose  sur le feu sous les cendres de la mal vie   et des problèmes de société  dont  les nouveaux dirigeants  ont hérité de l’ancienne dictature de Moubarek  qui persiste et dure jusqu’à l’heure actuelle. Le problème de la camorra  religieuse égyptienne qui dirige le pays n’a même pas été capable de stabiliser le pays qui est un creuset  où  une foultitude de tendances aussi bien politiques  que religieuses  cohabitent ensembles mais ne peuvent  s’entendre  car une haine tenace  les envoutent à savoir les coptes et  les musulmans  qu’une guerre fratricide déchire depuis des lustres et que l’actuel gouvernement   n’a même pas pu se constituer et que son chef  d’Etat  a monopolisé  les pouvoirs exécutif et législatif  et veut réviser la constitution en s’accaparant une fois de plus le pouvoir judiciaire qui devrait en principe être indépendant  des autres pouvoirs comme cela se fait dans les vraies démocraties occidentales. Ce genre de décisions de la part du chef de l’Etat égyptien  ne pourra  qu’attiser le feu sous les cendres non encore éteint  qui pourrait les ramener à la case de départ  à savoir la dictature mais religieuse cette fois ci et l’on ne peut diriger un peuple par la tyrannie.   

Benyahia El Houcine
Mercredi 24 Février 2016 - 18:05
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ACTUALITÉ
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