REFLEXION

CONTRIBUTION : Dans la peau d’un directeur à Mascara

Silence, Mr le wali revient, il n’est pas vraiment fatigué ou il fait semblant, il tombe sur sa chaise, je peux le voir regarder en l’air et je sais qu’il pense à quelque chose, si je peux comprendre mon chef d’exécutif. Je serai là avant qu’il casse la jambe d’un directeur, qu’il brise les vitraux de la salle de réunion ou qu’il y mette feu parce que le grand chef ne répète jamais ce qu’il a dit précédemment et personne ne sait où il frappera la prochaine fois.



CONTRIBUTION : Dans la peau d’un directeur à Mascara
Il soupire, serre les lèvres, hoche la tête et il pense.Et bien que notre chef doive faire une erreur un jour ou l’autre, cela ne suffit pas l’exécutif. Si on sait, si on peut comprendre pourquoi, on pourra prévoir, on pourra être là au moment voulu  avec la réponse voulue avant même qu’il pose la question ou avant même d’y penser. Notre chef ne comprendra jamais, ne prévoira jamais, jamais ne sera là  quand il s’agit d’un travail ou d’une mission  bien accomplis. Notre chef est unique, il aime dire ce que  les autres ne disent. Il est bien avant moi à m’attendre même en arrivant avant lui, si je ne fais pas attention, il m’encerclera à lui tout seul. 
Je suis directeur de wilaya et je ne sous-estime pas le vrai danger pourtant je suis  un directeur  qui parle  et qui se conduit comme n’importe quel directeur en Algérie, qui travaille, hier et aujourd’hui et peut être demain comme il peut comme tous les autres mais qui sait qu’il y a  autre chose que le travail, la famille par exemple, les enfants et leur éducation.
Il y a haïr et  la mission est peut-être trop courte pour toute cette haine, il y a détruire, briser, faire du mal ou réduire en silence tous les efforts des autres. Même en réunion, je me sens  seul avec le discourt hurlant ; je veux m’enfuir mais le puis-je ? En son absence, le silence règne  comme si l’on passe de la neige à la chaleur comme le gout soudain du pas frais pour un affamé et si mon téléphone sonne, je m’affaisse  épuisé et trempé de sueur comme si j’ai escaladé un kilomètre de marche au galop.
Je me dis tous les jours qu’un grand talent ne peut pas remplacer le travail, un directeur comme moi doit s’exercer jusqu’à ce que ses doigts en saignent  pour amener ce qu’il n’a pas, il faut travailler encore plus. Plus la plante est forte, plus elle peut s’enchevêtrer  et ce que veut notre chef, que je devienne un bel arbre, pas une vaste broussaille. Cette vie me fait mal même si je gagne bien, mais je me sens si tendre, si facile à meurtrir, que j’en pleure sourdement. Si penser est voir, alors toute ma vie, j’ai pensé au fond d’un trou dans le sol. Si je demande pourquoi j’ai été choisi pour faire ce boulot, alors cet étonnement n’apparait que lorsque mon chef est devant moi.
La perte de ma dignité est un chagrin insupportable, mais penser à ce chagrin, c’est connaitre tous les regrets, partout, de nous directeurs qui sommes si étrangement présents, stressés sous pression sans âme comme des écoliers qui détestent leur maitre. Alors je comprends que je deviens furieux, j’en avale des goulées d’amertume et j’arrête ces sanglots à force d’être stressé et sous pression. Ce dont on ne parle vraiment pas, c’est du rapport strictement secret, affirmant que A et B sont tous eux faux si on se réfère au paramètre de compétence. Mon chef, est-il compétent ? Et moi, le suis-je ? Ce que mon chef veut, Dieu le veut !
Tout cela a été cité à cause de nombreux éléments qui sortent de l’ordinaire. Chaque directeur possède une histoire semblable, unique pour lui, de ce qui en lui, de la manière dont il se trouve dans ses missions et de son interprétation de ces mêmes missions. Ici quelqu’un le voit comme Satan, l’autre le voit comme sujet de discussion mais d’autres ne disent rien ! Tout chef qui ne travaille pas de concert avec les autres, reste isolé même s’il dispose des meilleures aptitudes au monde ou qu’il travaille  plus de 12 heures par jours.
Personne ne sait exactement ce qu’un autre ressent. Au summum même de la sensation, le chef approche de l’inconscience, celle de ce qui l’entoure, jamais de lui-même.
C’est le temps où les chefs-quel que soit leur rang-  sont dans l’erreur en pensant que demain  est la suite d’aujourd’hui, comme hier en était le commencement, et le chemin à suivre est de suivre le même chemin qu’avant.
Travaillez, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins : disait le laboureur à ses enfants  mais aujourd’hui : Planifier, Organiser, Diriger et Contrôler telles sont les 4 principaux termes qui définissent le management aujourd’hui.
En réalité, le management est la gestion d’un groupe d’hommes et de femmes pour parvenir à la cohésion, à l’organisation et au développement optimal d’une structure telle une entreprise.
Le management a pour objectif d’augmenter l’efficacité et la rentabilité d’un effort qui serait fourni par des hommes et des femmes de manière isolée. 
Etre soi-même
 
Avoir conscience de sa propre valeur, connaître ses forces et ses faiblesses, les assumer (oser s’entourer de meilleurs que soi, se remettre en question). Cette connaissance de soi permettra au manager de fixer au groupe des objectifs clairs, concrets et à priori réalisables.De cette capacité d’auto- analyse découlera la capacité du manager à faire autorité et assurer la cohésion du groupe ou de l’entité dont il a la charge sans pour autant être jugé trop directif.
Etre organisé
 
La créativité ne suffit pas pour gérer une équipe, particulièrement sur le long terme. Le manager doit faire un effort particulier d’organisation au niveau de ses idées, de ses consignes, de ses actes (organisation de rendez-vous, de réunions par exemple) et surtout au niveau de ses absences et déplacements (organiser le  remplacement pendant l’absence par une ou plusieurs personnes de confiance). Ces efforts d’organisation sont particulièrement appréciés dans le cas d’un management participatif ou délégatif.
Faire preuve de détermination
 
Comme il a été vu précédemment, la détermination est une qualité indispensable pour prendre des décisions contestées dans des moments particulièrement délicats. Utilisée avec trop grande fermeté, cette qualité peut être perçue comme de l’autoritarisme. Utilisée avec souplesse et à bon escient, cette qualité encourage les collaborateurs à persévérer dans l’effort et suscite même parfois l’admiration ou la reconnaissance de ces derniers.
Etre à l’écoute
 
L’écoute et la patience dans l’écoute n’est pas le laisser-faire ! Cette qualité est indispensable dans tout mode de management.Le management directif peut s’avérer pertinent si une écoute au préalable a été établie. Le management persuasif ne sera jugée sincère que s’il a ses arguments traduisent une écoute dans les échanges.Le management participatif demande une des plus haute forme d’écoute et de capacité à synthétiser les informations données.Le management délégatif après avoir acquis l’écoute d’un manager participatif doit savoir repérer ou transmettre cette qualité aux collaborateurs qu’il souhaite responsabiliser.
En définitive, l’écoute réelle est une qualité primordiale pour un bon manager !
Oui ! Un manager reste un homme. Alors, il est bon parfois que celui – ci sache se retirer dans un endroit calme pour faire une rétrospection de son activité, de ses idées. Enfin, rien de tel qu’un manager qui sache dire à ses collaborateurs « rentrez chez vous, il est tard ! » et sache faire de même !
 

Hamiani Med Toufik- Mascara
Lundi 18 Mars 2013 - 09:12
Lu 328 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+