REFLEXION

CONSTRUITE EN 1978 POUR UNE PRODUCTION DE 120.000 TONNES D'ETHYLENE : Sonatrach liquide une usine à Skikda

L’annonce a été faite par le ministre de l’énergie, Youcef Yousfi : le complexe des matières plastiques de Skikda, jugé non rentable, est liquidé et fermé. Les travailleurs seront employés dans un méga-complexe pétrochimique à Guerbes qui inquiète les défenseurs de la nature.



La décision de Sonatrach de liquider l’usine de Skikda est inscrite dans le cadre d’une reprise de l’activité dans le cadre d’un projet pétrochimique plus grande. "Sonatrach va construire un méga-complexe pétrochimique qui va remplacer le complexe des matières plastiques de Skikda, dont la décision de fermeture définitive a été prise", a  indiqué, jeudi,  M. Yousfi, au Conseil de la nation. Les arguments pour liquider l’usine, construite en 1978 pour une production de 120.000 tonnes d'éthylène, sont lourds : chute de la production (à peine de 37% des capacités installées), déficit financier. L’usine de production est déjà à l’arrêt depuis le 17 mars 2010 à la suite d’un incendie spectaculaire. Depuis,  des opérations de « ventilation » des personnels ont été menées. Le ministre a indiqué que la  décision de démolition de l'unité des produits distillés, sera prise à la lumière des résultats des études du nouveau complexe.  L’'unité de polyéthylène, également à l'arrêt depuis 2006 pour des raisons économiques et de sécurité, elle ne sera pas rénovée, pour des raisons de rentabilité. Le ministre a indiqué que Sonatrach compte valoriser les 5 millions de tonnes de naphta produit par an à Skikda, d’où le besoin de construire en partenariat un nouveau complexe de taille mondiale, en mesure d'atteindre cet objectif. La construction d’un nouveau complexe a été jugé plus rentable que la réhabilitation du nouveau complexe. Au début de l’année, Abdelhamid Zerguine, PDG de Sonatrach, avait déjà annoncé, la construction d’un complexe pétrochimique qui comprendrait une vingtaine d’unités sur une assiette foncière de 600 hectares. Mais le choix de Guerbès pour abriter ce méga-complexe a suscité des inquiétudes des défenseurs de l’environnement. Guerbès-Sanhadja est connue pour ses zones humides et c’est un site protégé par la convention internationale de protection des zones humides Ramsar. Un collectif d’associations s’est prononcé contre l’implantation du complexe dans la zone.  D’autres défendent le projet au nom de l’emploi et affirment qu’il est situé loin des zones humides et serait sans impact. Mais il pourrait remettre en cause la Zone d’expansion touristique (ZET) de Guerbes.

Riad
Samedi 30 Novembre 2013 - 19:00
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ACTUALITÉ
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