REFLEXION

CONSOMMATION DE LA COLLE, DE DILUANTS ET DE L’ALCOOL A 90° A TISSEMSILT : La mort à 120 dinars

La hausse inquiétante de la vente et de la consommation de l’alcool à Tissemsilt touche particulièrement les jeunes et les adolescents précisément les plus pauvres, et là il faut préciser que le sujet qu’on aborde n’est pas cette alcool qu’on a l’habitude de le voir importée dans un emballage de luxe d’outre mer, mais de l’alcool à brûler qu’on utilisait jadis pour allumer les réchauds, les flambeaux ou autres les quinquets.



CONSOMMATION DE LA COLLE, DE DILUANTS ET DE L’ALCOOL A 90° A TISSEMSILT : La mort à 120 dinars
Après les colles, les diluants, les jeunes et moins jeunes de la ville de Tissemsilt se sont dirigés depuis au produit le moins cher et le plus efficace. Mais le plus dangereux dans ce produit c’est qu’il est concentré à 90%. Les appellations de ce qui est devenue une eau de vie sont multiples parmi cette frange désespérée, il y a « zambréto » « laiti » « bazaza », un produit qui a trouvé acheteurs chez les pauvres désœuvrés, imaginez qu’en l’absence des lois et d’un controle stricte, un gamin peut avec 120 DA s’acheter de chez le commerçant du coin une « bazaza » qui peut faire fondre plus de quatre personnes sans que le vendeur s’inquiète de ce qu’il va faire avec, sans scrupule ces commerçants qui ont trouvé un commerce très juteux dans la vente d’alcool à brûler, chez un commerçant de gros installé à Tissemsilt on a assisté au déchargement d’un camion plein à craquer, et les jeunes qui attendaient aux alentours nous ont confirmé que chaque trois ou quatre jours, un chargement semblable arrive, apparemment les raisons de la propagation de ce fléau sont multiples ; le chômage, la déperdition scolaire et le manque de moyens de distraction quoique de l’autre coté, certains s’interrogent sur le rôle jusque là resté inefficace de certaines parties concernées telles les contrôleurs des services du commerce et de la police, selon un juriste que nous avions contacté, il se trouve qu’il existe des failles dans la réglementation qui gère la vente de ce produit, il n’est pas considéré comme un spiritueux ou boisson alcoolisée qui nécessite une licence spéciale mais un produit qu’on trouve tout simplement chez le commerçant du coin d’ou cette facilité dans l’achat et la consommation même chez les enfants, Rabeh qui n’a que 16 ans dont la couleur de la peau de son visage a complètement tourné à celle d’un faux bronzé halé par les effets de l’alcool nous dit que c’est simple de faire un tour dans la ville et de ramasser de quoi s’acheter une « bazaza » il en parle comme si c’était un droit permis puisqu’il se vend même aux enfants et devant tout le monde, mais le pauvre ne sait encore pas comment en se débarrasser du moment que c’est son quotidien depuis plus d’une année. L’ampleur prise par ce phénomène est très grande notamment dans les circonstances de fêtes comme s’est le cas avec le réveillon ou le monde s’emballe et se permet même ce qui était auparavant comme tabou, elle nécessite une urgence de la part de toute les parties concernées à commencer par le wali, la justice, les services du commerce et de la police sans oublier le rôle des associations et des écoles pour lutter contre ce phénomène mortel que nos enfants achètent à 120 DA. 

A.Ould El Hadri
Lundi 27 Décembre 2010 - 10:31
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