REFLEXION

CONCRETISATION DES PROJETS PROMIS : Fin du délai accordé aux investisseurs

Le délai accordé aux investisseurs ayant bénéficié d'un foncier dans le cadre du Calpiref pour passer à l'action est sur le point d'expirer. Fin mars, les attributaires d'un terrain par un acte de concession devront rendre des comptes. A deux ou trois cas près, les indices actuels sont «très négatifs» et n'augurent rien de bien quant au sort de la soixantaine d'investisseurs privés. Les «sursitaires» n'auront d'autre alternative que de se plier devant la sentence d'annulation de leur acte.



Au briefing de l'exécutif, le wali n'a pu cacher son sentiment de déception, voire de frustration, malgré un clair effort psychologique de rester impassible. Il y a de quoi. Sur un total de 61 bénéficiaires, depuis l'activation du Calpiref en mai 2012, seulement 2 ou 3 ont retiré jusqu'ici leurs permis de construire. C'est peu dire donc que dire qu'il y a une lenteur générale dans la concrétisation des projets d'investissement, pour lesquels les pouvoirs publics ont attribué des fonciers à bas prix dans le cadre du Comité d'assistance et de localisation de la promotion d'investissement et régulation foncière. D'après le directeur des Domaines de la wilaya d'Oran, de mai 2012 à ce jour, 43 actes de concession de foncier ont été établis au profit d'investisseurs ainsi que 18 autres au profit de promoteurs immobiliers. Outre le prix très incitatif proposé aux investisseurs privés, puisque l'Etat leur vend le mètre carré au prix du foncier le plus bas à l'échelle de la commune, suivant un fichier référentiel mis à jour tous les 6 mois, tout un faisceau de mesures d'allègement pour débureaucratiser la procédure administrative a été mis en place par la wilaya pour que les concernés puissent mettre sur pied leur projet dans un délai raisonnable.  Le motif évoqué pour une bonne partie des investisseurs pour justifier le retard accusé dans l'accomplissement de leurs projets, qui veut laisser entendre que «ce sont les banques qui ne font pas le jeu» - comme a jugé utile de le souligner le président de l'APW, Kazi Tani Abdelhak, lors du briefing -, a été rejeté d'un revers de la main par le chef de l'exécutif local, qui y perçoit une sorte d'échappatoire, un faux-fuyant. «La wilaya n'a rien à voir là-dedans. Ce n'est pas notre problème. Je ne pense pas personnellement que toutes les banques refusent d'accorder un crédit d'investissement lorsqu'on lui présente un dossier sérieux et solvable. Et puis, si le concerné sait d'avance que la banque ne marchera pas avec lui, autant ne pas solliciter le Calpiref dès le début», répliquera sur un ton ferme M. Boudiaf Abdelmalek. Il y a lieu de rappeler que, sur ordre du chef de l'exécutif, une commission avait été mise sur pied, présidée par le secrétaire général de la wilaya, avec comme mission : débusquer les «mauvais» utilisateurs du foncier concédé par l'Etat dans le cadre de l'investissement. Le wali était catégorique là-dessus : «Tout bénéficiaire n'ayant pas concrétisé son projet déclaré verra son acte purement et simplement annulé». 

Rafik M
Samedi 9 Mars 2013 - 08:58
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Oran
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